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Cinq morts dans une fusillade avec des shebab à Mogadiscio


La police somalienne et d'autres agents de sécurité enquêtent sur les lieux d'un attentat suicide à la bombe dans la capitale, Mogadiscio, le 1er octobre 2018.

Cinq personnes dont trois civils ont été tuées lundi en Somalie dans une fusillade qui a éclaté lorsque des membres du groupe islamiste radical des shebab ont ouvert le feu sur un check-point à Mogadiscio, a-t-on appris de sources sécuritaires et auprès de témoins.

"Deux membres des shebab ont attaqué un barrage et échangé des coups de feu avec les forces de sécurité. Les deux assaillants armés ont été abattus mais deux policiers et trois civils ont également péri dans la fusillade", a déclaré à l'AFP un responsable sécuritaire de Mogadiscio, Mohamed Adan.

Peu de temps auparavant, dans le même quartier de Seypiyano, dans le district de Hodan, les policiers avaient intercepté une voiture remplie d'explosifs, qu'ils ont ensuite fait exploser.

"Les forces de sécurité ont déjoué une attaque à l'explosif qui visait à porter atteinte à la population civile", a déclaré à la presse la cheffe adjointe de la police somalienne, Zakia Hussein.

"Dans le même temps, les forces de sécurité ont abattu deux terroristes shebab qui ont essayé de forcer un barrage dans le quartier de Seypiyano", a ajouté la responsable, sans toutefois donner de précisions sur le bilan.

Dans un bref communiqué, les insurgés shebab ont revendiqué l'attaque du check-point: "Nous avons tué les miliciens stationnés sur le barrage et nous en avons pris le contrôle. Nos forces ont à présent quitté les lieux à l'exception de deux de nos frères qui sont morts en martyrs".

D'après un témoin interrogé par l'AFP, Suleyman Moalim, les assaillants portaient des uniformes de l'armée somalienne, ce qui leur a permis de s'approcher du check-point sans éveiller les soupçons.

"Ils ont alors ouvert le feu et la police a répliqué. Cela a duré quelques minutes. Les deux assaillants et plusieurs autres personnes sont mortes dans la fusillade, dont des civils", a ajouté M. Moalim.

Chassés de Mogadiscio en 2011, les shebab ont ensuite perdu l'essentiel de leurs bastions. Mais ils contrôlent toujours de vastes zones rurales d'où ils mènent des opérations de guérilla et des attentats-suicides y compris dans la capitale, contre des objectifs gouvernementaux, sécuritaires ou civils.

Affiliés à Al-Qaïda, ils ont juré la perte du gouvernement somalien, soutenu par la communauté internationale et par les 20.000 hommes de la force de l'Union africaine en Somalie (Amisom).

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