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Côte d'Ivoire

Laurent Gbagbo arrivera à Abidjan le 17 juin par un vol commercial

Le président ivoirien sortant Laurent Gbagbo après une rencontre avec le chef de l'Union africaine et le président malawien Bingu wa Mutharika au palais présidentiel à Abidjan, le 25 janvier 2011.

L'ex-président ivoirien Laurent Gbagbo arrivera le 17 juin à Abidjan par un vol commercial en provenance de Bruxelles, où il réside depuis son acquittement fin mars de crimes contre l'humanité par la justice internationale, a annoncé mercredi son porte-parole.

"Le président Laurent Gbagbo est attendu le 17 juin à Abidjan, il arrive par un vol de la compagnie (Brussels Airlines) à 14H00" locales et GMT, a déclaré le porte-parole, Justin Katinan Koné, lors d'une conférence de presse.

Absent depuis dix ans de Côte d'Ivoire, M. Gbagbo "vient pour la paix et son souhait est que tout se passe dans la paix" à l'occasion de son retour, a affirmé M. Katinan.

Selon lui, l'ex-président ivoirien arrive porteur "d'un message très important de réconciliation attendu par le peuple et dont l'objectif est de ressouder au maximum les liens cassés".

"Les préparatifs vont bon train" et "le gouvernement ne nous a exprimé aucune restriction, nous travaillons selon le format que nous nous sommes fixés, à savoir un accueil populaire", a-t-il souligné.

Dans la soirée, M. Gbagbo a dénoncé "l'arrachage nocturne des affiches commandées par (ses) sympathisants (...) et qui visaient à informer les populations de son retour dans son pays", selon un communiqué publié par son avocate Habiba Touré.

"Le Président Laurent Gbagbo appelle les Ivoiriens à l’apaisement, et leur demande d’aller au delà d’un simple problème d’affichages. Il estime que le chantier de la réconciliation est bien plus important que cela. (...) Il rappelle qu’il entend bien rentrer dans son pays le 17 juin 2021, et cela dans la paix et la sérénité", écrit Me Habiba Touré.

La décision du président Alassane Ouattara d'autoriser Laurent Gbagbo à rentrer dans son pays en lui accordant les avantages dus à son rang d'ancien chef de l'Etat, a été prise après son acquittement le 31 mars par la Cour pénale internationale (CPI), qui le jugeait pour crimes contre l'humanité.

Des négociations sur les conditions de ce retour après dix ans d'absence ont eu lieu ces dernières semaines entre le parti de M. Gbagbo et le gouvernement qui veut éviter tout débordement au moment de l'accueil que souhaitent lui réserver à Abidjan ses partisans.

M. Gbagbo avait été arrêté en avril 2011 après plusieurs mois de crise post-électorale, provoquée par son refus de reconnaître la victoire d'Alassane Ouattara à la présidentielle de 2010. La crise née de ce refus a fait quelque 3.000 morts.

C'est pour ces violences que M. Gbagbo avait d'abord été détenu dans le nord de la Côte d'Ivoire, puis transféré fin 2011 à la Cour pénale internationale (CPI) à La Haye, qui l'a définitivement acquitté en appel le 31 mars.

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Diplomate tué en Côte d'Ivoire: le procès de sa veuve s'ouvre à Paris

Des drapeaux français flottent en berne derrière un policier faisant un geste au départ du Premier ministre ivoirien après avoir signé un livre de condoléances à l'ambassade de France à Abidjan, le 15 juillet 2016.

Quatorze ans après le meurtre à Abidjan d'un ancien policier français chargé de mission pour l'Union européenne (UE), le procès de sa veuve s'est ouvert mardi devant la cour d'assises de Paris pour assassinat, un crime qu'elle a toujours contesté.

Cheveux châtains attachés en chignon, Karine Blanc, 54 ans, comparaît libre et a pris place au premier rang de la petite salle d'audience, pour écouter le rappel des faits.

Le corps de son mari, Michel Niaucel, avait été découvert le 7 février 2007 dans la chambre de leur villa ultra-sécurisée de la capitale économique ivoirienne, où ils vivaient avec leur fille de 13 ans.

L'officier régional de sécurité avait été tué d'une balle dans le thorax, tirée d'un revolver 357 Magnum à travers un oreiller, alors qu'il dormait à côté de son épouse. Il avait basculé du lit conjugal et s'était effondré sur le sol, se vidant de son sang.

