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Côte d'Ivoire

A Yamoussoukro, 5.000 Ivoiriens dans la rue pour protester contre la révision constitutionnelle

Plusieurs centaines de Jeunes Patriotes organisent un rassemblement pour une Côte d'Ivoire libre à Yamoussoukro, le 7 octobre 2002. (REUTERS/Ruben Sprich)

Quelque 5.000 personnes se sont rassemblées dimanche à Yamoussoukro à l'appel de partis d'opposition, pour dénoncer un projet de révision constitutionnelle en Côte d'Ivoire, a constaté un journaliste de l'AFP.

"Non à la modification de la constitution", ont scandé les manifestants, réunis tant à l'appel du Front populaire ivoirien (FPI), fondé par l'ancien président Laurent Gbagbo, que du parti démocratique de Côte d'Ivoire (PDCI-RDA), de l'ex-président Henri Konan Bédié ou de formations proches de l'ancien Premier ministre Guillaume Soro.

"Nous ne sommes pas dans un royaume, nous sommes dans une République et en République on vote. Nous ne voulons pas de la modification de la constitution de M. Ouattara" a lancé le secrétaire général du FPI, Assoa Adou.

Le président Alassane Ouattara, qui a annoncé le 5 mars qu'il ne briguerait pas un troisième mandat, a dévoilé plusieurs modifications mineures de la nouvelle Constitution qu'il avait fait adopter en 2016.

Parmi celles-ci, la suppression du "ticket président-vice président", celui-ci devant être finalement nommé par le président après le scrutin. La révision devrait être adoptée sauf surprise par l'Assemblée et le Sénat réunis en Congrès où le parti de M. Ouattara dispose d'une majorité écrasante.

"Nous sommes rassemble aujourd'hui pour dire non à la modification de la constitution" a déclaré Maurice Kakou Guikahoué, le secrétaire exécutif du parti démocratique de Côte d'Ivoire (PDCI-RDA), de l'ancien président Henri Konan Bédié, qui n'a pas assisté au rassemblement.

Les intervenants ont aussi demandé au gouvernement que la carte d'identité qui sera nécessaire pour le scrutin présidentiel du 31 octobre soit gratuite. Elle coûte 5000 FCFA (7,5 euros).

Le climat politique est tendu en Côte d'Ivoire avant la présidentielle d'octobre. Elle se tiendra dix ans après la crise post-électorale de 2010-2011, née du refus du président Laurent Gbagbo de reconnaître sa défaite face à Alassane Ouattara, qui avait fait 3.000 morts.

Jeudi, le parti de M Ouattara a désigné le Premier ministre Amadou Gon Coulibaly comme son candidat.

Portrait d'Amadou Gon Coulibaly, remplaçant désigné d'Alassane Ouattara
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Pour le moment, l'ancien Premier ministre Guillaume Soro, 47 ans, ex-chef de la rébellion pro-Ouattara, mais devenu un de ses adversaires, est le seul à s'être déclaré candidat au sein de l'opposition. Accusé de complot, sous le coup d'un mandat d'arrêt en Côte d'Ivoire, il vit actuellement en France.

L'ancien président Konan Bédié, 86 ans, entretient le mystère mais a déja évoqué plusieur fois sa candidature en public.

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Les familles des soldats ivoiriens arrêtés au Mali exigent leur libération

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La justice malienne a confirmé officiellement ce lundi que les 49 militaires ivoiriens arrêtés à Bamako le 10 juillet dernier ont été inculpés pour "tentative d'atteinte à la sûreté de l’État". Les proches de ces 49 soldats ivoiriens sont descendus dans les rues pour exiger leur libération.

La justice malienne confirme l'inculpation des 49 militaires ivoiriens

Le chef d'état-major de l'armée ivoirienne, le général Lassina Doumbia, s'adresse aux proches des 49 militaires ivoiriens détenus au Mali, à Abidjan, le 3 août 2022.

La justice malienne a confirmé officiellement lundi que les 49 militaires ivoiriens détenus depuis plus d'un mois et accusés par les militaires au pouvoir au Mali d’être des "mercenaires", ce que nie Abidjan, ont été inculpés, notamment pour "tentative d'atteinte à la sûreté de l’Etat", et écroués.

"Il a été procédé les 10, 11 et 12 août à leur inculpation (...) et à leur placement sous mandat de dépôt" pour des faits de "crimes d'association de malfaiteurs, d'attentat et complot contre le gouvernement, d'atteinte à la sûreté extérieure de l'Etat, de détention, port et transport d'armes de guerre et de complicité de ces crimes", a indiqué le procureur Samba Sissoko dans un communiqué.

Abidjan assure que ces soldats étaient en mission pour l'ONU, dans le cadre d'opérations de soutien logistique à la Mission des Nations unies au Mali (Minusma) et exige leur libération.

La négociation semblait pour l'instant la voie privilégiée pour obtenir la libération de ces 49 soldats arrêtés le 10 juillet à leur arrivée à l'aéroport de Bamako.

"La Côte d'Ivoire attend que la médiation sollicitée par le Mali nous fasse un retour pour aviser", a indiqué à Abidjan une source proche de l'armée ivoirienne sous couvert d'anonymat. Il ne faut pas "se fier aux effets d’annonce, plusieurs médiations sont en cours, attendons qu’elles nous fassent connaître les résultats obtenus", a-t-elle ajouté.

Le Togo joue le rôle de médiateur entre la Côte d'Ivoire et le Mali, mais de premières négociations le 28 juillet à Lomé, n'ont pas permis d'enregistrer de progrès.

Président en exercice de l'Union africaine (UA), le chef de l'Etat sénégalais Macky Sall devait évoquer la sitution des prisonniers ivoiriens lors d'une rencontre lundi à Bamako avec le chef de la junte militaire au pouvoir au Mali, le colonel Assime Goïta.

Le president du Haut conseil islamique du Mali, Chérif Madani Haïdara, et l'archevêque de Bamako, Jean Zerbo, sont aussi intervenus auprès de la junte en vue d'un règlement à l'amiable, ainsi que l'influent chef religieux de Nioro (sud-ouest du Mali), Chérif Bouyé Haïdara, selon leurs entourages.

Cette affaire illustre les tensions entre le Mali et la Côte d’Ivoire, accusée par Bamako d’avoir incité ses partenaires ouest-africains à durcir les sanctions contre les militaires maliens auteurs de deux coups d’Etat depuis 2020, sanctions finalement levées début juillet.

Inculpation des soldats ivoiriens arrêtés à Bamako

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