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RCA: l'ONU menace de sanctions et réclame des élections

Des Casques bleus au camp Npoko à Bangui, 15 septembre, 2014.

Le Conseil de Sécurité de l'ONU a brandi une nouvelle fois mardi la menace de sanctions contre les responsables de violences en Centrafrique et a réclamé des élections avant fin 2015.

Dans une déclaration unanime adoptée mardi sur proposition de la France, les 15 pays membres ont rappelé que certaines des attaques contre les civils et les Casques bleus de la Minusca (Mission de l'ONU en RCA) peuvent être assimilées à des crimes de guerre passibles de la Cour pénale internationale.

Ils se déclarent prêts à ajouter des noms à la liste des personnes ou entités sanctionnées par l'ONU dans ce dossier, en visant en particulier les responsables des récentes violences à Bangui et "ceux qui soutiennent ou suivent les ordres (...) d'individus déjà sanctionnés".

Le Conseil a frappé de sanctions (gels des avoirs et interdiction de voyager) depuis l'an dernier des responsables des deux milices rivales, l'ex-rébellion Séléka et les anti-balaka, ainsi que l'ancien président François Bozizé.

Mais selon des diplomates, aucun nouveau nom n'a été proposé récemment au comité des sanctions.

Le Conseil "réaffirme l'importance cruciale et l'urgence de tenir un référendum constitutionnel et les premiers tours des élections présidentielle et législatives avant la fin de 2015".

Il salue à cette occasion "les progrès importants accomplis dans l'enregistrement des électeurs" sur les listes électorales mais réclame que ce processus soit "complété rapidement" et qu'il inclue les milliers de réfugiés qui ont fui les violences vers les pays voisins.

Les 15 pays s'inquiètent "d'incidents récurrents où des prisonniers se sont échappés de détention, ce qui nuit à la lutte contre l'impunité". Ils demandent au gouvernement "de redoubler d'efforts pour mener des enquêtes, poursuivre en justice et détenir les prisonniers de manière sure et humaine".

Le renversement en mars 2013 du président Bozizé par la rébellion Séléka a plongé l'ex-colonie française dans sa plus grave crise depuis son indépendance en 1960, déclenchant des tueries entre communautés musulmanes et chrétiennes en 2013 et 2014.

Des affrontements fin septembre à Bangui avaient fait 61 morts et plus de 300 blessés avant que les forces internationales (Casques bleus et soldats français) ne réussissent à rétablir le calme.

Le niveau des violences a baissé depuis mais de nombreux groupes armés continuent de sévir, ce qui a entrainé un nouveau report des élections dont le premier tour était prévu le 18 octobre.

Avec AFP

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Zimbabwe : arrestation de quatre militants des droits de l'Homme

Les avocats du barreau du Zimbabwe participent à une "Marche pour la justice" devant la Cour constitutionnelle à Harare le 29 janvier 2019.

Quatre militants des droits de l'Homme ont été interpellés au Zimbabwe à leur retour au pays, et leurs téléphones et ordinateurs confisqués, ont indiqué mardi leurs avocats.

"Ils ont été arrêtés à leur descente d'un avion de South African Airlines à l'aéroport international Robert Mugabe" à Harare lundi, a déclaré le porte-parole de l'association des Avocats zimbabwéens des droits de l'Homme, Kumbirai Mafunda.

Quatre hommes, Gamuchirai Mukura et Nyasha Mpahlo, de l'ONG Transparency International Zimbabwe, George Makoni du Centre for Community Development Zimbabwe et Tatenda Mombeyarara de Citizens Manifesto, se sont d'abord vu refuser l'accès à leurs avocats, a-t-il ajouté.

"Ils ont pu les rencontrer au commissariat de Harare, cinq heures après leur arrestation à l'aéroport", a précisé M. Mafunda.

La police n'était pas joignable pour confirmer ces arrestations.

Ces interpellations interviennent quelques jours après la publication d'un article dans le journal d'Etat The Herald affirmant qu'"un groupe d'organisations louches en lien avec le MDC (Mouvement pour le changement démocratique, opposition) se préparaient à causer des troubles civils le mois prochain".

Plusieurs organisations citées par le quotidien ont démenti.

L'ONG Coalition de la crise au Zimbabwe a dénoncé les arrestations. "La police, le gouvernement et les médias d'Etat conspirent en vue de criminaliser le travail des défenseurs des droits de l'Homme, avec des allégations infondées visant des leaders de la société civile", a-t-elle dénoncé.

Le Zimbabwe est dirigé depuis fin 2017 par Emmerson Mnangagwa. Il a succédé à Robert Mugabe, qui a dirigé d'une main de fer le pays pendant trente-sept ans.

Le régime Mnangagwa a violemment réprimé en janvier des manifestations contre une forte hausse des prix du carburant. Au moins 17 personnes ont été tuées. Les autorités avaient accusé le MDC et des ONG d'avoir organisé ces manifestations.

