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Cinq choses à savoir sur le Mali

Un soldat de la paix avec les patrouilles des Nations Unies à l'extérieur de la mosquée de Mopti, au centre du Mali, le 30 mai 2018.

Le Mali, qui élit son président dimanche, est un des pays les plus pauvres du monde, enclavé dans le Sahel, en proie à des attaques jihadistes, malgré un accord de paix en 2015, et à des violences intercommunautaires.

Enclavé au Sahel

Le Mali, largement désertique, sans accès à la mer et frontalier de sept pays, est traversé par le fleuve Niger. Sa population, de près de 18 millions d'habitants (Banque mondiale 2016), est composée d'une vingtaine d'ethnies, dont certaines s'affrontent dans des conflits intercommunautaires.

Cette ancienne colonie française, indépendante depuis 1960, est dirigée par Modibo Keïta jusqu'en 1968, année du coup d'Etat militaire de Moussa Traoré, renversé en 1991.

En 1992 Alpha Oumar Konaré est le premier président démocratiquement élu.

L'actuel chef de l'Etat Ibrahim Boubacar Keïta, dit IBK, élu en 2013, affrontera dimanche 23 autres candidats.

Rébellions touareg et offensive jihadiste

Depuis l'indépendance, le Mali a connu plusieurs rébellions des Touareg, peuple nomade du Sahara d'origine berbère entré en révolte contre la domination des populations sédentaires noires du Sud.

La rébellion de 1990-1994 fait plus d'un millier de morts. En 2006, plusieurs centaines d'ex-rebelles retournent dans le maquis. De nombreuses attaques, offensives et prises d'otages ont lieu jusqu'en 2009, entrecoupées d'accords de paix.

En 2012, le nord du Mali tombe sous la coupe de groupes jihadistes liés à Al-Qaïda qui commettent de nombreuses exactions.

France en pointe dans les opérations militaires

Les jihadistes ont été partiellement chassés par l'intervention "Serval" lancée par la France en 2013, remplacée en 2014 par une autre opération, "Barkhane", déployée à travers la bande sahélo-saharienne.

D'autres forces étrangères sont engagées: en 2013 la mission onusienne Minusma, qui a perdu plus de 170 Casques Bleus, dont plus d'une centaine dans des actions hostiles.

S'y ajoutent depuis la fin 2017 des officiers de la force antijihadiste du G5 Sahel (Mauritanie, Mali, Niger, Burkina Faso et Tchad), dont le quartier général se trouve à Sévaré, dans le centre du Mali, qui concentre pour l'instant ses opérations dans la zone des "trois frontières", Mali, Burkina Faso et Niger.

Malgré un accord de paix en 2015, des zones entières échappent toujours au contrôle des forces maliennes et étrangères. Le pays a connu plusieurs attentats jihadistes, contre des lieux fréquentés par des Occidentaux ou les forces militaires, ainsi que des enlèvements d'étrangers.

Premier producteur de coton d'Afrique

Avec une économie peu diversifiée, le Mali est exposé aux fluctuations des prix des matières premières. La forte croissance démographique et la sécheresse "ont fait monter l'insécurité alimentaire, la pauvreté et l'instabilité", relève la Banque mondiale.

Le pays affiche une croissance supérieure à 5% depuis plusieurs années, mais pâtit d'un chômage et d'une pauvreté élevés. Il est classé 175e sur 188 pour son Indice de développement humain (Pnud, rapport 2016).

L'espérance de vie est de 58 ans (Banque mondiale), et moins d'un tiers (31%) des plus de 15 ans sont alphabétisés (Institut national de la statistique, 2014).

Le Mali est redevenu en 2017-18 le premier producteur de coton africain avec une production de 700.000 tonnes. Autre production notable, la noix de cajou.

Rayonnement culturel

La cité de Tombouctou (nord-ouest) a été un grand centre intellectuel de l'islam. Elle est célèbre pour ses dizaines de milliers de manuscrits, certains datés du XIIe siècle.

Les mausolées de saints musulmans de Tombouctou, considérés par la population comme des protecteurs, ont été partiellement détruits par les jihadistes, puis reconstruits grâce à l'Unesco, qui les a classés au patrimoine mondial de l'humanité.

De nombreuses légendes de la musique africaine proviennent du Mali, comme Salif Keïta, Rokia Traoré, le duo Amadou et Mariam ou Ali Farka Touré.

C'est aussi le pays de photographes de renommée mondiale comme Seydou Keïta ou Malick Sidibé.

Avec AFP

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Soudan : la police disperse des manifestants en tirant du gaz lacrymogène

Le général Jamal Omar, membre du Conseil militaire de transition du Soudan, à la télévision soudanaise le 11 juillet 2019.

La police soudanaise a dispersé lundi, par des tirs de gaz lacrymogène, des manifestants rassemblés dans le centre de Khartoum après la mort la veille d'un homme tué par des paramilitaires dans une ville du sud-est du Soudan.

