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Côte d'Ivoire

Laurent Gbagbo demande le divorce

Un partisan de l'ancien président ivoirien Laurent Gbagbo, fondateur du Front populaire ivoirien (FPI), embrasse son portrait sur une banderole à Abidjan, le 31 août 2020.

L'ex-président Laurent Gbagbo, de retour depuis jeudi en Côte d'Ivoire après dix ans d'absence, a déposé lundi au tribunal d'Abidjan une demande de divorce d'avec son épouse depuis 1989, Simone Gbagbo, a indiqué son avocat.

Laurent Gbagbo "annonce qu'en raison du refus réitéré depuis des années de dame Simone Ehivet de consentir à une séparation amiable (...) il s'est résolu à saisir ce jour le juge des affaires matrimoniales du tribunal de première instance d'Abidjan d'une demande de divorce", a écrit Me Claude Mentenon dans un communiqué.

Une séparation amiable aurait pourtant représenté la "voie de règlement appropriée à leurs statuts personnel et politique réciproques", selon l'avocat.

Le couple s'était marié en janvier 1989 et a eu deux filles ensemble. Ils ont été de fervents opposants au "père de la nation" Félix Houphouët-Boigny, le premier président de la Côte d'Ivoire de 1960 à 1993 et se sont battus ensemble pour le multipartisme.

Laurent Gbagbo a été président de 2000 à 2011 et Simone Gbagbo une première dame redoutée, très influente et qui a encore aujourd'hui des sympathisants.

Ils ont été arrêtés ensemble en avril 2011, après leur refus de reconnaître la victoire d'Alassane Ouattara à la présidentielle. Plus de 3.000 personnes ont été tuées dans cette crise.

Laurent Gbagbo, a été peu après transféré à La Haye pour être jugé devant la Cour pénale internationale (CPI), qui l'a définitivement acquitté en mars, après une longue procédure.

Simone Gbagbo a elle été condamnée en Côte d'Ivoire en 2015 à 20 ans de prison pour "atteinte à la sûreté de l'Etat". Elle a été amnistiée en août 2018 et libérée après sept ans de détention.

Laurent Gbagbo, 76 ans, vit en couple depuis de nombreuses années avec Nady Bamba, une ex-journaliste de 47 ans. Il est rentré avec elle jeudi en Côte d'Ivoire, après son acquittement et le feu vert du président Ouattara.

Simone Gbagbo, 72 ans, s'est rendue à l'aéroport d'Abidjan pour accueillir son mari, a échangé quelques mots avec lui, au milieu de la foule des partisans de l'ex-président, mais a rapidement quitté les lieux.

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Laurent Gbagbo lance le "Parti des Peuples Africains - Côte d'Ivoire"

Des partisans tiennent une affiche à l'effigie de l'ancien président Laurent Gbagbo dans sa ville natale de Mama, à Gagnoa, en Côte d'Ivoire, le 13 juin 2021.

L'ancien président ivoirien Laurent Gbabgo, de retour au pays depuis juin après près de 10 ans d'absence, lance ce week-end un nouveau parti politique pour "réunir la gauche", avec l'élection présidentielle de 2025 en ligne de mire.

"C'est le grand retour de Laurent Gbagbo sur la scène politique", assure à l'AFP Justin Koné Katinan, porte-parole de l'ancien chef de l'Etat.

Depuis son arrivée à Abidjan le 17 juin, acquitté par la justice internationale qui le jugeait pour crimes contre l'humanité dans la sanglante crise post-électorale de 2010, Laurent Gbabgo n'a pourtant jamais été très loin de la politique.

Visite chez l'ex-président et ancien rival Henri Konan Bédié, rencontre de "réconciliation" avec le chef de l'Etat Alassane Ouattara, rupture consommée avec son ancien Premier ministre Pascal Affi N'Guessan: il a occupé le paysage politique ivoirien.

"Assumons de faire de la politique", avait-il lancé dès le 10 juillet dernier, lors de sa visite chez M. Bédié.

Le Front populaire ivoirien (FPI), son parti historique fondé dans la clandestinité en 1982, étant désormais aux mains de M. Affi N'Guessan, M. Gbagbo a choisi de donner un nouveau souffle à son retour en créant sa propre formation.

1.600 délégués sont attendus au prestigieux Hotel Ivoire d'Abidjan pour rédiger le manifeste et les textes de cette nouvelle formation qui devrait s'appeler "Parti des Peuples Africains - Côte d'Ivoire" (PPA-CI).

Dans le nom comme dans le logo - deux mains entrelacées dans une carte d'Afrique - qui seront proposés dimanche, l'accent est mis sur la dimension panafricaine du parti.

La souveraineté de l'Afrique face aux puissances occidentales devrait d'ailleurs faire partie des thèmes phares du congrès ce week-end.

