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Au moins quatre soldats tués lors d’une attaque dans le nord du Faso


Un soldat burkinabé passe devant un véhicule blindé de transport de troupes français faisant partie d'un convoi militaire français en direction du Niger, arrêté par des manifestants à Kaya, Burkina Faso, le 20 novembre 2021.

Au moins quatre soldats burkinabè ont été tués dimanche lors d’une attaque contre un détachement militaire à Sollé, dans la région du Nord proche du Mali, a-t-on appris lundi de sources sécuritaires.

"Dimanche matin, aux environs de 5 heures (GMT et locales), le détachement militaire de Sollé, (province du Loroum) a été attaqué par des individus armés. Le bilan côté ami est de quatre morts et plusieurs blessés, tous des soldats", a indiqué à l’AFP une source sécuritaire.

"Côté ennemi, plusieurs terroristes, environ une dizaine, ont été neutralisés lors de la riposte", a ajouté cette source, évoquant "un soutien aérien" et une opération de "ratissage".

Une autre source sécuritaire a confirmé l’attaque, précisant qu’un civil avait également été touché, sans être en mesure de préciser s'il était décédé.

Cette attaque est la troisième en deux semaines contre les Forces de défense et de sécurité (FDS) du Burkina Faso, en proix à la violence jihadiste depuis 2015.

Le 21 novembre, au moins neuf gendarmes et une "dizaine de civils" ont été tués à Foubé (nord) lors d'une attaque attribuée à des jihadistes.

Le 14 novembre, ce sont au moins 57 personnes, dont 53 gendarmes, qui avaient été massacrés dans un assaut contre un détachement de gendarmerie à Inata, toujours dans le nord.

Cette attaque à Inata est la plus meurtrière contre les FDS depuis que le Burkina Faso est confronté aux actions jihadistes qui ont fait environ 2.000 morts et 1,4 million de déplacés en six ans et a profondément choqué le pays.

Les forces de l'ordre semblent incapables d'enrayer cette violence, ce qui entraîne des manifestations de colère d'habitants excédés dans de nombreuses villes du pays.

Samedi, une dizaine de personnes ont été blessées à Ouagadougou lors d'incidents qui ont suivi la dispersion de manifestants dénonçant l'"incapacité" du pouvoir du président Roch Marc Christian Kaboré à endiguer la violence jihadiste.

Les attaques de groupes liés à Al-Qaïda ou à l'Etat islamique (EI), de plus en plus fréquentes, sont en grande majorité concentrées dans le nord et l'est du pays.

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