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Droits humains

Blinken appelle Israël et les Palestiniens à "protéger les civils" et les enfants

Antony Blinke, in Copenhagen, Denmark, on May 17

Le chef de la diplomatie américaine Antony Blinken a appelé lundi Israël et les Palestiniens à "protéger les civils et particulièrement les enfants", réaffirmant que l'Etat hébreu avait, "en tant que démocratie", un "devoir particulier" en la matière.

"Nous allons continuer à mener une diplomatie active pour mettre fin à ce cycle de violence" et "nous sommes prêts à apporter notre soutien si les parties veulent parvenir à un cessez-le-feu", a-t-il déclaré lors d'une visite à Copenhague, assurant multiplier les contacts "en coulisses".


Il a une nouvelle fois apporté le soutien des Etats-Unis au droit d'Israël "à se défendre", estimant qu'il n'y avait "aucune équivalence possible entre un groupe terroriste qui tire des roquettes de manière aveugle contre des civils et un pays qui se défend contre ces attaques".


"Nous appelons donc le Hamas et les autres groupes à Gaza à mettre immédiatement fin aux attaques de roquettes", a insisté le secrétaire d'Etat lors d'une conférence de presse avec son homologue danois Jeppe Kofod.


Pour autant, "Israël en tant que démocratie a un devoir supplémentaire pour faire tout son possible pour éviter des victimes civiles", a-t-il plaidé.


Cela concerne selon Antony Blinken notamment les journalistes, après la frappe israélienne qui a détruit samedi à Gaza un immeuble abritant des médias internationaux.


Le secrétaire d'Etat a redit "l'inquiétude" de Washington au sujet de la protection des médias, sans aller jusqu'à condamner la frappe de l'Etat hébreu.


Il a révélé que les Etats-Unis avaient "demandé" à Israël de leur fournir des "précisions supplémentaires sur la justification" de ce raid.


Très prudent, il a affirmé ne pas avoir personnellement vu d'éventuelles informations partagées par les autorités israéliennes, et ne s'est donc pas prononcé sur la légitimité de la frappe. "Plus globlament, cela dit, et c'est vraiment crucial, Israël a une responsabilité particulière au sujet de la protection des civils pendant qu'il se défend, et cela inclut absolument les journalistes", a-t-il dit.


Antony Blinken s'est aussi défendu d'avoir fait obstruction au Conseil de sécurité de l'ONU pour faire adopter une déclaration appelant à la fin des hostilités, mais a laissé entendre qu'il considérait qu'un tel texte en ce moment n'était pas de nature à favoriser une désescalade.


"Nous ne faisons pas obstacle à la diplomatie", a-t-il affirmé.

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Les autochtones au Canada vont pouvoir utiliser leur nom traditionnel

Conférence en plein air à Vancouver sur la découverte des restes de 215 enfants, trouvés dans l'ancien pensionnat de Kamloops, Colombie-Britannique, Canada, 2 juin 2021.

Les autochtones canadiens vont désormais pouvoir utiliser leur nom traditionnel sur leurs documents de voyage officiels, a annoncé lundi le gouvernement canadien, quelques semaines après la découverte des restes de 215 enfants près d'un pensionnat autochtone.

Ces noms autochtones leur avaient été "volés" lorsqu'ils avaient été enrôlés de force dans ces pensionnats pour y être assimilés à la culture dominante, a rappelé le ministre de l'Immigration Marco Mendicino lors d'un point presse.

"Ces enfants autochtones qu'on a volés à leurs familles pour les forcer à intégrer le système de pensionnats, on est allés jusqu'à voler leur propre nom", a souligné M. Mendicino, citant l'exemple d'une petite Masek rebaptisée Alice.

Or "nos noms sont l'une des premières choses que l'on reçoit. Ils sont individualisés, uniques, ils parlent de notre passé, ils honorent ceux qui nous ont précédés, et reflètent l'histoire de nos familles", a-t-il ajouté.

Les autochtones vont pouvoir demander que leur nom traditionnel soit utilisé sur leurs documents officiels d'immigration comme les passeports ou les certificats de résidence permanente. Cette mesure pourrait concerner "plusieurs centaines de milliers" de personnes au Canada, a précisé Marc Miller, ministre des Services aux autochtones.

La mesure répond à l'une des 94 demandes formulées en 2015 par une commission nationale d'enquête sur la question des pensionnats, qui avait conclu à un véritable "génocide culturel" de la part du Canada dans un rapport accablant.