Pas question pour autant de délaisser la politique nationale en Côte d'Ivoire. Dans l'entourage de l'ancien président, le mot d'ordre est clair: ce nouveau parti vise à recréer un débat politique dans un pays où l'opposition est considérablement affaiblie depuis 10 ans.

"Nous voulons constituer un parti d'opposition politique normal qui apporte une critique. Pour que le débat quitte la violence et devienne essentiellement politique", clame Justin Koné Katinan.

"On attend de voir si ce sera une opposition réelle ou un parti en quête du pouvoir. On verra comment ils vont procéder, quel sera leur programme alternatif", estime l'analyste politique Sylvain N'Guessan.

Avec Simone Gbagbo ?

Reste à savoir quelles personnalités politiques ivoiriennes rejoindront cette plateforme. Une grande partie des cadres et anciens ministres du FPI vont suivre leur ancien leader dans cette nouvelle aventure, mais quelques inconnues demeurent.

Simone Gbagbo d'abord. L'ex-Première Dame, dont Laurent Gbagbo a demandé le divorce à son retour en Côte d'Ivoire envoie des signaux ces dernières semaines pour faire cavalier seul, à l'image du lancement d'une plateforme la soutenant.

Charles Blé Goudé, ensuite. L'influent pilier du régime de Gbagbo (2000-2011), dont il a été le co-accusé à la Haye, est toujours bloqué aux Pays-Bas depuis son acquittement, faute de passeport, mais entretient le mystère sur son rôle lors de son retour en Côte d'Ivoire.

Enfin Guillaume Soro, ancien chef de la rébellion qui a aidé Alassane Ouattara à accéder au pouvoir contre Laurent Gbagbo est aujourd'hui tombé en disgrâce, condamné à perpétuité en juin pour "complot" et actuellement en exil. De quoi laisser la porte entrouverte à celui qui incarne désormais une frange de l'opposition au chef de l'Etat.

"Ceux qui veulent nous rejoindre savent à quoi s'en tenir. Nous sommes un parti de gauche, et ceux qui s'y retrouvent peuvent venir", glisse Justin Koné Katinan.

Le lancement de ce parti, quatre mois après le retour de Laurent Gbagbo en Côte d'Ivoire, est en tout cas une première étape vers la présidentielle de 2025.

Un projet de l'exécutif visant à limiter l'âge des candidats à 75 ans pourrait toutefois constituer un obstacle aux ambitions de Laurent Gbagbo. En 2025, il aura 80 ans.

A la frontière Côte d'Ivoire/Ghana, Noé "ville morte" depuis la pandémie

Un camion est vu à l'arrêt à la douane de Noé, une ville frontalière entre la Côte d'Ivoire et le Ghana où les résidents n'ont pas pu traverser en raison de la pandémie de COVID-19 le 22 septembre 2021.

"En ce moment, ce n'est pas bon, on ne gagne plus d'argent!". Kassoum ne décolère pas: depuis mars 2020, l'activité commerciale naguère florissante est aujourd’hui inexistante à la frontière entre le Ghana et la Côte d'Ivoire, fermée pour stopper la propagation du Covid-19.

A l'instar de ce chauffeur de kai-kai (tricycle motorisé), les quelque 5.000 habitants de la ville de Noé sont vent débout contre cette fermeture qui "n'a que trop duré".

Magasins fermés, rues désertes, cars de transport et camions de marchandise immobilisés: un silence de cathédrale plane sur le poste-frontière de cette ville à 170 km à l'est d'Abidjan.

Le portail gris, point d'accès au pont qui enjambe la rivière Tanoé marquant la frontière naturelle entre les deux pays, est hermétiquement fermé à la circulation des biens et des personnes.

"Noé ressemble à une ville morte. Rien ne bouge. Tout est arrêté", s'agace Eloukou Yapo, président des jeunes de Noé, interrogé par l'AFP.

"On vous dit de ne pas traverser les frontières, alors que les avions décollent. Pour moi cela n'a pas de sens", se plaint Nanan Assi Atchan II, le chef du village, soulignant que "le quotidien des familles a beaucoup changé".

"La population souffre énormément de cette fermeture. Il ya des Ivoiriens qui ont des plantations en territoire ghanéen et vice versa (...) ils ne peuvent accéder à leur plantation qui pourraient tomber en ruines", poursuit ce septuagénaire, ancien officier de police devenu chef traditionnel.

Vendeurs de rue à Noé, la ville frontalière entre la Côte d'Ivoire et le Ghana où les résidents n'ont pas pu traverser en raison de la pandémie de COVID-19 le 22 septembre 2021.
Vendeurs de rue à Noé, la ville frontalière entre la Côte d'Ivoire et le Ghana où les résidents n'ont pas pu traverser en raison de la pandémie de COVID-19 le 22 septembre 2021.

