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Benjamin Netanyahu décidé à faire voter une loi controversée sur les colonies


Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu s'entretient avec les membres du gouvernement lors d'une réunion hebdomadaire, à Jerusalem, le 22 janvier 2017.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a affirmé dimanche qu'il était décidé à faire avancer lundi au Parlement l'adoption d'un projet de loi sur la légalisation de logements construits en Cisjordanie occupée sur des terres privées palestiniennes.

Benjamin Netanyahu a donné un coup d'accélérateur à la colonisation en Cisjordanie et à Jérusalem-Est annexée depuis l'arrivée à la Maison Blanche de Donald Trump, dont il espère le soutien lors d'une rencontre prévue en février à Washington.

Ce texte évoqué par M. Netanyahu a été adopté en lecture préliminaire en novembre. Il concerne entre 2.000 à 3.000 logements en Cisjordanie. Il doit encore être voté lors de trois lectures par le Parlement avant d'avoir force de loi.

"Demain (lundi) nous allons présenter à la Knesset cette loi qui va permettre de régulariser une fois pour toute les implantations en Judée-Samarie (Cisjordanie) et empêcher les tentatives répétées de porter atteinte aux implantations", a affirmé M. Netanyahu lors du conseil des ministre, selon un communiqué de son bureau.

Le texte doit notamment légaliser les colonies sauvages, ces implantations illégales non seulement aux yeux de la communauté internationale mais aussi de la loi israélienne.

Le projet de loi vise également à satisfaire et compenser le lobby des colons en prévision de l'évacuation de la colonie emblématique d'Amona en Cisjordanie construite sur des terres privées palestiniennes. Le gouvernement est tenu par une décision de la Cour suprême de démolir d'ici le 8 février cette colonieoù résident une quarantaine de familles.

Aux yeux de la communauté internationale, toutes les colonies sont illégales quels que soient leurs statuts juridiques du point de vue israélien. Il existe parmi elles une centaine de colonies "sauvages", c'est à dire n'ayant pas obtenu toutes les autorisations nécessaires des autorités israéliennes.

Dans le passé, les dirigeants israéliens s'étaient engagés auprès des Etats-Unis à les démanteler. Mais cette promesse est restée lettre morte.

Selon les médias, le conseiller juridique du gouvernement, qui fait office de procureur général, Avichai Mandelblit, a mis en garde sur la possibilité que des appels soient présentés auprès de la Cour pénale internationale (CPI) si ce projet de loi était définitivement adopté.

Environ 400.000 colons israéliens mènent une coexistence souvent conflictuelle avec 2,6 millions de Palestiniens en Cisjordanie.

Avec AFP

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