L'enquête avait vite exclu la piste du crime politique, les soupçons se portant sur l'épouse, alors enceinte de son amant.

Karine Blanc "clame son innocence depuis le début", a souligné son avocate, Michèle Siari avant l'ouverture du procès. "Elle attend de pouvoir enfin tourner la page".

La fille du couple Niaucel, deux enfants de la victime nés d'une précédente union, ainsi que les deux frères et la sœur du diplomate se sont constitués parties civiles (victimes).

A l'audience, la famille a pris place sur les bancs, de l'autre côté de la salle. "Quel que soit le temps écoulé depuis les faits et la longueur de l'instruction, ils attendent une réponse judiciaire", a dit leur avocat Antoine Tugas avant l'audience.

Entendue après les faits par les autorités ivoiriennes, Karine Blanc avait d'abord affirmé que son mari avait été abattu par un intrus. L'enquête avait ensuite été transférée en France, en vertu de l'immunité diplomatique de Michel Niaucel et de sa famille.

Devant la justice française, Karine Blanc avait alors plaidé le tir accidentel alors qu'elle tentait d'empêcher son époux de se suicider. Mais un collège d'experts a conclu à l'impossibilité de la version de Mme Blanc, estimant qu'elle était soit l'auteure du coup de feu, soit qu'une tierce personne avait tiré.

La thèse du tir accidentel devrait à nouveau être âprement débattue devant la cour d'assises.

Le verdict est attendu le 2 juillet.

Laurent Gbagbo a déposé une demande de divorce au tribunal d'Abidjan

Laurent Gbagbo a déposé une demande de divorce au tribunal d'Abidjan
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Laurent Gbagbo demande le divorce

Un partisan de l'ancien président ivoirien Laurent Gbagbo, fondateur du Front populaire ivoirien (FPI), embrasse son portrait sur une banderole à Abidjan, le 31 août 2020.

L'ex-président Laurent Gbagbo, de retour depuis jeudi en Côte d'Ivoire après dix ans d'absence, a déposé lundi au tribunal d'Abidjan une demande de divorce d'avec son épouse depuis 1989, Simone Gbagbo, a indiqué son avocat.

Laurent Gbagbo "annonce qu'en raison du refus réitéré depuis des années de dame Simone Ehivet de consentir à une séparation amiable (...) il s'est résolu à saisir ce jour le juge des affaires matrimoniales du tribunal de première instance d'Abidjan d'une demande de divorce", a écrit Me Claude Mentenon dans un communiqué.

Une séparation amiable aurait pourtant représenté la "voie de règlement appropriée à leurs statuts personnel et politique réciproques", selon l'avocat.

Le couple s'était marié en janvier 1989 et a eu deux filles ensemble. Ils ont été de fervents opposants au "père de la nation" Félix Houphouët-Boigny, le premier président de la Côte d'Ivoire de 1960 à 1993 et se sont battus ensemble pour le multipartisme.

Laurent Gbagbo a été président de 2000 à 2011 et Simone Gbagbo une première dame redoutée, très influente et qui a encore aujourd'hui des sympathisants.

Ils ont été arrêtés ensemble en avril 2011, après leur refus de reconnaître la victoire d'Alassane Ouattara à la présidentielle. Plus de 3.000 personnes ont été tuées dans cette crise.

Laurent Gbagbo, a été peu après transféré à La Haye pour être jugé devant la Cour pénale internationale (CPI), qui l'a définitivement acquitté en mars, après une longue procédure.

Simone Gbagbo a elle été condamnée en Côte d'Ivoire en 2015 à 20 ans de prison pour "atteinte à la sûreté de l'Etat". Elle a été amnistiée en août 2018 et libérée après sept ans de détention.

Laurent Gbagbo, 76 ans, vit en couple depuis de nombreuses années avec Nady Bamba, une ex-journaliste de 47 ans. Il est rentré avec elle jeudi en Côte d'Ivoire, après son acquittement et le feu vert du président Ouattara.

Simone Gbagbo, 72 ans, s'est rendue à l'aéroport d'Abidjan pour accueillir son mari, a échangé quelques mots avec lui, au milieu de la foule des partisans de l'ex-président, mais a rapidement quitté les lieux.

Laurent Gbagbo s'est inquiété "de la violence qui se perpétue"

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Laurent Gbagbo "content de retourner en Côte d'Ivoire et en Afrique"

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