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Coronavirus

Omicron pose un risque de réinfection trois fois supérieur à celui des variants Beta et Delta

Des membres d'équipage d'Air China à l'aéroport international de Los Angeles, le 30 novembre 2021.

Le risque d'attraper une nouvelle fois le Covid-19 est accru avec le variant Omicron, selon une étude de scientifiques sud-africains, fournissant une première indication que ce variant est davantage capable de contourner l'immunité acquise par une infection que les variants précédents.

Ces travaux se fondent sur l'analyse de 35.670 réinfections identifiées chez près de 2,8 millions d'individus ayant été testés positifs en Afrique du Sud.

Entre le 1er et le 27 novembre, le risque de réinfection constaté était trois fois supérieur par rapport aux vagues liées aux variants Beta et Delta.

"Le variant Omicron est associé à une capacité substantielle d'échapper à l'immunité d'une infection préalable", conclut l'étude, rendue disponible jeudi sur le site de pré-publication medRxiv, mais qui n'a pas été encore vérifiée par des pairs.

"Nous n'avons pas d'information sur le statut vaccinal des individus dans nos données, et donc nous ne pouvons pas en tirer de conclusion sur la capacité d'Omicron à échapper à l'immunité induite par les vaccins", a toutefois averti sur Twitter Juliet Pulliam, de l'université sud-africaine Stellenbosch, et auteure principale de l'étude.

La semaine dernière, l'Afrique du Sud a annoncé avoir détecté ce nouveau variant, créant un phénomène de panique mondiale.

Puisque celui-ci présente de nombreuses mutations, les scientifiques cherchent depuis à comprendre s'il est davantage contagieux ou capable de résister à l'immunité acquise grâce aux vaccins ou à une infection préalable.

Les résultats en laboratoire sont encore attendus, et cette étude livre donc de précieuses premières informations.

Elle a été saluée comme de "haute qualité" par de nombreux scientifiques extérieurs.

"Cette analyse est effectivement inquiétante, l'immunité d'infections précédentes étant relativement facilement contournée", a jugé Michael Head, de l'université de Southampton. "Tout cela n'est-il qu'une fausse alerte? Cela a de moins en moins l'air d'être le cas."

Symptômes moins graves

"Nous pensons qu'une infection antérieure ne protège pas contre Omicron", avait plus tôt déclaré Anne von Gottberg, spécialiste des maladies infectieuses à l'Institut national sud-africain des maladies transmissibles (NICD).

Selon les premières observations, les personnes re-contaminées par ce variant présentaient toutefois souvent des symptômes moins graves, a précisé la scientifique.

Les vaccins, eux, devraient rester efficaces contre les formes graves de la maladie, a-t-elle par ailleurs estimé. Mais la majorité des experts restent pour le moment largement prudents sur le sujet.

Le variant, présent à ce jour dans au moins 22 pays selon l'OMS, a été détecté dans quatre pays africains: Ghana, Nigeria, Botswana et Afrique du Sud.

Le nombre de cas officiels de Covid-19 a augmenté de 54% sur le continent sur les sept derniers jours par rapport aux jours précédents, en raison de la hausse exponentielle des contaminations en Afrique du Sud.

Il y a deux semaines, ce pays signalait quelque 300 cas par jour. Mercredi, il a signalé 8.561 nouveaux cas, contre 4.373 la veille.

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Le Maroc se lance dans la fabrication de vaccins anti-Covid

A picture released by the Moroccan Royal Palace shows Morocco's King Mohammed VI addressing speech, transmitted via a screen to the parliament, from the Royal Palace in Fez, on Oct. 8, 2021.

Le Maroc a lancé la construction d'une usine de fabrication de vaccins anti-Covid, qui doit démarrer sa production en juillet prochain et assurer l'autosuffisance vaccinale du royaume, a indiqué jeudi l'agence de presse marocaine MAP.

L'inauguration du chantier a été présidée par le roi Mohammed VI à Benslimane, dans la région de Casablanca, la capitale économique du royaume chérifien.

Baptisée SENSYO Pharmatech, cette usine sera dédiée à "la fabrication et la mise en seringue de vaccins (anti-Covid et autres vaccins)" et disposera de "trois lignes industrielles dont la capacité combinée de production atteindra 116 millions d’unités en 2024", détaille la MAP.