Pirogues

Le 2 septembre dernier, plusieurs centaines de commerçants ghanéens ont manifesté à Elubo, de l'autre côté de la frontière, pour réclamer en vain sa réouverture.

En face, les habitants se sont organisés pour passer malgré l'interdiction. De nombreuses pistes artificielles ont été créées, à travers les broussailles pour traverser le fleuve avec des pirogues de fortune et "faire tourner le business".

"Mes trois enfants qui fréquentent l'école anglophone sont obligés, à leurs risques et périls, de payer 2.000 FCFA (3 euros) par jour pour traverser la rivière" constate Valérie Botché, commerçante à Noé.

"La jeunesse est livrée à elle-même. Elle demande tout simplement la réouverture de la frontière. Si rien n'est fait (...) cette jeunesse est prête, de façon légale, à se faire entendre", avertit de son côté Eloukou Yapo.

En remontant vers Abidjan, à Adiaké, importante ville dans le trafic lagunaire avec le Ghana, le constat est identique. La fermeture y est aussi vécue comme "un enfer pour la population et du pain béni" pour les trafiquants de tout acabit.

"Les plus grosses saisies de drogues ont été réalisées dans cette zone, la fermeture ne fera qu'accroître le trafic, parce que tout s'est arrêté", estime Anvoh Bié, un habitant d'Adiaké.

En mars 2020, les autorités ivoiriennes avaient pris des mesures drastiques pour stopper la propagation de la maladie dès l'apparition des premiers cas: fermeture des frontières, état d'urgence, couvre-feu, fermeture des lieux de culte et des écoles et isolement d'Abidjan, épicentre de l'épidémie.

Certaines des mesures ont été progressivement levées mais les frontières terrestres et maritimes restent fermées.

Des jeunes femmes se lavent à Noé, la ville frontalière entre la Côte d'Ivoire et le Ghana où les résidents n'ont pas pu traverser en raison de la pandémie de COVID-19, le 22 septembre 2021.
Des jeunes femmes se lavent à Noé, la ville frontalière entre la Côte d'Ivoire et le Ghana où les résidents n'ont pas pu traverser en raison de la pandémie de COVID-19, le 22 septembre 2021.

Pays "jumeaux"

Et si la Côte d'Ivoire partage une frontière avec cinq voisins (Mali, Burkina, Guinée, Liberia et Ghana), ses liens économiques, sociaux et culturels avec le Ghana sont partculièrement forts.

Le Ghana et la Côte d'Ivoire sont deux pays "jumeaux" par la géographie, le peuplement, l'agriculture et tout récemment le pétrole. Ils sont en outre les deux plus gros producteurs de cacao de la planète, avec deux tiers de la production mondiale.

La Côte d'Ivoire, pays d'environ 25 millions d'habitants, est relativement peu touchée par le virus, mais l'épidémie s'est aggravée ces deux derniers mois avec 224 morts depuis début août sur un total de 600.

Selon un responsable local qui souhaite rester anonyme, la fermeture de la frontière fait plus de mal que de bien, y compris sur le plan sanitaire. "On devrait ouvrir la frontière, imposer le vaccin et un test PCR, il y aura moins de cas", peste t-il.

"Tant qu'il y aura une augmentation des cas, ce ne serait pas responsable pour l'Etat de rouvrir les frontières", estime de son côté le sous-préfet de Noé, Losseny Dosso, qui assure que l'Etat "s'apprête à prendre des dispositions".

Cité dans une affaire de viol, le ministre Kouadio Konan Bertin visé par une enquête

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Le Ballon d'Or sera décerné le 29 novembre, Drogba à l'affiche

Le Ballon d'or présenté à Paris, France, le 21 septembre 2018.

Le Ballon d'Or sera remis le 29 novembre à Paris, après une année sans lauréat, a annoncé mercredi le magazine France Football, organisateur de cette distinction récompensant le meilleur joueur de l'année.

La cérémonie, présentée notamment par Didier Drogba, aura lieu au théâtre du Châtelet le lundi 29 novembre à 20h30. Y seront décernés le Ballon d'Or masculin, féminin, ainsi que le trophée Kopa du meilleur jeune et le trophée Yachine du meilleur gardien.

La liste des nommés pour ces différents prix sera dévoilée le vendredi 8 octobre à partir de 17h30, sur les antennes et les réseaux du groupe L'Equipe, ont précisé les organisateurs dans un communiqué.

Lionel Messi, sextuple lauréat, et Megan Rapinoe en sont les détenteurs, après leur sacre en 2019. L'année suivante, la distinction n'avait pas été remise après une saison marquée par le Covid-19.

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