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Troisième nuit de recherches parmi les décombres après la catastrophe de Gênes

Les secouristes, toujours à pied d'oeuvre, dans les décombres du pont routier de Morandi qui s'est effondré à Gênes, dans le nord de l'Italie, le mercredi 15 août 2018.(AP Photo / Antonio Calanni)

Les sauveteurs ont continué pour une troisième nuit leurs recherches dans les décombres du pont autoroutier qui s'est effondré à Gênes, dans le nord de l'Italie, alors que des personnes sont toujours portées disparues.

L'Italie est encore sous le choc de la catastrophe, et la controverse entre le gouvernement italien et la société autoroutière gestionnaire de l'ouvrage, Autostrade per l'Italia, s'est encore intensifiée.

Le bilan de l'effondrement d'une section du pont Morandi, survenu mardi en fin de matinée, n'a pas évolué dans la journée de jeudi: 38 morts et 15 blessés, dont cinq dans un état grave.

Les chances de retrouver des survivants s'amenuisent d'heure en heure, mais les sauveteurs ne renoncent pas. "Nous cherchons toujours des cavités qui puissent héberger des gens, vivants ou pas", a déclaré dans la journée à l'AFP Emanuele Gissi, un responsable des pompiers.

"On essaie de sectionner les grands morceaux de béton qui sont tombés du pont, et après on les déplace avec les grues et on envoie des chiens de recherche, puis notre personnel s'il y a des signes positifs", a-t-il expliqué.

>> Lire aussi : Au moins 39 morts dans l'effondrement d'un viaduc autoroutier à Gênes

Le procureur général de Gênes, Francesco Cozzi, a déclaré à la presse qu'"il pourrait y avoir encore dix ou vingt personnes disparues".

Dans la nuit de jeudi à vendredi, éclairés par de puissants projecteurs, les sauveteurs poursuivaient sans relâche leurs opérations au milieu des gigantesques blocs de béton et des morceaux de ferraille tordus, avec l'aide de chiens, de pelleteuses et de grues.

"Bien sûr, nous ne nous arrêtons pas, nous travaillons toute la nuit", a déclaré sur place à la chaîne de télévision Sky TG24 une responsable des pompiers, Marcella Battaglia. "Les opérations se poursuivent avec des équipes alternées."

- Deuil national -

L'Italie observera samedi une journée de deuil national et une cérémonie solennelle de funérailles aura lieu à 11h30 (09h30 GMT) à la Fiera de Gênes, un centre d'expositions, en présence de toutes les plus hautes autorités de l'Etat.

Entretemps, la controverse entre le gouvernement et Autostrade per l'Italia ne cesse de prendre de l'ampleur. "On ne peut pas mourir en payant le péage en Italie", a lancé le vice-Premier ministre Luigi Di Maio, ministre du Développement économique et chef de file du Mouvement 5 étoiles (M5S, populiste).

Le gouvernement a annoncé son intention de révoquer la concession d'Autostrada per l'Italia sur le tronçon d'autoroute où se trouve le pont effondré.

"Nous ne pouvons pas attendre la justice pénale", a déclaré le chef du gouvernement, Giuseppe Conte. "Autostrade avait le devoir et l'obligation, l'engagement, d'assurer l'entretien de ce viaduc et la sécurité de tous ceux qui voyageaient dessus."

La société, qui appartient au groupe Atlantia, lui-même contrôlé par la famille Benetton, a assuré que ses contrôles de sécurité étaient sérieux.

Elle a par ailleurs déclaré qu'une reconstruction du pont pourrait "être achevée dans les cinq mois" une fois le site accessible après la fin des recherches et des relevés d'enquête.

Atlantia a critiqué une annonce gouvernementale faite "en l'absence de toute certitude sur les causes effectives" du drame. Le groupe a prévenu que la révocation coûterait cher en indemnités à l'Etat. Selon des médias italiens, cela se chiffrerait en milliards d'euros.

Le titre a plongé à la Bourse de Milan, où il a clôturé sur une baisse de 22%.

"Si j'avais été un dirigeant d'Autostrade per l'Italia, j'aurais suspendu quelques péages, mais dans l'heure qui a suivi" le drame, a déclaré l'autre vice-Premier ministre, Matteo Salvini, ministre de l'Intérieur et chef de la Ligue (extrême droite).

Peu après, Autostrade per l'Italia a annoncé que les ambulances ne paieraient plus le péage sur l'ensemble de son réseau, qui couvre près de la moitié des quelque 6.000 kilomètres d'autoroute du pays.

Autre cible du gouvernement italien: l'Union européenne et sa politique d'austérité, accusée d'empêcher les investissements. "Les investissements qui sauvent des vies, des emplois et le droit à la santé ne doivent pas faire l'objet des calculs rigides et des règles imposées par l'Europe", a déclaré M. Salvini.

La Commission européenne a réagi en assurant avoir encouragé l'Italie à investir dans ses infrastructures et en rappelant que les Etats membres étaient "libres de fixer" leurs priorités.

Alors que l'enquête judiciaire est en cours, le ministère des Infrastructures a annoncé la création d'une commission d'inspection chargée de remettre un rapport au ministre "dans les 30 jours" sur les causes du drame.

Le ministère a aussi lancé une série de contrôles sur l'état des routes et a demandé à tous les exploitants d'infrastructures de signaler avant le 1er septembre les interventions nécessaires.