"La police a tiré du gaz lacrymogène pour nous disperser. Mais nous sommes revenus", a expliqué à l'AFP un des manifestants présents à la gare routière dans le centre de la capitale. Des rassemblements spontanés ont eu lieu lundi dans plusieurs quartiers de Khartoum, selon des témoins.

Dimanche, des paramilitaires soudanais ont tué par balle un civil et blessé sept autres personnes dans la ville d'Al-Souk, dans l'Etat de Sennar (sud-est), après un rassemblement d'habitants réclamant le départ de leur ville des Forces de soutien rapide (RSF), un groupe redouté de paramilitaires, ont raconté des témoins à l'AFP.

Scandant "régime civil, régime civil", environ 200 manifestants étaient encore présents dans le centre de Khartoum à la tombée de la nuit. Ils ont essuyé de nouveaux tirs de gaz lacrymogène, a constaté une journaliste de l'AFP.

De nombreux policiers antiémeutes étaient déployés. Des protestataires, dont certains ont reçu des coups de matraque, ont été emmenés dans des fourgons de police.

Dans la nuit, des hommes et des femmes manifestaient encore, agitant des drapeaux soudanais et scandant des slogans révolutionnaires, dans un quartier de l'est de Khartoum, celui de Burri, en présence d'unités de la police.

Ces rassemblements surviennent alors qu'un accord est attendu entre les militaires au pouvoir au Soudan depuis la chute en avril de l'ex-président Omar el-Béchir et les meneurs du mouvement de contestation qui secoue ce pays depuis plusieurs mois.

Cet accord doit formaliser le principe d'un partage du pouvoir entre les deux parties pendant une période de transition d'environ trois ans. Mais les négociations, qui ne sont pas encore achevées, ont été reportées à deux reprises la semaine dernière, à la demande des contestataires. Une nouvelle rencontre est prévue pour mardi.

Avec AFP

11 personnes en garde à vue décédées à l'unité antidrogue en une nuit

Adama Pamtaba, chargé de communication de la police municipale de Ouagadougou, au Burkina, le 12 novembre 2018. (VOA/Lamine Traoré)

Onze personnes détenues en garde à vue sont décédées dans la nuit de dimanche à lundi dans les locaux de l'Unité antidrogue de Ouagadougou, a annoncé la procureure du Burkina Faso, Maiza Sérémé.

"Le procureur du (Burkina) Faso près le tribunal de grande instance de Ouagadougou a été informé, ce jour 15 juillet 2019, par la directrice de la police judiciaire de la police nationale de ce que onze personnes gardées à vue à l'Unité antidrogue (UAD) pour des infractions relatives à la législation des stupéfiants sont décédées dans la nuit du 14 au 15 juillet 2019", a écrit Mme Sérémé dans un communiqué.

Une "enquête a été ouverte",a indiqué la procureure qui s'est rendue sur les lieux accompagnée de ses substituts et de membres des services techniques.

"Des médecins légistes ont été requis" pour procéder à des examens et aux autopsies nécessaires pour déterminer les raisons des décès qui sont encore inconnues, a-t-elle souligné.

La société civile a par le passé souvent dénoncé les violences des forces de sécurité.

Le Burkina Faso, pays pauvre, est une des plaques tournantes du trafic de drogue vers l'Europe. La drogue arrive au Burkina Faso en provenance des ports d'Afrique de l'Ouest et prend ensuite la direction du nord vers le désert malien et libyen, selon une source sécuritaire.

En juin dernier, les autorités ont procédé à l'incinération de 35.300 tonnes de drogue, représentant le quart des saisies de l'année 2018, selon le secrétariat permanent du comité national de lutte contre la drogue.

Finale CAN-2019: 28 avions pour transporter les fans algériens

Un Boeing Boeing 737-8D6 immatriculé 7T-VKQ d'Air Algérie débarque à l'aéroport de Genève, le 20 novembre 2017.

Les autorités algériennes ont annoncé lundi avoir mobilisé 28 avions afin de transporter, via un pont aérien, 4.800 fans des "Fennecs" pour assister à la finale de la CAN-2019 face au Sénégal, vendredi au Caire.

Selon des sources concordantes, il y aura 13 avions d'Air Algérie, six de Tassili Airlines et neuf avions militaires. Ces avions décolleront des quatre coins du pays.

Le ministère algérien de la Défense avait annoncé dimanche par communiqué qu'il allait mettre à disposition neuf avions de transport militaire au profit de 870 supporters algériens.

La décision du pont aérien a été prise par le Premier Ministre, Noureddine Bédoui, lors d'un conseil du gouvernement tenu lundi.

Le pays est secoué depuis le 22 février d'un mouvement de contestation qui demande la fin du régime en place. Le Premier ministre fait partie des personnes dont le départ est réclamé par la rue.

Depuis le début de la CAN, 2.275 supporters sont partis d'Algérie. Plus de 1.200 d'entre eux sont restés au Caire pour assister jusqu'au bout aux matchs des verts, selon des sources concordantes.

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