Quelque 150.000 enfants amérindiens, métis et inuits ont été enrôlés de force jusque dans les années 1990 dans 139 pensionnats à travers le pays, où ils ont été coupés de leurs familles, de leur langue et de leur culture.

Plusieurs ont été soumis à des mauvais traitements ou à des abus sexuels, et plus de 4.000 y ont trouvé la mort, selon les conclusions de cette commission vérité et réconciliation.

La découverte fin mai, grâce à des fouilles par géo-radars, des ossements de 215 enfants près du pensionnat autochtone de Kamloops dans l'ouest du Canada, a provoqué une vive émotion dans tout le pays. Elle a également relancé les appels au gouvernement à accélérer le processus de réconciliation prôné par la commission d'enquête.

Renforts policiers contre les orpailleurs chez les Yanomami au Brésil

Arrestation d'orpailleurs par des agents de l'agence environnementale du Brésil sur la rivière Uraricoera lors d'une opération contre l'extraction illégale d'or sur des terres indigènes dans l'État de Roraima, Brésil, 16 avril 2016.

Le gouvernement Bolsonaro a autorisé lundi l'envoi de forces de sécurité fédérales dans le territoire indigène Yanomami, le plus grand du Brésil, où les autochtones ont dénoncé des attaques d'orpailleurs ces dernières semaines.

Cette autorisation de déploiement de la Force Nationale, pour une durée 90 jours renouvelables, a été donnée à la suite à d'un ordre d'un juge de la Cour suprême. Ce dernier avait demandé fin mai à l'exécutif de "prendre toutes les mesures nécessaires pour protéger la vie" des indigènes.

Pour des raisons de sécurité, le ministre de la Justice n'a pas dévoilé le nombre de membres de la Force Nationale qui seront déployés "pour préserver l'ordre public".

Près de 27.000 autochtones vivent dans les terres Yanomami, qui s'étendent sur 96.000 km2, dans les Etats de Roraima et Amazonas (nord).

La situation y est extrêmement tendue depuis des mois, avec des incursions régulières d'orpailleurs dans ces terres censées être inviolables et où toute exploitation minière est interdite.

Le 10 mai, l'association Hutukara Yanomami (HAY) avait dénoncé une confrontation entre indigènes Yanomami et mineurs qui avaient envahi le village de Palimiu, dans l'Etat de Roraima, au cours de laquelle quatre mineurs et un indigène avaient été blessés par balle.

Les associations de défense des indigènes dénoncent la présence d'environ 20.000 orpailleurs sur ce territoire, ce qui aurait causé la propagation du Covid-19. Le gouvernement Bolsonaro affirme de son côté que le nombre d'orpailleurs ne dépasse pas les 3.500.

L'exploitation minière illégale est l'une des principales causes de destruction de la forêt amazonienne. Elle s'est étendue de 30% en 2020 sur les terres des Yanomami, détruisant l'équivalent de 500 terrains de football, d'après un rapport publié fin mars par la HAY.

Fin mai, le président Jair Bolsonaro s'est rendu chez les Yanomami et a promis à des chefs autochtones de mettre fin à l'exploitation minière sur leur territoire. "Si vous ne voulez pas de mines, il n'y aura pas de mines", avait-il assuré.

Le chef de l'Etat avait dit en revanche qu'il envisageait d'autoriser l'exploitation minière dans d'autres territoires indigènes si leurs occupants le souhaitaient.

La Journée internationale de sensibilisation à l'albinisme observée au Cameroun

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Des hommes armés massacrent 53 personnes dans 6 villages nigérians

Des membres d'une bande de bandits avec des armes dans leur cachette forestière dans le nord-ouest de l'État de Zamfara, au Nigeria, le 22 février 2021.

Des voleurs de bétail armés ont tué 53 personnes dans six villages de l'Etat de Zamfara dans le Nord-Ouest du Nigeria, ont indiqué samedi la police et des habitants.

Des dizaines d'hommes armés arrivés sur des motos ont envahi les villages de Kadawa, Kwata, Maduba, Ganda Samu, Saulawa et Askawa dans le district de Zurmi district, avant de tuer leurs habitants.

Ils ont attaqué les victimes qui travaillaient dans leurs fermes avant de se lancer à la poursuite de ceux qui tentaient de s'échapper.

Le porte-parole de la police de Zamfara Mohammed Shehu a déclaré que quatorze corps avaient été emmenés dans la capitale de l'Etat de Zamfara.

"Des policiers ont été déployés dans cette zone après les attaques", a ajouté le porte-parole.

