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Coronavirus

Les experts de l'OMS enfin sur le terrain à Wuhan

Des experts de l'Organisation mondiale de la santé quittent leur hôtel de quarantaine dans un bus à Wuhan, dans la province de Hubei, en Chine centrale, le jeudi 28 janvier 2021.

Les experts de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) ont enfin entamé vendredi à Wuhan (centre de la Chine) leur enquête de terrain sur l'origine du coronavirus, qui doit les mener notamment sur des sites sensibles.


Sortis jeudi de 14 jours de quarantaine, les membres de l'équipe ont discuté dans la matinée avec des scientifiques chinois avant de quitter leur hôtel pour se rendre dans un hôpital de cette ville où l'épidémie a débuté fin 2019.

L'OMS a confirmé jeudi que les enquêteurs iraient bien au désormais célèbre Institut de virologie de Wuhan -- équipé de laboratoires P3 et P4 de haute sécurité -- qui manipulait notamment des coronavirus.

Dès le début de la pandémie, l'établissement a fait l'objet d'hypothèses, reprises par l'administration de l'ex-président américain Donald Trump, selon lesquelles le virus aurait pu s'en échapper avant de contaminer la planète.

Une théorie qui ne s'appuie pour l'instant sur rien de tangible.

La dizaine d'experts se rendront également au marché Huanan, premier foyer où l'épidémie de Covid-19 s'est manifestée et où étaient notamment vendus vivants des animaux sauvages. Il est fermé depuis plus d'un an.

"L'équipe prévoit de visiter des hôpitaux, laboratoires et marchés", a par ailleurs souligné l'OMS sur Twitter. "Ils s'entretiendront avec les premiers intervenants (contre la maladie) et certains des premiers malades du Covid-19".

L'emploi du temps précis des experts reste toutefois opaque. Leurs tweets et ceux de l'OMS constituent les principales sources d'information, la Chine étant quasi-muette sur cette visite, ultra-sensible politiquement pour elle.

La vie suit son cours à Wuhan, un jour avant l'arrivée de l'équipe de l'OMS
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Inauguration à Kigali de la première usine de vaccins à ARN messager d'Afrique

L'Afrique est le continent le moins vacciné au monde contre le Covid-19, avec moins de 20% de ses 1,2 milliard d'habitants ayant reçu deux doses de vaccin.

La première usine de vaccins à ARN messager d'Afrique a été inaugurée jeudi au Rwanda, avec pour objectif de fabriquer d'ici début 2024 des traitements contre le Covid-19 et d'autres maladies à destination de millions d'habitants du continent.

L'usine installée par le laboratoire pharmaceutique allemand BioNTech dans la capitale rwandaise Kigali est la première de trois prévues sur le continent africain.

"Cette inauguration est une étape historique vers l'équité en matière de vaccins", a déclaré le président rwandais Paul Kagame lors d'une cérémonie en présence du chef de l'Organisation mondiale de la santé, Tedros Adhanom Ghebreyesus, du chef de la Commission de l'Union africaine, Moussa Faki Mahamat, et d'autres hauts responsables.

L'Afrique est le continent le moins vacciné au monde contre le Covid-19, avec moins de 20% de ses 1,2 milliard d'habitants ayant reçu deux doses de vaccin. La pandémie a révélé l'énorme dépendance de l'Afrique aux vaccins importés et son retard technologique par rapport à l'Europe, à la Chine et aux États-Unis. "La meilleure façon de lutter contre les inégalités est de mettre les outils entre les mains de ceux qui en ont le plus besoin", a affirmé Tedros Adhanom Ghebreyesus.

BioNTech a indiqué qu'elle prévoyait d'employer une centaine de Rwandais une fois l'usine opérationnelle et de les former à la fabrication de plusieurs nouveaux vaccins utilisant la dernière technologie d'ARNm. "L'idée est vraiment que (...) les vaccins pour les Africains soient produits sur le continent africain", a souligné à l'AFP le PDG de BioNTech, Ugur Sahin.

Il a assuré que la technologie déployée au Rwanda – et qui le sera plus tard dans des usines en Afrique du Sud et au Sénégal – garantit que les vaccins seront produits "avec la même qualité que partout ailleurs". "Pourquoi les Africains n'auraient-ils pas accès aux produits pharmaceutiques les plus modernes et les plus efficaces ? Il n'y a aucune raison à cela", a-t-il ajouté.

