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Côte d'Ivoire

Le président ivoirien Alassane Ouattara ne briguera pas un troisième mandat

Le président ivoirien Alassane Ouattara. (VOA)

Le président ivoirien Alassane Ouattara, qui entretenait depuis des mois le mystère sur son éventuelle candidature à un troisième mandat, a annoncé jeudi à Yamoussoukro qu'il ne se présenterait pas à l'élection présidentielle en octobre 2020.

"Je vous annonce solennellement que j'ai décidé de ne pas être candidat à la présidentielle du 31 octobre 2020 et de transférer le pouvoir à une jeune génération", a-t-il lancé devant les parlementaires du Sénat et de l'Assemblée nationale réunis en Congrès extraordinaire.

Cette annonce faite au terme d'un discours d'une trentaine de minutes a été accueillie par un tonnerre d'applaudissements de la part des élus mais aussi de centaines d'élève et étudiants invités au Congrès.

"Prési! Prési! Merci! Merci!", ont scandé des jeunes.

"On est content qu'il laisse la place à la jeune génération. C'est un homme de parole. Je suis fier de mon président même si je ne suis pas un de ses partisans. Je suis fier qu'on fasse confiance à la jeunesse", a affirmé Daouda Bakayoko, élève-maître au Cafop (équivalent de l'Ecole Normale) de Yamoussoukro.

Agé de 78 ans, M. Ouattara avait été élu en 2010 et réélu en 2015.

Le climat politique est tendu en Côte d'Ivoire avant la présidentielle d'octobre, qui se tiendra dix ans après la crise post-électorale de 2010-2011 qui avait fait 3.000 morts. Les élections municipales et régionales de 2018 ont été marquées par de nombreuses violences et des fraudes.

Pour le moment, l'ancien chef de la rébellion Guillaume Soro, actuellement en France et sous le coup d'un mandat d'arrêt en Côte d'Ivoire, est le seul à s'être déclaré candidat.

L'ancien président Henri Konan Bédié, qui aura 86 ans lors du scrutin et qui n'a lui pas écarté l'idée de se présenter.

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Les Ivoiriens attendus aux urnes pour une présidentielle controversée

Des Ivoiriens se tiennent devant des affiches du candidat à la présidence de la Côte d'Ivoire, Bertin Kouadio Konan, dans le quartier de Koumassi à Abidjan, le dernier jour de la campagne présidentielle du pays, le 29 octobre 2020.

Les électeurs ivoiriens sont attendus aux urnes ce samedi pour une présidentielle controversée.

Le président sortant, Alassane Ouattara, brigue un troisième mandat jugé anticonstitutionnel par l'opposition.

Pour sa part, le camp Ouattara affirme que la révision constitutionnelle adoptée en 2016 a remis le compteur des mandats à zéro, et par conséquent sa participation à ce scrutin est légitime.

L'invalidation des candidatures de poids lourds, tels que l'ancien président Laurent Gbagbo et l'ancien premier ministre Guillaume Soro, a davantage accru les tensions.

L'opposition a appelé à la désobéissance civile et au boycott du vote.

M. Gbagbo, de son exil en Europe, a rompu son silence jeudi, avertissant que la Côte d'Ivoire se dirigeait vers "la catastrophe" si le président Ouattara et l'opposition ne dialoguent pas pour résoudre leurs différends.

Quatre candidatures sont retenues pour le scrutin de samedi : le président Ouattara (RHDP), l’ancien président Henri Konan Bedié (PDCI), Pascal Affi Nguessan (FPI) et Bertin Kouadio Konan (indépendant).

Gbagbo: "Ce qui nous attend, c’est la catastrophe"
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Présidentielle: A Bouaké, les Ivoiriens retiennent leur souffle

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De nombreux Ivoiriens quittent la capitale pour l'intérieur du pays

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Ferveur au dernier meeting de campagne de l'opposant ivoirien Kouadio Konan Bertin

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Présidentielle ivoirienne: troubles à Yamoussoukro et Bonoua

Les jeunes fidèles à l'opposition portent des armes artisanales et une arme à feu, pour former des unités 'd'auto-défense' dans le district de Youpougon à Abidjan, Côte d'Ivoire, février 25, 2011, après le scrutin contesté de novembre 2011. (AP Photo / Emanuel Ekra)

Des incidents ont éclaté vendredi matin à Yamoussoukro, capitale politique de Côte d'Ivoire, et à Bonoua (est), opposant plusieurs centaines de jeunes et les forces de l'ordre, selon des habitants et un journaliste, à la veille de l'élection présidentielle.

Les forces de l'ordre se sont interposées entre des jeunes des camps rivaux, qui voulaient en découdre, ont rapporté des habitants.

La police a dispersé les jeunes avec des gaz lacrymogènes, et démantelé des barricades dans les quartiers "220 logements", "Assabou" et "Morofé", de même source.

Les troubles ont duré toute la matinée. En début d'après-midi, l'atmosphère restait "tendue", selon un journaliste, les jeunes jouant au chat et à la souris avec la police, qui tentait de disperser de nombreuses barricades. Aucun bilan n'était disponible dans l'immédiat.

A Bonoua (est), fief de l'opposition, les forces de l'ordre ont dispersé des barrages dans la matinée, selon une source policière. Une manifestation de l'opposition s'était soldée par un mort et des blessés le 19 octobre dans cette ville, ancien fief de l'ex-Première dame Simone Gbagbo.

Une trentaine de personnes sont mortes dans des troubles et des violences intercommunautaires depuis le mois d'août, en Côte d'Ivoire.

La crainte d'une escalade des violences est forte dans ce pays d'Afrique de l'ouest, dix ans après la crise post-électorale de 2010-2011 qui avait fait 3.000 morts.

Le président Alassane Ouattara, 78 ans, se représente pour un troisième mandat controversé.

La Constitution ivoirienne n'autorise que deux mandats présidentiels, mais selon le pouvoir, l'adoption d'une nouvelle Constitution en 2016 a remis le compteur des mandats à zéro. Ce que conteste farouchement l'opposition, qui a appelé à la "désobéissance civile" et au "boycott du processus électoral".

L'opposition, incarnée par l'ex-président Henri Konan Bédié, 86 ans, et Pascal Affi N'Guessan, un ancien Premier ministre de 67 ans, n'a pas fait campagne. Mais les deux hommes ne se sont pas formellement retirés du scrutin.

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