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Centrafrique

Combats entre l'armée et des groupes armés dans le Sud-Est

Les FACA en entrainement à Bangui, en Centrafrique, le 17 août 2018. (VOA/Freeman Sipila)

Des combats opposent des groupes armés et l'armée depuis lundi à Bakouma, ville minière du sud-est de la Centrafrique aux importants gisements d'uranium, a-t-on appris samedi de sources concordantes.

Les affrontements mettent aux prises deux groupes armés issus de l'ex-Séléka - la coalition qui avait pris Bangui en 2013-, des miliciens antibalaka (anti-machettes), et l'armée centrafricaine (Faca).

"On a dégagé les Faca qui sont au niveau de Bakouma", a affirmé à l'AFP un membre de l'état-major du groupe armé Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique (FPRC), le principal groupe armé issu de l'ex-Séléka.

Des hommes du groupe armé Union pour la paix en Centrafrique (UPC, issu de l'ex-Séléka) ont combattu aux côtés du FPRC, selon la même source. Le FPRC et l'UPC étaient toujours présents dans Bakouma samedi, selon des sources concordantes.

L'accès à l'information dans cette zone est compliquée, sans réseau téléphonique. Bakouma est située à une centaine de km de Bangassou, le chef-lieu de la préfecture du Mbomou.

"Le FPRC a indiqué (...) ses intensions d'établir une base permanente à Bangassou pour nettoyer la zone des éléments antibalaka et des Faca, après avoir affirmé qu'ils harcelaient la population locale", a indiqué un rapport interne de l'ONU obtenu par l'AFP.

Des Casques bleus ont été déployés aux côtés des Faca, a indiqué l'ONU.

Au moins une dizaine de personnes ont été tuées dans les combats à Bakouma, selon plusieurs notables de Bangassou à l'AFP, souhaitant rester anonymes. Il était impossible de confirmer ce bilan de source indépendante samedi.

"Nous avons alerté les autorités de Bangui pour éviter l'attaque de Bakouma. Aucune autorité n'a prêté attention à nos messages. C'est toute une ville qui est abandonnée à l'ennemi", a déclaré à l'AFP Gabin Dieudonné Mbolifouefele, député de Bakouma.

"Les civils se font masscrer à seulement 110 km de Bangassou", a indiqué Jean-Marie Kognilo, enseignant de Bangassou.

La zone autour de Bangassou est fréquemment théâtre de violents conflits entre les groupes armés qui veulent la contrôler. Depuis 2017, la ville est sous la coupe de milices antibalaka.

Le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, y était venu fin 2017, fustigeant des groupes armés "criminels" qui veulent faire du pays "un enfer".

Ces groupes armés, qui contrôlent en Centrafrique la majorité du territoire, combattent pour le contrôle des ressources et d'une influence locale dans ce pays de 4,5 millions d'habitants classé parmi les plus pauvres au monde, mais riche en diamants, or et uranium.

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L'accord de paix dénoncé par les évêques

L'accord de paix dénoncé par les évêques
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Les évêques dénoncent "l'hypocrisie" de l'accord de paix

Des réfugiés musulmans devant une église à Boali en République Centrafricaine le 9 février 2014.

Les évêques de Centrafrique ont dénoncé "l'hypocrisie" des accords de paix signés en Centrafrique depuis le début de la crise en 2013, alors que la mise en oeuvre de l'accord conclu début février entre le gouvernement et quatorze groupes armés reste fragile.

"Le peuple est fatigué par l'hypocrisie qui caractérise la signature des différents accords qui ont eu lieu dans ce pays", ont écrit les évêques de Centrafrique, dans un communiqué publié dimanche à l'issue d'une session de la conférence épiscopale centrafricaine.

"Une fois ces accords (...) signés, aussitôt ils sont violés", ont-ils ajouté.

Près de cinq mois après la signature de l'accord de paix négocié à Khartoum, le huitième depuis l'éclatement de la crise en 2013, sa mise en oeuvre reste lente et fragile.

Les évêques ont exhorté la communauté internationale "à ne pas permettre que les engagements pris, pour le respect concret et effectif de l'accord de Khartoum (...) ne deviennent de simples engagements verbaux".

Ils ont notamment condamné avec fermeté les tueries perpetrées en mai par l'un des groupes armés signataires de l'accord de paix ayant entraîné la mort de plus de 50 civils dans l'ouest du pays.

Dans ce communiqué, les responsables religieux ont demandé "avec insistance, que les auteurs de ces crimes soient arrêtés et traduits devant la justice".

