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Droits humains

Centrafrique: 14 personnes tuées dans un édifice religieux

Des miliciens de la Coalition des patriotes du changement (CPC) patrouillent dans le village de Niakari, qui marque la ligne de front avec l'armée centrafricaine et ses alliés, au nord de Bangassou, le 30 janvier 2021.

Quatorze personnes, dont au moins deux civils, ont été tuées en Centrafrique le 16 février à l'intérieur d'un édifice religieux dans une ville située à 380 km au nord de Bangui, en marge d'affrontements entre les forces pro-gouvernementales et les groupes armés, a annoncé jeudi l’ONG Amnesty International.

"Des témoignages, des images satellite et des analyses de photographies confirment la mort de 14 personnes dans un site religieux à Bambari", la cinquième ville de Centrafrique, a déclaré dans un communiqué Amnesty International.

"La vidéo a également permis de voir en gros plans certains de ces cadavres, dont une femme et un enfant", poursuit l'ONG, qui estime que les victimes "ne portaient pas de tenues militaires".

"Nous ne pouvons pas être affirmatifs sur le fait que toutes les victimes soient des civils, mais nous sommes sûrs pour la femme et l'enfant", a déclaré à l'AFP Abdoulaye Diarra, chercheur sur l’Afrique centrale à Amnesty International. "Nous demandons une enquête pour faire toute la lumière", a-t-il poursuivi.

Le gouvernement centrafricain avait annoncé le 17 février la "libération totale" de Bambari et la capture de "nombreux prisonniers", mais n’avait communiqué aucun bilan sur d'éventuelles pertes civiles et militaires.

Amnesty International appelle dans son communiqué "les autorités à protéger les civils et diligenter des enquêtes judiciaires indépendantes sur les abus et les violations des droits humains perpétrés par des membres des groupes armés et des forces de sécurité".

A la mi-décembre, six des plus puissants groupes armés qui contrôlaient les deux tiers de la Centrafrique, en guerre civile depuis huit ans, se sont alliés au sein de la Coalition des patriotes pour le changement (CPC), puis ont lancé une offensive contre le régime du président Faustin Archange Touadéra.

Les rebelles se sont heurtés à des forces bien mieux armées et équipées: quelque 12.000 Casques bleus de la force de maintien de la paix de la Minusca, présents depuis 2014, mais aussi des centaines de militaires rwandais et paramilitaires russes dépêchés fin décembre par leurs pays à la rescousse de M. Touadéra et d'une armée démunie.

Depuis le mois de janvier, les forces pro-gouvernementales ont repris plusieurs villes aux rebelles.

Amnesty International précise que les victimes portaient des blessures issues de "la détonation d'une munition produisant des fragments", sans donner plus de détails.

"Nous n’avons pas tous les éléments nécessaires pour déterminer la légalité ou non de cette attaque du 16 février, mais nous tenons à rappeler à toutes les parties au conflit que les attaques visant des cibles civiles sont prohibées par le droit international humanitaire et que des précautions particulières doivent être prises afin de protéger les bâtiments consacrés à la religion et les centres de santé", a déclaré Abdoulaye Diarra.

L’ONG Médecins Sans Frontières avait également annoncé avoir traité une trentaine de blessés dont huit femmes et neuf mineurs âgés entre 17 mois et 17 ans blessés par des balles et des éclats d'obus dans les combats à Bambari.

Selon Amnesty International, "au moins deux personnes" ont été tuées par balles et six autres ont été blessées le 11 janvier "par les forces de sécurité" dans un incident lié au non-respect du couvre-feu imposé dans la capitale Bangui.

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L'activiste ivoirienne Pulchérie Gbalet a été libérée après 5 mois de prison

Pulchérie Edith Gbalet à Abidjan en Côte d'Ivoire le 12 août 2020.

Pulchérie Gbalet avait été arrêtée le 22 août 2022 après un voyage au Mali où étaient détenus 49 soldats ivoiriens accusés d'être des "mercenaires".

Une figure de la société civile ivoirienne, Pulchérie Gbalet, a annoncé sur sa page Facebook avoir été libérée vendredi soir, après plus de cinq mois de prison pour "entente avec les agents d'une puissance étrangère".

"Merci pour vos prières, votre icône vient d'être libérée", est-il écrit sur sa page Facebook, une libération confirmée par ses proches.

Mme Gbalet, présidente de l'organisation Alternative citoyenne ivoirienne (Aci), avait été arrêtée puis incarcérée le 22 août 2022 à la Maison d'arrêt et de correction d'Abidjan (Maca).

Une incarcération liée à un voyage au Mali où étaient alors détenus 49 soldats ivoiriens accusés d'être des "mercenaires" par les militaires au pouvoir à Bamako, le gouvernement ivoirien affirmant qu'ils se trouvaient en territoire malien pour le compte de l'ONU.

Trois femmes soldats ont été libérés en septembre, puis les 46 autres soldats début janvier après de longues négociations menées en particulier sous la médiation du Togo.

Mme Gbalet s'était prononcée en faveur d'une "solution diplomatique" pour résoudre la crise, laissant entendre que ce n'était pas celle qui était privilégiée par les autorités ivoiriennes.

Pour ces déclarations, elle avait été accusée "d'entente avec les agents d'une puissance étrangère de nature à nuire à la situation militaire et diplomatique de la Côte d'Ivoire, de manoeuvres de nature à jeter le discrédit sur les institutions et à occasionner des troubles graves à l'ordre public".

Lors de son séjour au Mali, Mme Gbalet avait rencontré des responsables d'ONG et des proches de la junte militaire au pouvoir depuis août 2020 dans ce pays, évoquant avec eux le sort des soldats ivoiriens détenus.

Pulchérie Gbalet, proche de l'opposition au président Alassane Ouattara, avait déjà été incarcérée pendant huit mois entre août 2020 et avril 2021 pour avoir manifesté et appelé à manifester contre la candidature du chef de l'Etat à un nouveau mandat à la présidentielle d'octobre 2020.

Après sa nouvelle incarcération en août dernier, des organisations de défense des droits de l'homme avaient dénoncé son "arrestation irrégulière", ainsi qu'une "atteinte grave à la liberté d’expression".

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