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Côte d'Ivoire

Retour d'exil de l'Ivoirien Toussaint Alain, ex-conseiller de Gbagbo

Toussaint Alain, ex-conseiller de Laurent Gbagbo, Washington, le 22 août 2017.

Toussaint Alain, un conseiller de l'ex-président ivoirien Laurent Gbagbo, a annoncé mercredi qu'il était rentré mercredi d'exil à Abidjan pour participer à "l’œuvre de réconciliation nationale".

"J'ai regagné la Côte d'Ivoire ce mercredi 7 août après huit années loin de ma terre natale", a écrit l'ancien responsable de la communication du couple Gbagbo, dans une lettre dont l'AFP a obtenu une copie.

"Je reviens (...) animé d'un désir sincère de réconciliation et de paix. Seul le compromis permet de régler les situations conflictuelles", a-t-il ajouté, remerciant "les autorités qui ont favorisé son retour".

M. Gbagbo, 74 ans, acquitté de crimes contre l'humanité, en première instance, attend en Belgique une décision de la Cour pénale internationale sur un éventuel appel.

Toussaint Alain, journaliste de profession, était surnommé le "répondeur automatique" du régime Gbagbo (2000-2010) pour sa propension à répondre coup par coup aux propos de l'opposition.

Son retour intervient au lendemain d'une déclaration d'Amnesty international, appelant les autorités en Côte d'Ivoire "à mettre un terme aux attaques persistantes contre les militants de la société civile et les membres de l'opposition".

L'ONG a notamment dénoncé "la répression qui vise les voix dissidentes, dont le cybermilitant Soro Tangboho, alias Carton Noir". Sa condamnation à un an de prison a été alourdie et fixée à deux ans à l'issue de son procès en appel.

"Les menaces croissantes qui pèsent sur les militants et les opposants pacifiques en cette période de tensions politiques risquent de faire basculer le pays dans l'instabilité à l'approche des élections de l'an prochain", a déclaré Marie-Evelyne Petrus Barry, directrice régionale pour l'Afrique occidentale et centrale à Amnesty International.

Une élection présidentielle doit se tenir en octobre 2020 en Côte d'Ivoire. Le président Alassane Ouattara, 77 ans, au pouvoir depuis 2010, maintient le suspense sur une nouvelle candidature.

En 2010, la contestation des résultats de l'élection avait débouché sur une crise majeure, qui avait fait 3.000 morts, après le refus du président Laurent Gbagbo d'admettre sa défaite face à l'actuel chef de l'Etat.

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Trois Casques bleus ivoiriens tués dans la région de Tombouctou

Trois Casques bleus ivoiriens tués dans la région de Tombouctou
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Trois Casques bleus ivoiriens tués dans une attaque au Mali

Des militaires inspectent les lieux d'une attaque à Sokoura, au Mali.

Trois Casques bleus ivoiriens de la Mission de l'Onu au Mali (Minusma) ont été tués mercredi dans dans une attaque jihadiste contre leur convoi, a indiqué un responsable de la Minusma sous le couvert de l'anonymat.

L'information a été confirmée par un responsable des services de sécurité maliens.

Le porte-parole de l'Onu, Stéphane Dujarric, avait auparavant fait état à New York d'un mort et de sept blessés dans la même attaque contre leur convoi dans la région de Tombouctou (Nord-Ouest).

Fin novembre, des camps des forces étrangères et maliennes ont été attaqués à l'arme lourde dans trois localités du nord du Mali, sans faire de victimes.

Il s'agisssait des positions militaires à Ménaka, Gao et Kidal.

Des obus et des roquettes ont causé des dégâts matériels, notamment dans le camp de la Minusma à Kidal.

Première apparition publique depuis deux mois d'un opposant ivoirien poursuivi

Albert Mabri Toikeusse, nouveau ministre ivoirien de la Planification et du Développement, arrive à une réunion du Cabinet, à Abidjan, le 6 décembre 2010.

L'ancien ministre Albert Mabri Toikeusse, une des figures de l'opposition en Côte d'Ivoire, poursuivi par la justice avec d'autres opposants pour "complot contre l'autorité de l'Etat", est réapparu en public dimanche après avoir disparu pendant deux mois.

"Nous aurons à continuer dans l'union, dans la cohésion, tout ce qui peut apporter à la Côte d'Ivoire la paix", a déclaré M. Mabri Toikeusse à la sortie d'une visite à l'ex-président Henri Konan Bédié, leader du Parti démocratique de Côte d'Ivoire (PDCI, principal mouvement d'opposition) et de l'opposition.

Le sort de M. Mabri Toikeusse, ancien ministre qui a rejoint l'opposition avant la présidentielle d'octobre et chef d'un petit parti, l'Union pour la démocratie et la paix en Côte d'Ivoire, était depuis novembre mystérieux. Certains le disaient en fuite au Ghana voisin.

Il fait partie des principaux dirigeants de l'opposition qui font l'objet depuis le 6 novembre d'enquêtes pour "complot contre l'autorité de l'Etat", "mouvement insurrectionnel", "assassinat" et "actes de terrorisme", après avoir appelé à la "désobéissance civile" avant l'élection, puis soutenu la création d'un Conseil national de transition censé remplacé le pouvoir du président Alassane Ouattara, après le scrutin qu'ils ont boycotté.

Le procureur d'Abidjan Richard Adou avait annoncé après l'ouverture de ces enquêtes que Pascal Affi N'Guessan, porte-parole de l'opposition, et Albert Mabri Toikeusse étaient "en fuite et activement recherchés".

Le premier avait été arrêté le 9 novembre. Fin décembre, il avait été libéré sous contrôle judiciaire.

Maurice Kakou Guikahué, le numéro deux du PDCI, lui aussi poursuivi, avait pour sa part été évacué le 20 décembre en France pour des soins médicaux urgents, aux frais de la présidence, après un mois et demi de détention.

La situation était très tendue après la réélection du président Alassane Ouattara fin octobre à un troisième mandat controversé, jugé inconstitutionnel par l'opposition.

Signe d'une lente décrispation, l'opposition ivoirienne, qui ne reconnaît toujours pas l'élection présidentielle, a annoncé jeudi qu'elle irait en rangs serrés aux prochaines législatives du 6 mars avec pour objectif de décrocher "la majorité au Parlement".

Fin décembre déjà, le Front populaire ivoirien (FPI) de l'ancien président Laurent Gbagbo, qui boycottait tous les scrutins depuis 10 ans, avait annoncé son retour dans l'arène électorale.

Une rencontre entre MM. Ouattara et Bédié, puis l'annonce du retour prochain de Laurent Gbagbo, actuellement en liberté conditionnelle en Belgique dans le cadre de son procès à la Cour pénale internationale, avaient contribué à apaiser la situation.

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