Alors que le championnat de football doit reprendre ce week-end, les matches prévus dimanche de la Sampdoria et du Genoa, les deux équipes de Gênes, ont été reportés à une date ultérieure. Pour les autres rencontres, les joueurs observeront une minute de silence et porteront un brassard noir.

Avec AFP

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L'industrie aérienne envisage des réductions d'effectifs dans les 12 mois

Le logo de l'Association du transport aérien international (IATA), au salon international du tourisme ITB à Berlin, Allemagne, le 7 mars 2018. REUTERS / Fabrizio Bensch - UP1EE370TU52S

La plupart des compagnies aériennes envisage des réductions d'effectifs dans les douze mois à venir en raison d'une reprise du trafic aérien freinée par les incertitudes liées au Covid-19, selon un sondage publié mercredi par l'Association internationale du transport aérien (Iata).

"La majorité (55%) des responsables des compagnies aériennes interrogés s'attendent à devoir réduire leurs effectifs au cours des 12 mois à venir" en raison d'un trafic qui va rester faible à court terme, a indiqué l'Iata dans un communiqué.

Cette déclaration est le résultat d'un questionnaire sur la confiance des dirigeants de compagnies que l'organisation a envoyé à plus de 300 compagnies aériennes partout dans le monde.

45% des dirigeants ont indiqué avoir déjà réduit leurs effectifs en raison de l'impact de la crise du Covid-19 sur le secteur du transport aérien.

57% d'entre eux s'attendent à un recul de leur rentabilité au cours des 12 prochains mois et pensent que les prix des billets pourraient baisser en raison de la faible reprise de la demande. 19% misent sur une augmentation progressive des tarifs une fois que l'équilibre entre l'offre et la demande sera retrouvé.

L'Iata, qui regroupe 290 compagnies aériennes, table sur un retour du trafic aérien d'avant-crise en 2024 et estime à 63% la chute du trafic en 2020 par rapport à 2019 avec un manque à gagner de 419 milliards de dollars pour le secteur, en raison de la crise du coronavirus.

L'Asie Pacifique et l'Europe devraient être les premières à retrouver un trafic au niveau de celui de 2019 alors que l'Amérique du Nord et l'Amérique latine devraient connaître un retour à la normale plus lent qu'ailleurs, selon l'Iata.

Le secteur du transport aérien a été frappé de plein fouet par la crise du coronavirus avec la quasi-totalité des flottes d'avions clouée au sol et la suppression de dizaines de milliers d'emplois.

L'américaine United a annoncé qu'elle pourrait congédier jusqu'à 36.000 salariés. American Airlines a évoqué le chiffre de 25.000 suppressions.

L'allemande Lufthansa veut supprimer 22.000 emplois, Air Canada 20.000, British Airways 12.000, Air France-KLM jusqu'à 12.500, l'australienne Qantas 6.000, le scandinave SAS 5.000, le britannique EasyJet 4.500.

LATAM, la compagnie la plus importante d'Amérique latine, a annoncé la suppression de 2.700 emplois et est placée, comme la colombienne Avianca, sous la protection de la loi américaine sur les faillites.

En dépôt de bilan, le géant australien Virgin Australia est en passe d'être racheté par une société américaine et a annoncé mercredi qu'il allait fermer l'une de ses filiales et supprimer 3.000 postes.

La britannique Virgin Atlantic a déposé le bilan aux Etats-Unis et a déjà annoncé la suppression de 3.000 emplois.

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Les points de contrôle à New York pour faire appliquer la quarantaine covid-19

Des gens sont assis devant le Metropolitan Museum of Art le samedi 2 mai 2020 à New York, en respectant la distanciation sociale afin de prévenir la propagation du coronavirus. (Photo AP / Ron Blum)

New York va mettre en place des postes de contrôle aux accès clés de la ville afin de s'assurer que les voyageurs en provenance d'Etats américains très affectés par le coronavirus respectent bien la quarantaine qui leur est imposée, a annoncé le maire de la ville mercredi.

Les visiteurs venus de 35 Etats connaissant une forte recrudescence de l'épidémie, comme les très peuplés Etats de Floride et du Texas, sont actuellement soumis à une quarantaine de deux semaines à leur arrivée à New York.

Afin de tenter de mieux faire respecter cette mesure, le maire Bill de Blasio a annoncé que les forces de l'ordre allaient installer "des points d'enregistrement des voyageurs" au niveau des principaux ponts et tunnels menant à la métropole à partir de jeudi.

Les voyageurs en provenance des Etats problématiques devront alors remplir un formulaire de santé. Celui-ci doit aussi aider les autorités à faire un suivi des contacts en cas d'infection.

Les personnes arrivant dans les aéroports de New York doivent déjà remplir ce formulaire. Quiconque refuse de le faire risque une amende de 2.000 dollars.

"La ville de New York tient bon contre le Covid-19, et les New-Yorkais ont montré une discipline exemplaire", a déclaré M. de Blasio. "Nous n'allons pas laisser cet effort nous filer entre les doigts et nous allons continuer à faire tout ce qui est en notre pouvoir pour protéger la santé et la sécurité des New-Yorkais."

Les individus ne respectant pas la quarantaine imposée risquent une amende de 10.000 dollars.

Plus de 32.000 personnes sont mortes du Covid-19 dans l'Etat de New York, selon l'université Johns Hopkins.

La ville a été l'épicentre de l'épidémie américaine au printemps, mais a ensuite réussi à la maintenir sous contrôle, même lorsque les cas sont repartis à la hausse dans d'autres parties du pays à partir de la fin juin.

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