La production concernera des vaccins contre le Covid mais aussi des traitements pionniers actuellement en phase de développement contre le paludisme, la tuberculose et le VIH, maladies qui font des ravages en Afrique. Les essais sur l'homme d'un vaccin antipaludique BioNTech utilisant la technologie de l'ARNm devraient commencer fin 2022.

Un paquebot allemand interdit d'accoster au Maroc pour cause de Covid

Le "Mein Schiff Herz", qui bat pavillon maltais, a une capacité de transport de 1.900 passagers et 780 membres d'équipage. (photo d'illustration)

Le Maroc a refusé à un navire de croisière allemand d'accoster dans un port du nord du pays après la détection de cas positifs de coronavirus parmi les passagers, rapportent mercredi les médias locaux.

En provenance de Lisbonne, le paquebot "Mein Schiff Herz", appartenant au géant touristique allemand Tui Cruises, devait aborder mardi matin au grand port de Tanger-Ville.

Mais les autorités portuaires lui ont interdit de débarquer les touristes à bord, en majorité des Allemands, "sur la base d'un rapport reçu par les autorités sanitaires marocaines qui fait état d’une augmentation des cas d'infection au Covid-19 parmi les passagers", précise le site d'information Le360.

Le "Mein Schiff Herz", qui bat pavillon maltais, a une capacité de transport de 1.900 passagers et 780 membres d'équipage, ce qui le classe dans la catégorie des gros paquebots de croisière.

Mardi, face à un regain de la propagation du virus en particulier dans les grandes villes, le Maroc a décidé de rehausser son niveau de vigilance de "vert faible" à "orange moyen".

Le responsable des opérations d'urgence au ministère de la Santé, le docteur Mouad Mrabet, a exhorté la population à reprendre l'usage du port du masque dans les lieux fermés ou à forte fréquentation, même si le nombre de décès et des nouveaux cas admis dans les services de réanimation reste faible.

Cette mise en garde survient en pleine saison touristique, après deux années perdues à cause de la pandémie, et au moment où le Maroc s'apprête à recevoir au moins trois millions de ses ressortissants expatriés en Europe pour les vacances d'été.

A la mi-mai, le royaume a supprimé l'obligation d'un test PCR en plus du pass vaccinal pour entrer sur son territoire afin de favoriser le retour des touristes étrangers et soutenir un secteur vital pour l'économie nationale.

Des vaccins covid administrés par spray nasal?

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L’administration des vaccins contre le Covid-19 et bien d’autres maladies se fait, pour le moment, à travers la piqûre. Des chercheurs de la Northwestern University dans l'État américain de l'Illinois veulent changer la donne.

Confinement national après un premier cas de Covid en Corée du Nord

De la fumée s'élève des usines au-dessus du centre de Pyongyang, en Corée du Nord, le 9 décembre 2011.(AP)

L'apparition du coronavirus pourrait perturber les essais d'armement du pays.

Le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un a ordonné des mesures de "confinement" à l'échelle nationale après que le pays a détecté son tout premier cas de Covid-19 depuis le début de la pandémie, selon les médias d'État jeudi.

M. Kim "a appelé toutes les villes et tous les comtés du pays à confiner minutieusement leurs territoires et à organiser le travail et la production après avoir isolé chaque unité de travail, chaque unité de production et chaque unité d'habitation les unes des autres", afin de bloquer la propagation du "virus malveillant", a déclaré l'agence de presse officielle KCNA.

Après deux ans de lutte contre la pandémie, des échantillons prélevés sur des patients fiévreux à Pyongyang "coïncident avec le variant Omicron BA.2", a rapporté l'agence officielle KCNA.

"Pour que Pyongyang admette publiquement des cas d'Omicron, la situation de santé publique doit être grave", a estimé Leif-Eric Easley, professeur à l'université Ewha de Séoul.

Le site spécialisé NK News, basé à Séoul, citant des sources à Pyongyang, a rapporté que des quartiers de la capitale nord-coréenne avaient été confinés pendant deux jours, faisant aussi état d'achats paniques.

Selon les experts, le système de santé déficient du pays aurait du mal à faire face à une épidémie majeure, d'autant que la Corée du Nord n'a vacciné aucun de ses 25 millions d'habitants, ayant rejeté les offres de vaccination de l'OMS, de la Chine et de la Russie.

Accepter les vaccins par le biais du programme Covax de l'OMS requiert la "transparence sur la façon dont les vaccins sont distribués", a déclaré à l'AFP Go Myong-hyun, chercheur à l'Asan Institute for Policy Studies, "c'est pourquoi la Corée du Nord l'a rejeté".

