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Vers un transfert de l'ex-président burkinabè Kaboré dans une "résidence familiale" 


La libération de l'ancien président Kaboré, une exigence de la communauté internationale, n'a pas été évoquée.
La libération de l'ancien président Kaboré, une exigence de la communauté internationale, n'a pas été évoquée.

Des concertations sont en cours pour le transfert de l'ex-président burkinabè Roch Marc Christian Kaboré, maintenu en résidence surveillée depuis le putsch qui l'a renversé fin janvier, dans une maison "familiale" de son choix, a annoncé jeudi le porte-parole du gouvernement.

"Depuis un peu plus de trois semaines, des concertations ont été initiées au niveau national et se poursuivent avec pour objectif d'aboutir au retour de l'ancien président Kaboré dans une résidence familiale de son choix, garantissant sa sécurité", a déclaré lors d'une conférence de presse le porte-parole du gouvernement Lionel Bilgo.

Sa libération, une exigence de la communauté internationale, n'a pas été évoquée.

"Pour sa sécurité, vu le contexte sécuritaire dans lequel le pays est plongé, le président Kaboré, suivant les concertations qui sont en cours, devra choisir entre ses deux résidences privées à Ouagadougou, dont l'une, où réside sa famille, est déjà dotée d'un dispositif sécuritaire", a précisé M. Bilgo.

"Il sera en résidence avec une sécurité adaptée en raison du rang qu'il occupe et des fonctions qu'il a occupées au Burkina Faso. C'est notre devoir de lui assurer une sécurité pleine et entière", a-t-il insisté.

Le MPP exige la libération de l'ex-président burkinabè
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Accusé de ne pas avoir su endiguer la violence jihadiste qui mine le Burkina Faso depuis 2015, l'ancien président Roch Marc Christian Kaboré a été renversé le 24 janvier par une junte militaire conduite par le lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba, aujourd'hui chef de l'Etat.

Il est placé depuis en résidence surveillée à Ouagadougou, dans des "conditions de plus en plus durcies", selon son parti, le mouvement du peuple pour le progrès (MPP), qui a affirmé qu'elles s'apparentaient à une "détention".

M. Bilgo a assuré que le "gouvernement du Burkina Faso n'a qu'un seul délai: celui de bien faire les choses, d'agencer son action conformément aux réalités du terrain, en toute objectivité, avec la plus grande prudence et réalisme", en faisant allusion aux exigences de la Cédéao qui a réclamé la semaine dernière la "libération inconditionnelle et sans délai" de M. Kaboré.

La libération du président renversé a également été exigée par l'ONU et l'Union africaine.

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