"Nous avons évacué 14 dépouilles et nous les avons conduites jusqu'à Gusau vendredi soir où elles ont été inhumées au cimetière d'Unguwar Gwaza", a ajouté le porte-parole.

Des habitants ont indiqué de leur côté que 39 autres cadavres avaient été inhumés dans la ville voisine de Dauran.

"Nous avons retrouvé 28 corps hier et 11 autres ce matin dans les villages avant de les enterrer ici", a déclaré un habitant de Dauran, Haruna Abdulkarim.

"C'était dangereux d'organiser des funérailles à cause des bandits qui se cachent dans la forêt de Zurmi et qui auraient pu revenir pour attaquer les funérailles", a déclaré un autre habitant, Musa Arzika, qui a fait état du même bilan de victimes.

Les villages situés dans la région de Zurmi sont régulièrement ciblés par des bandes criminelles pouvant rassembler des centaines de bandits. Ces violences ont poussé les habitants à manifester leur mécontentement et à bloquer le principal axe routier local la semaine dernière, appelant les autorités à faire cesser les attaques.

Le Nord-Ouest et le Centre du Nigeria ont été le théâtre au cours des dernières années d'attaques menées par des gangs de voleurs de bétail et des kidnappeurs qui mènent des raids dans des villages, tuent et enlèvent des habitants, volent le bétail après avoir pillé et incendié leurs maisons.

Des gangs criminels ont récemment réorienté leurs raids contre des écoles, enlevant élèves et étudiants contre rançon.

Plus de 850 élèves ont été enlevés depuis décembre dernier mais la grande majorité d'entre eux ont été libérés après le versement d'une rançon.

Les gangs sont largement motivés par l'appât du gain, sans idéologie particulière, mais les observateurs craignent qu'ils ne soient infiltrés par des jihadistes, qui mènent une violente insurrection dans le nord-est du pays depuis 12 ans.

Les opérations militaires et les offres d'amnistie n'ont pas mis un terme à ces attaques.

Le gouverneur de l'Etat de Zamfara, Bello Matawalle, a appelé vendredi les habitants à se défendre eux-mêmes "contre les bandits assassins".

Le gouvernement américain dit vouloir renforcer la lutte contre les freins au vote des minorités

Le ministre de la justice des États-Unis, Merrick Garland, témoigne devant une sous-commission du Sénat au Capitole à Washington, le 9 juin 2021.

Le ministre américain de la Justice a annoncé vendredi une série de mesures pour lutter contre les restrictions dans l'accès au vote des minorités adoptées récemment par plusieurs Etats républicains.

"Les progrès pour protéger le droit de vote, notamment des Américains noirs et de couleur, n'ont jamais été réguliers: les moments de progrès ont souvent été suivis d'efforts pour les contrer", a souligné Merrick Garland dans une allocution truffée de références historiques.

Or, "depuis le début de l'année, au moins 14 Etats ont adopté des lois qui compliquent l'exercice du droit de vote", a-t-il déploré, en critiquant aussi les audits post-électoraux menés par certains Etats républicains qui "minent la confiance dans la démocratie".

"Pour répondre à ce défi", M. Garland a annoncé que les effectifs du ministère consacrés à la protection des droits civiques allaient doubler d'ici 30 jours.

Ses membres "examineront de près" chaque nouvelle loi, mais aussi les pratiques au niveau local. "Si nous voyons des violations des lois fédérales, nous n'hésiterons pas à agir", a-t-il menacé.

Le gouvernement du président Joe Biden, qui a été élu avec le soutien des électeurs noirs, compte également renforcer le travail de lutte contre la désinformation "qui vise à décourager les électeurs de voter", a-t-il dit.

Le ministère poursuivra également sans relâche tous ceux qui se livrent à des menaces ou à des violences contre des agents électoraux, a encore annoncé M. Garland.

Son discours intervient alors qu'une loi voulue par Joe Biden, et qui neutraliserait les législations locales, semble dans l'impasse. Le sénateur démocrate Joe Manchin a annoncé dimanche qu'il ne la voterait pas, ce qui compte-tenu du rapport de force à la chambre haute (50 démocrates, 50 républicains) semble condamner le texte.

Joe Biden avait pourtant promis le 1er juin de se battre "comme un diable" pour qu'il soit adopté au Congrès, en dénonçant des attaques "absolument sans précédent" contre le droit de vote des minorités.

Les républicains assurent que leurs textes visent à lutter contre la fraude électorale, en écho à l'ancien président Donald Trump qui maintient contre toute évidence que la présidentielle de 2020 lui a été "volée".

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