La Corée du Nord s'est longtemps vantée de sa capacité à tenir le virus à distance, et n'avait pas signalé à l'Organisation mondiale de la santé le moindre cas confirmé de Covid-19.

Selon l'institution, la Corée du Nord avait mené, en 2020, 13.259 tests anti-Covid, qui se sont tous révélés négatifs.

Lors d'une parade militaire en 2020, Kim Jong Un avait remercié les citoyens et les militaires pour leur loyauté et pour être restés en bonne santé face à la pandémie mondiale. Les médias d'Etat avaient déjà évoqué des mesures de "prévention des épidémies", et des civils ont parfois été vus portant des masques sur des photographies officielles.

Mais lors de l'énorme défilé militaire à Pyongyang fin avril diffusé par les médias d'Etat, aucune des milliers de personnes présentes n'a été vue portant un masque.

Essai nucléaire retardé?

La Corée du Nord est entourée de pays qui ont lutté ou luttent encore pour éradiquer d'importants foyers d'Omicron.

La Corée du Sud, où les taux de vaccination sont élevés, a récemment assoupli la quasi-totalité des restrictions sanitaires, les cas ayant fortement diminué après une flambée en mars.

La Chine voisine, seule grande économie du monde à maintenir une politique zéro Covid, est aux prises avec de multiples foyers d'Omicron, et a confiné plusieurs grandes villes dont la capitale financière Shanghai.

Selon les analystes, la crise sanitaire en Corée du Nord pourrait perturber les essais d'armement du pays.

Pyongyang a déjà effectué plus d'une douzaine de tests d'armement cette année, dont un missile balistique intercontinental à longue portée, pour la première fois depuis 2017.

Des images satellites indiquent que la Corée du Nord se prépare à effectuer un essai nucléaire, et les Etats-Unis ont prévenu que cela pourrait arriver dès ce mois-ci.

"Il est possible que l'essai nucléaire soit retardé afin de se concentrer sur la maîtrise du coronavirus", a déclaré à l'AFP Yang Moo-jin, professeur à l'Université des études nord-coréennes de Séoul.

Mais il a ajouté que si les craintes de la population concernant une épidémie se répandaient, Kim Jong Un pourrait procéder à un essai "pour détourner cette peur".

La Corée du Nord annonce son tout premier cas de Covid-19

Un homme en tenue de protection transporte du désinfectant à l'aéroport de Pyongyang en Corée du Nord, le 1er février 2020.

Le premier cas d'infection au Covid-19 depuis le début de la pandémie a été signalé en Corée du Nord, a annoncé jeudi la presse officielle, qualifiant cela de "grave urgence nationale".

Ce premier cas, détecté lors de tests effectués dimanche à Pyongyang sur des personnes malades et fiévreuses, "correspond" au variant Omicron, hautement transmissible, a précisé l'agence officielle KCNA.

Le dirigeant du pays Kim Jong Un a annoncé la mise en place d'un système de contrôle du virus d'"extrême urgence" à l'issue d'une réunion de crise du bureau politique.

"L'objectif était d'éliminer la racine dans les plus brefs délais", a affirmé le leader cité par l'agence d'Etat KCNA. "Il nous a assuré que du fait de la forte conscience politique de la population [...], nous surmonterons sûrement l'urgence et réussirons avec le projet de quarantaine d'urgence", a précisé l'agence de presse.

Kim Jong Un a demandé un contrôle plus strict des frontières ainsi que des mesures de confinement, demandant aux habitants "d'empêcher complètement la propagation du virus malveillant en bloquant totalement leurs quartiers dans toutes les villes et tous les comtés du pays", selon KCNA.

Toutes les activités productives et commerciales seront organisées de manière à ce que chaque unité de travail soit "isolée" pour éviter la propagation du virus, a-t-il ajouté.

Le pays a complètement fermé ses frontières dès le début de la pandémie en 2020, aux dépens de son économie.

Pyongyang n'avait annoncé aucun cas confirmé de Covid-19 jusqu'à jeudi.

Selon l'Organisation mondiale de la santé, la Corée du Nord avait mené, en 2020, 13.259 tests anti-Covid, qui se sont tous révélés négatifs.

Les observateurs estiment que le système de santé du pays, très déficient, aurait dû mal à surmonter une épidémie d'ampleur.

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