Soudan : grève générale en préparation après l'impasse politique

La police dispersent des manifestants à coup de gaz lacrymogène à Khartoum, Soudan, 24 février 2019.

Les chefs de la contestation au Soudan ont annoncé mardi leur intention d'organiser à une date indéterminée une "grève générale", après l'impasse dans les négociations avec les militaires au pouvoir sur la transition politique.

Les discussions lundi soir n'ont pas abouti à un accord sur la présidence et le taux de représentation, entre civils et militaires, au sein du futur Conseil souverain censé assurer la transition, plus d'un mois après le renversement du chef de l'Etat Omar el-Béchir.

"Afin de parvenir pleinement à la victoire, nous appelons à une grande participation à une grève politique générale", a annoncé l'Association des professionnels soudanais (SPA) dans un communiqué, sans fixer de date pour cette grève.

Acteur clé de l'Alliance pour la liberté et le changement (ALC), fer de lance du mouvement de protestation déclenché en décembre 2018, la SPA a qualifié cette grève de "devoir révolutionnaire", appelant les manifestants à "la désobéissance civile".

Depuis le 6 avril, des milliers de Soudanais participent à un sit-in devant le QG de l'armée pour réclamer le transfert du pouvoir aux civils. La poursuite de ce mouvement est "une garantie fondamentale pour réaliser les objectifs de la révolution", a ajouté la SPA.

L'organisation, qui réunit des associations de professionnels, a publié des photos d'employés de la Sudanese French Bank brandissant un hashtag en arabe "grève générale".

Madani Abbas, un responsable de l'ALC, a indiqué que les dates des mouvements de grève et de désobéissance civile seraient "annoncées plus tard".

Il a ajouté que l'ALC se réunirait mardi "pour discuter des développements après la réunion avec le Conseil militaire".

Malgré les désaccords, les deux camps ont annoncé dans un communiqué commun après les dernières discussions qu'ils souhaitaient poursuivre le dialogue pour parvenir "à un accord répondant aux aspirations du peuple soudanais".

A la tête d'un régime autoritaire pendant près de 30 ans, M. Béchir a été destitué et arrêté par l'armée le 11 avril sous la pression du mouvement de contestation inédit.

Les étudiants dans la rue au lendemain d'un discours du patron de l'armée

La police algérienne monte la garde lors d'une manifestation à Alger, la capitale, le 4 mars 2019, contre la candidature du président Abdelaziz Bouteflika, en difficulté, à un cinquième mandat.

Quelque 2.000 étudiants et enseignants manifestent mardi à Alger pour réaffirmer leur rejet de la présidentielle prévue le 4 juillet, au lendemain des vetos opposés à la contestation par l'armée, désormais au centre du jeu politique, a constaté un journaliste de l'AFP.

Face à un fort déploiement policier les empêchant de se rassembler sur le parvis de la Grande Poste, point de ralliement de la contestation dans le centre de la capitale, et de se diriger vers l'Assemblée nationale et le tribunal, étapes prévues du cortège, les étudiants se sont rendus devant le Palais du gouvernement, siège des services du Premier ministre et du ministère de l'Intérieur.

Devant le bâtiment, bouclé par les forces de l'ordre, de brèves échauffourées ont éclaté avec les policiers qui ont fait usage de matraques et de gaz lacrymogène pour repousser les étudiants. Ceux-ci ont fini par faire demi-tour et continuent en début d'après-midi à marcher dans les rues du centre d'Alger, selon le journaliste de l'AFP.

"Pas d'élections, bande de mafieux", "un Etat civil, pas un Etat militaire", scandent-ils notamment. Plusieurs slogans visent directement le chef d'état-major de l'armée, le général Ahmed Gaïd Salah, tels que "Gaïd Salah dégage !" et "Peuple et armée sont frères, mais Gaïd Salah avec les traîtres".

Devenu de facto l'homme fort du pays depuis la démission le 2 avril, après 20 ans à la tête de l'Etat, du président Abdelaziz Bouteflika, sous les pressions de la rue et de l'armée, le général Gaïd Salah a à nouveau opposé lundi, dans un discours, une fin de non-recevoir aux deux principales revendications du mouvement dont l'Algérie est le théâtre depuis le 22 février.

Il a ainsi demandé le maintien de la présidentielle prévue le 4 juillet pour élire un successeur à M. Bouteflika et estimé "irraisonnable" et "dangereux" la revendication d'un départ préalable des personnalités du "système" au pouvoir.

Selon plusieurs médias algériens, des étudiants manifestent également dans plusieurs villes universitaires, à Oran et Constantine, 2e et 3e villes du pays, mais aussi à Béjaia, Tizi Ouzou, Bouira, dans la région de Kabylie (nord) ou encore Sétif (nord-est), Sidi Bel Abbès, Mostaganem et Tlemcen (nord-ouest).

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