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L'opposition centrafricaine "exige le report" des élections


François Bozize s'adresse aux médias au palais présidentiel de Bangui, en République centrafricaine, le mardi 8 janvier 2013.

La coalition de l'opposition en Centrafrique a exigé dimanche le report des élections présidentielle et législatives du 27 décembre, après que le gouvernement eut dénoncé samedi une tentative de coup d’État.

La Coalition de l'opposition démocratique (COD-2020), dont l'ancien président François Bozizé était le chef de file jusqu'à il y a peu et que Bangui accuse de fomenter un coup d’État, "exige le report des élections (...) jusqu'au rétablissement de la paix et de la sécurité" dans un communiqué publié dimanche.

La COD-2020 regroupe les plus importants partis et mouvements de l'opposition au président Faustin Archange Touadéra, grand favori du scrutin pour un second mandat.

Cette coalition exige aussi "la convocation sans délai" des "forces vives de la nation".

En meeting électoral samedi à Bangui, le président Faustin Archange Touadéra a déclaré que "l'autorité nationale des élections et la Cour constitutionnelle ont assuré que les élections vont se tenir dans les temps".

Le président de la République centrafricaine, Faustin-Archange Touadera, lors de la signature d'un accord de paix dans la capitale soudanaise, Khartoum, le 5 février 2019.
Le président de la République centrafricaine, Faustin-Archange Touadera, lors de la signature d'un accord de paix dans la capitale soudanaise, Khartoum, le 5 février 2019.

Le gouvernement a accusé samedi François Bozizé, le président renversé par un putsch en 2013 à l'origine d'une sanglante guerre civile qui perdure aujourd'hui, de "tentative de coup d’État" avec une "intention manifeste de marcher avec ses hommes sur la ville de Bangui".

"Nous démentons catégoriquement que Bozizé soit à l'origine de quoi que ce soit", a déclaré à l'AFP Christian Guenebem, le porte-parole du Kwa Na Kwa (KNK), le parti de François Bozizé.

"Le gouvernement a toujours voulu porter atteinte à l'intégrité physique et politique de Bozizé", a-t-il poursuivi.

La veille, trois des principaux groupes armés qui occupent plus des deux tiers de la Centrafrique avaient annoncé leur fusion et ce sont ceux-là que le pouvoir de M. Touadéra accuse de "marcher" sur la capitale sous les ordres de M. Bozizé.

Ce dernier était le principal rival de M. Touadéra pour la présidentielle avant que la Cour constitutionnelle n'invalide sa candidature début décembre.

Vendredi, plusieurs de ces groupes armés avaient fait mouvement ou s'étaient emparés de quelques villes sur les principaux axes de ravitaillement de Bangui, mais situés à des distances variant de 150 à 200 km de la capitale.

La Mission de l'ONU en Centrafrique (Minusca), avec plus de 11.000 Casques bleus présents sur le territoire, avait indiqué samedi soir à l'AFP que la situation n'avait pas évolué sur le terrain depuis.

Ni le gouvernement ni la Minusca n'étaient joignables dimanche pour obtenir des informations sur la situation dans le pays, notamment sur les différents fronts.

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