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Bruxelles frappée par plusieurs attaques: 13 morts et 35 blessés

Les militaries belies pregnant position deviant un centre commercial a Charleroi, Nov. 23, 2015.

Bruxelles a été secouée mardi matin par plusieurs attaques meurtrières, apparemment terroristes, avec des explosions à l'aéroport international et dans le métro de la capitale belge qui ont fait au moins 13 morts et 35 blessés, selon le parquet fédéral

Ces attaques ont déclenché un relèvement de l'alerte antiterroriste à son niveau maximal, une fermeture jusqu'à nouvel ordre de l'aéroport international de Bruxelles-Zaventem et une suspension du trafic du métro.

Vers 07H00 GMT, deux explosions à l'aéroport international de Bruxelles ont fait au moins 13 morts et 35 blessés, a indiqué le parquet fédéral à la chaîne publique RTBF.

Puis peu après 08H00 GMT, une explosion a eu lieu dans une station de métro du quartier européen à Bruxelles, ont rapporté des journalistes de l'AFP.

Au moins une quinzaine de personnes étaient soignées à l'extérieur de la station de Maelbeek, à 300 mètres de la Commission européenne, a constaté un journaliste de l'AFP.

Ces explosions interviennent quatre jours après la capture spectaculaire de Salah Abdeslam, un Français d'origine marocaine, seul survivant du commando auteur des attentats jihadistes du 13 novembre à Paris (130 morts), à Molenbeek, une commune bruxelloise.

Des tirs auraient d'abord été entendus dans le hall des départs de l'aéroport international de Bruxelles, avant qu'une personne ne lance des cris en arabe et que deux explosions retentissent, ont indiqué plusieurs témoins sur place cités par l'agence de presse Belga.

Le bilan officiel de un mort devrait être bien plus élevé, selon des sources policières interrogées par l'AFP.

Des images retransmises par les medias belges montraient des panaches de fumée s'elevant de l'aéroport de Zavantem. Des personnes se trouvant dans l'aéroport ont fui paniquées, abandonnant leurs bagages dans l'aérogare.

"Il y a d'abord eu une petite explosion puis une plus grande, au niveau de l'enregistrement", a raconté Teresa Küchler, une journaliste du quotidien suédois Svenska Dagbladet, sur le site internet du journal.

"Tout le bâtiment a tremblé, il y a de la fumée partout et des gens se sont retrouvés à terre dans le terminal. Ils n'avaient pas l'air blessés, mais plutôt s'être probablement jetés au sol. Il est tombé des débris du toit".

- Bruxelles paralysée -

Selon un témoin cité par la radio publique francophone RTBF, les explosions ont eu lieu près d'une porte d'embarquement vers les Etats-Unis, fauchant un grand nombre de personnes. Il a fait état de "beaucoup de gens avec du sang sur eux".

Une autre explosion a eu lieu peu après 08H00 GMT dans une station de métro du quartier européen à Bruxelles, a appris un journaliste de l'AFP auprès d'une employée des transports en commun et de témoins sur place.

De la fumée noire s'échappait de l'entrée de la station Maelbeek située rue de la Loi, non loin des institutions européennes, selon des images de la RTBF.

Le service du métro est suspendu à Bruxelles, a-t-on ensuite anoncé de source officielle)

Le niveau d'alerte anti-terroriste est passé mardi matin pour l'ensemble de la Belgique à son niveau maximal, le niveau 4, après les explosions à l'aéroport de Bruxelles, a annoncé un porte-parole du ministre de l'Intérieur Jan Jambon.

L'aéroport de Bruxelles est fermé "jusqu'à nouvel ordre", a confirmé mardi sur son site internet Eurocontrol, l'organisation européenne pour la sécurité de la navigation aérienne.

Une réunion était en cours au Centre de crise du ministère de l'Intérieur belge et son porte-parole, responsable de communiquer des bilans, était dans l'immédiat injoignable, a-t-on indiqué à l'AFP.

L'aéroport n'est plus desservi ni par train ni par bus. L'exploitant a appelé les gens à ne pas s'y rendre.