L'usine nécessitera à terme un investissement d’environ 400 à 500 millions d’euros, précise la même source.

Cette entreprise, en partenariat avec la société suédoise Recipharm, "permettra d’assurer l’autosuffisance du royaume en matière de vaccins et de faire du pays une plateforme de biotechnologie de premier plan", ajoute-t-elle.

L'objectif est de fabriquer entre 2022 et 2025 "la substance active de plus de 20 vaccins et produits biothérapeutiques, dont trois vaccins contre le coronavirus, couvrant plus de 70% des besoins du royaume et plus de 60% de ceux de l'Afrique", selon l'agence.

Le Maroc a déjà démarré la production de plus de trois millions de doses de vaccin chinois Sinopharm chaque mois. Cette production mensuelle doit atteindre cinq millions de doses à partir du mois prochain et plus de 20 millions fin 2022.

Avec ses 36 millions d'habitants, le royaume chérifien mise sur sa campagne de vaccination pour enrayer la pandémie: plus de 23 millions de personnes ont reçu une deuxième dose de vaccin, selon le ministère de la Santé.

L’objectif des autorités est d’immuniser 80% de la population, soit quelque 30 millions de personnes, avec les vaccins Sinopharm et Pfizer/BioNTech.

Si le pic des contaminations au variant Omicron semble avoir été atteint pendant la semaine du 17 au 23 janvier, selon le ministère de la Santé, le gouvernement -- sous pression du secteur touristique en faillite pour rouvrir l'espace aérien fermé depuis le 29 novembre --, s'inquiète de la hausse récente des cas en réanimation.

L’état d’urgence sanitaire a été prolongé jeudi jusqu’au 28 février.

L'Algérie voisine a lancé fin septembre la production locale du vaccin Coronavac, en partenariat avec la firme chinoise Sinovac.

Malawi: seulement 7% de la population vaccinée contre le Covid

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Afrique du Sud: poursuites dans 940 affaires de corruption liées au Covid

Le président sud-africain Cyril Ramaphosa (C-L) et le milliardaire américain d'origine sud-africaine Patrick Soon-Shiong ont coupé le ruban lors du lancement de NantSA, une future usine de fabrication de vaccins, au Cap, en Afrique du Sud, le 19 janvier 2022.

Le président sud-africain Cyril Ramaphosa a promis mardi des poursuites judiciaires et des sanctions après de multiples détournements, via fraudes et corruption, dans le cadre de contrats publics pour la lutte contre le Covid de l'ordre de 830 millions d'euros.

Plus de la moitié des 5.467 contrats examinés par l'Unité des enquêtes spéciales (SIU) sous la tutelle du ministère de la Justice, conclus pour l'achat de matériel ou des services dans le cadre de la lutte contre la pandémie, montrent des irrégularités.

"Il est inacceptable qu'un si grand nombre de contrats destinés à sauver des vies et assurer des moyens de subsistance soient irréguliers, illégaux ou frauduleux", a déclaré M. Ramaphosa dans un communiqué.

Avec plus de 3,5 millions de cas et 94.000 décès, l'Afrique du Sud est officiellement le pays le plus touché du continent.

"Cette enquête a visé des individus et des institutions qui ont cru pouvoir exploiter un moment de vulnérabilité nationale pour s'enrichir, ainsi que ceux avec qui ils ont organisé un abus des ressources publiques", a déclaré M. Ramaphosa.

A ce jour, les enquêteurs ont transmis aux autorités concernées 940 affaires: 386 au parquet national (NPA) pour des poursuites judiciaires, 224 pour sanctions disciplinaires contre des fonctionnaires, et 330 pour des "sanctions administratives" incluant l'inscription sur une liste noire pour l'obtention de contrats publics.

Cette annonce fait suite à la publication du rapport final de la SIU sur la corruption au ministère de la Santé. Une enquête de l'Unité spéciale a notamment impliqué l'année dernière l'ancien ministre de la Santé et proche du président sud-africain, Zweli Mkhize, démissionnaire.

Selon M. Ramaphosa, qui a fait de la lutte contre la corruption l'un de ses chevaux de bataille, ce rapport marque une "étape importante dans la lutte contre la corruption".

L'Unesco tire la sonnette d'alarme sur la qualité de l'apprentissage post-covid

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Plus de 600.000 dollars attribués à l’hôpital général de Kinshasa introuvables

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