Le défis de l'éducation en zone rurale en Centrafrique
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Le chef de la Mission de l'ONU en Centrafrique (Minusca), Mankeur Ndiaye, a indiqué jeudi qu'en dépit d'avancées, entre 50 et 70 violations de l'accord de paix étaient rapportés chaque semaine.

La Centrafrique, pays de 4,5 millions d'habitants classé parmi les plus pauvres au monde, a basculé dans la violence et le chaos en 2013, après le renversement du président François Bozizé.

Dans ce pays où l'Etat ne contrôle qu'une maigre partie du territoire national, des groupes armés s'affrontent dans les provinces pour le contrôle des ressources, notamment les diamants, l'or et le bétail.

Environ 40% de la population en insécurité alimentaire aiguë

Des habitants sur le marché de Bangui, en Centrafrique, le 23 décembre 2015.

En Centrafrique, environ 40% de la population est dans une situation d'insécurité alimentaire aiguë, selon un rapport publié vendredi par le Programme alimentaire mondial (PAM).

"Plus de 1,8 million de personnes en Centrafrique se trouvent dans une situation d'insécurité alimentaire sévère", a indiqué ce rapport, qui rappelle qu'en dépit de la signature début février d'un accord de paix entre le gouvernement et quatorze groupes armés, "la situation sécuritaire reste précaire à travers le pays".

"C'est bien l'insécurité qui est la raison majeure de la difficulté d'accès à la nourriture", a déclaré le porte-parole du PAM, Hervé Verhoosel. "Il est grand temps que les acteurs respectent les accords de paix".

L'est de la Centrafrique, où le nombre de personnes déplacées est plus important qu'ailleurs, est la région la plus touchée par l'insécurité alimentaire, selon ce rapport.

Dans ce pays classé parmi les plus pauvres au monde, la situation humanitaire s'est fortement dégradée avec le déclenchement de la crise en 2013, après le renversement du président François Bozizé.

Selon l'ONU, 2,9 millions de personnes, dont la moitié sont des enfants, ont besoin d'assistance humanitaire et de protection dans ce pays qui compte environ 4,5 millions d'habitants. Environ 622.000 personnes sont recensées comme déplacées et 590.000 réfugiés centrafricains sont enregistrés dans les pays voisins.

En Centrafrique l'Etat ne contrôle qu'une maigre partie du territoire national, des groupes armés s'affrontent dans les provinces pour le contrôle des ressources, notamment les diamants, l'or et le bétail.

L'accord de paix, signé à Bangui début février entre le gouvernement et quatorze groupes armés, est le huitième depuis le début de la crise.

Plus de quatre mois après sa signature, la mise en oeuvre de cet accord, salué par la communauté internationale, reste lente et fragile.

Les dates des élections présidentielle et législatives centrafricaines fixées

Le président de la République centrafricaine Faustin-Archange Touadera donne une conférence de presse à Bangui, le 11 avril 2018.

Les élections présidentielle et législatives auront lieu fin décembre 2020 en Centrafrique, pays d'Afrique centrale miné par la guerre depuis 2013, a annoncé jeudi l'Autorité nationale des élections (ANE) dans un communiqué.

L'ANE "fixe le premier tour des élections générales (présidentielle et législatives) au 27 décembre 2020, tandis qu'un second tour, si nécessaire, se tiendra le 14 février 2021".

Le budget pour ces élections générales centrafricaines a été estimé par l'ANE à environ 33 millions de dollars (29 millions d'euros).

L'actuel président centrafricain Faustin-Archange Touadéra a été élu le 14 février 2016 et son mandat doit prendre fin le 30 mars 2021.

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La Centrafrique, pays de 4,5 millions d'habitants classé parmi les plus pauvres au monde, a basculé dans la violence et le chaos en 2013, après le renversement du président François Bozizé.

Dans ce pays où l'Etat ne contrôle qu'une maigre partie du territoire national, des groupes armés s'affrontent dans les provinces pour le contrôle des ressources, notamment les diamants, l'or et le bétail.

Un accord de paix a été signé à Bangui début février entre le gouvernement et quatorze groupes armés. Il est le huitième signé depuis le début de la crise.

Plus de quatre mois après sa signature, la mise en oeuvre de cet accord, salué par la communauté internationale, reste lente et fragile. Certaines de ses dispositions, comme la nomination de chef de groupes armés à des poste gouvernementaux, divisent le paysage politique centrafricain.

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