Les vols ont été annulés selon le compte twitter de l'aéroport, et certains avions déjà en vol étaient déroutés, selon les applications sur les réseaux sociaux suivant l'évolution des vols en temps réel.

Avec AFP

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L'ONU veut mieux protéger les migrants d'Afrique en route vers la Méditerranée

51 migrants, qui dérivaient sur un bateau en bois, sont secourus par des membres de l'ONG française SOS Mediterranée, au large des côtes de l'île de Lampedusa, le 25 juin 2020.

Les Nations unies ont demandé mercredi 100 millions de dollars pour mieux protéger, en Afrique, les migrants qui tentent de rejoindre la Méditerranée pour se rendre en Europe, à l'heure où l'escalade des conflits multiplie les candidats au départ.

Cet appel intervient alors que le Comité des droits de l'Homme de l'ONU, dont les avis ne sont pas contraignants, a accusé mercredi l'Italie d'avoir trop tardé à secourir des migrants en Méditerranée en 2013, lors d'un naufrage qui a coûté la vie à 200 personnes.

En 2020, 1.064 décès ont été enregistrés dans la zone centrale et occidentale de la Méditerranée, selon l'ONU.

Face à ce drame, "la priorité absolue est d'offrir des alternatives sûres et viables à ces dangereux périples caractérisés par les abus et la mort", souligne le Haut-Commissariat pour les réfugiés (HCR).

Désireuse de renforcer la protection des réfugiés en route vers la Méditerranée dans les pays africains, l'agence lance un appel d'un peu plus de 100 millions de dollars (82.500 euros).

Le HCR se dit "profondément préoccupé" par l'escalade des conflits et l'ampleur des déplacements au Sahel, par les nouveaux mouvements de population dans l'Est et la Corne de l'Afrique, et par l'augmentation des arrivées par mer dans les îles Canaries.

La violence au Sahel a déjà forcé à ce jour environ 2,9 millions de personnes à fuir, selon le HCR.

En l'absence de perspectives de paix et de stabilité dans la région, "il est fort probable" que d'autres mouvements de population se produiront de nouveau et que beaucoup continuent à tenter la périlleuse traversée maritime vers l'Europe, s'inquiète l'organisation.

- Pandémie-

En outre, la pandémie de Covid-19 n'a pas mis un frein aux envies de départ des migrants, selon l'envoyé spécial du HCR pour la situation en Méditerranée centrale, Vincent Cochetel.

Au contraire: l'impact socio-économique du Covid a poussé un plus grand nombre de personnes à tenter la traversée de la Méditerranée, a-t-il expliqué lors d'une conférence de presse.

Quelques 70.650 personnes sont partis en 2020 de Libye (+58%), Tunisie (+310%) et Algérie (+209%), soit globalement 141% de plus que l'année précédente, selon le HCR.

Avant de tenter la traversée, nombreux sont ceux qui fuient vers d'autres pays sur le continent africain.

"Beaucoup de ces personnes fuient les violences et la persécution et ont des besoins immenses et urgents en matière de protection. Il est essentiel qu'un soutien vital ainsi que des services de protection leur soient assurés dans les pays vers lesquels elles ont fui initialement", a indiqué M. Cochetel.

"Nous recevons des témoignages poignants des brutalités et des abus dont sont victimes les réfugiés et les migrants sur les routes qui mènent à la Méditerranée. Beaucoup sont la proie de trafiquants et de passeurs et sont maltraités, extorqués, violés, et parfois tués ou laissés pour morts", a-t-il souligné.

L'appel de fonds lancé par le HCR découle du plan d'action stratégique pour 2021 lancé par l'organisation, qui vise à accroître l'accès, l'identification et l'assistance aux réfugiés le long de leurs itinéraires, ainsi qu'à améliorer l'accès à l'éducation et aux moyens de subsistance dans les pays d'asile.

"Il est, pour nous, presque trop tard pour intervenir lorsque les gens arrivent en Libye ou dans le Sahara occidental. Il faut investir (...) tout au long du parcours, et pas seulement dans les Etats côtiers", a relevé l'envoyé du HCR.

Afin de limiter le recours aux dangereux périples terrestres et maritimes, le HCR appelle par ailleurs les Etats à favoriser les voies d'accès sûres et légales pour les réfugiés, y compris par le biais du regroupement familial.

"Nous devons développer les capacités d'asile dans plusieurs pays, y compris en Afrique du Nord, où le cadre juridique pour les réfugiés reste inexistant", a insisté M. Cochetel.

Somalie: l'ONU appelle à un consensus rapide pour organiser les élections

Le président somalien Mohamed Abdullahi Mohamed arrive pour la cérémonie de prestation de serment de Cyril Ramaphosa à Pretoria, en Afrique du Sud, le 25 mai 2019.

Ce pays de la Corne de l'Afrique devait initialement organiser des élections législative et présidentielle avant le 8 février, mais le processus s'est embourbé dans les désaccords entre le gouvernement fédéral de Mogadiscio, soutenu par la communauté internationale, et les États régionaux somaliens.

Respecter cette date butoir est désormais "irréaliste", a reconnu M. Swan, étant donné les nombreux retards qui s'accumulent.

L'enjeu est selon lui de trouver un consensus pour éviter de déstabiliser ce pays déjà fragilisé par les violences entre clans et l'insurrection des islamistes radicaux shebab, affiliés à Al-Qaïda.

"La crainte, c'est que dépasser la date du 8 février sans accord clair nous emmène dans une situation imprévisible", a déclaré M. Swan lors d'une conférence de presse en ligne depuis Mogadiscio.

"Nous cherchons vraiment à (...) encourager les dirigeants somaliens à exploiter chaque occasion pour surmonter ces différends, et à prendre une décision dans les tout prochains jours afin de trouver des réponses, de trouver des solutions, bien avant le 8 février", a-t-il ajouté.

- "Climat de méfiance" -

La Somalie s'était initialement fixé l'objectif ambitieux de tenir ses premières élections entièrement démocratiques depuis 1969 en donnant une voix à chaque citoyen lors du scrutin. Selon le complexe système actuel, des délégués spéciaux élisent les parlementaires, qui votent ensuite pour le président.

Mais ce processus a patiné en raison de multiples désaccords politiques.

Mi-septembre, le président Mohamed Abdullahi Mohamed, surnommé "Farmajo", cinq leaders régionaux et le maire de Mogadiscio avaient finalement trouvé un accord. Celui-ci abandonnait la promesse dite du "un homme, une voix" mais prévoyait l'organisation d'élections indirectes, avec un système revisité, qui devaient se tenir avant la fin du mandat de Farmajo en février.

La communauté internationale appelle à respecter ce cadre et s'oppose à tout processus électoral parallèle ou alternatif, a fait savoir M. Swan.

"Il y a malheureusement un climat de méfiance entre de nombreux leaders politiques en Somalie", a-t-il déploré.

Mercredi, plusieurs candidats d'opposition ayant des ambitions présidentielles ont assuré ensemble vouloir trouver un accord politique pour organiser des élections avant le 8 février et ont demandé au gouvernement d'entamer des "négociations".

Selon eux, le pouvoir fédéral de Mogadiscio s'est jusqu'ici montré "incapable d'engager ou d'appeler à un dialogue national avec les différentes parties prenantes pour atteindre un compromis". Ils ont aussi mis en garde le gouvernement contre toute tentation d'organiser des élections partielles.

Les Nations Unies avaient qualifié "de réalisation historique" l'introduction annoncée d'un système électoral universel en Somalie, après des décennies de guerre et d'instabilité.

Mais les observateurs avaient jugé cette réforme improbable en raison des tensions politiques, des aspects techniques et des enjeux de sécurité liés aux insurgés islamistes shebab.

Le fragile gouvernement fédéral contrôle seulement une partie du territoire somalien, malgré le soutien de la force de l'Union Africaine en Somalie (Amisom).

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