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Australie: la peine rendue contre le cardinal Pell sera diffusée en direct

Le cardinal George Pell à Melbourne, en Australie, le 26 février 2019.

La peine rendue contre le cardinal australien George Pell condamné pour pédophilie sera diffusée mercredi en direct à la télévision, décision rarissime de la justice qui avait imposé pendant des mois le secret total sur la procédure.

Plus haut représentant de l'Eglise catholique jamais reconnu coupable de viol sur mineur, l'ex-numéro trois du Vatican, risque jusqu'à 50 ans de réclusion criminelle pour avoir agressé deux enfants de choeur à Melbourne en 1996 et 1997.

La condamnation avait été prononcée en décembre mais en raison du black-out décrété par la justice australienne, les médias s'étaient vu imposer le silence sur l'affaire, n'avaient pu couvrir les débats ni mentionner l'interdiction elle-même. Ce n'est qu'à la fin février, lorsque des poursuites distinctes contre le prélat avaient été abandonnées, que "l'ordonnance de suppression" totale en vigueur depuis juin 2018 avait été levée.

Dans l'intérêt d'une "justice transparente", le tribunal de Melbourne a annoncé mardi que la télévision nationale ABC serait autorisée à diffuser en direct l'énoncé de la sentence par le juge Peter Kidd.

Aucune autre personne présente à l'audience, y compris le cardinal actuellement en détention, ne pourra être filmé.

"La cour tient aux principes de la transparence de la justice. Le rendu de la condamnation par le juge Peter Kidd sera diffusé en direct", a dit un porte-parole dans un communiqué.

Les tribunaux australiens autorisent rarement la diffusion en direct d'images des audiences. Il s'agirait d'une première pour le tribunal de Melbourne.

Le cardinal Pell, qui clame son innocence et a fait appel de sa condamnation, été reconnu coupable de pénétration sexuelle et de quatre chefs d'attentat à la pudeur contre deux enfant de choeur alors âgés de 12 et 13 ans, dans la sacristie de la cathédrale de Melbourne, dont il venait d'être nommé archevêque.

Le prélat saura début juin s'il aura droit à un nouveau procès.

Avec cette condamnation, l'Eglise s'est retrouvée au beau milieu d'une controverse sur sa gestion des accusations de pédophilie contre le clergé, compte tenu du rôle joué par le cardinal dans la mise en place d'un fonds visant à indemniser les victimes à Melbourne en 1996.

L'affaire devrait encourager les victimes présumées d'autres religieux à parler.

"Espérons que la sentence augurera de changements fondamentaux au sein de l'Eglise et des autres institutions", a déclaré Cathy Kezelman, présidente de la Fondation Blue Knot, une association de soutien aux victimes de pédophilie. "Le temps de la tolérance zéro pour les abus, du respect dû aux survivants, du soutien et de la justice est venu".

Avec AFP

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Vents contraires pour le Qatar dans ses zones d'influence

카타르 도하에서 미국과 탈레반, 카타르 대표단들이 평화 협상을 하고 있다.

Déjà ostracisé par des Etats arabes, le Qatar pourrait aussi perdre en influence dans des pays en crise, comme le Soudan et la Libye, au profit de ses principaux rivaux, Ryad et Abou Dhabi, estiment des experts.

La Turquie, un des seuls alliés du Qatar dans la région, est confrontée au même risque, l'axe Doha-Ankara soutenant les mêmes camps dans ces deux pays.

Allié de longue date du Soudan, Doha observe avec un silence gêné la crise à Khartoum, où les militaires au pouvoir depuis la destitution du président Omar el-Béchir, le 11 avril, sont engagés dans des négociations tendues avec les leaders de la contestation populaire.

L'ex-président soudanais, arrivé au pouvoir en 1989 par un coup d'Etat appuyé par des islamistes, a longtemps pu compter sur l'aide économique du Qatar qui forme, avec la Turquie, le principal soutien de groupes islamistes dans la région, en particulier de la mouvance des Frères musulmans.

"Avec la révolution, Doha a perdu de l'influence au Soudan", dit à l'AFP Andreas Krieg, professeur au King's College de Londres. Le nouvel homme fort du Soudan, le général Abdel Fattah al-Burhane, "a des liens plus étroits avec Abou Dhabi qu'avec Doha."

Grand rivaux de Doha, les Emirats arabes unis et l'Arabie saoudite s'étaient déjà rapprochés ces dernières années des dirigeants soudanais. Khartoum a notamment envoyé des centaines de soldats rejoindre les rangs de la coalition menée depuis 2015 par Ryad au Yémen en soutien aux forces progouvernementales.

Abou Dhabi et Ryad misent sur les militaires actuellement au pouvoir au Soudan pour "consolider un contrôle sur le long terme dans ce pays", affirme M. Krieg.

Selon l'agence officielle saoudienne SPA, le chef-adjoint du Conseil militaire soudanais, Mohamad Hamdan Daglo, a été reçu jeudi par le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane à Jeddah, dans l'ouest du royaume.

Au cours de cette rencontre, il a notamment remercié le royaume pour son aide économique et l'a assurée du "soutien" du Soudan "contre toutes les menaces et attaques de l'Iran et des milices Houthis" yéménites, selon un communiqué du conseil militaire soudanais.

"Il y a au Soudan une lutte de pouvoir et d'influence entre les militaires favorables au camp Qatar-Turquie et ceux plus enclins à s'allier au camp Arabie-Emirats", déclare Mathieu Guidère, professeur à l'Université de Paris-VIII et spécialiste du monde arabe.

- "Champ de bataille" -

Préoccupés par l'instabilité à Khartoum et par les conséquences sur leurs intérêts, Ryad et Abou Dhabi ont annoncé une aide conjointe de trois milliards de dollars et ont déjà déposé 250 millions chacun à la Banque centrale du Soudan.

Les deux pétromonarchies sont allergiques aux bouleversements incontrôlés comme ceux ayant plongé en 2011 la Libye dans le chaos ou abouti en Egypte à la montée des Frères musulmans, leur "bête noire".

C'est d'ailleurs sur cette confrérie islamiste que se cristallise en partie la dispute entre le Qatar et ses voisins. En juin 2017, l'Arabie saoudite, les Emirats, Bahreïn et l'Egypte ont rompu leurs relations avec l'émirat gazier, l'accusant de soutenir des groupes extrémistes, ce qu'il nie.

Pour les leaders de la contestation au Soudan, ni l'axe Ryad-Abou Dhabi ni l'axe Doha-Ankara ne devraient jouer un rôle dans l'avenir de leur pays.

"Le changement (politique) a été amené par le peuple soudanais et n'a rien à voir avec tout autre pays", affirme un des meneurs du mouvement sous le couvert de l'anonymat, accusant les pays du Golfe de vouloir utiliser le Soudan comme "champ de bataille".

"Nous voulons une relation équilibrée avec les pays de la région", insiste-t-il.

- "Désenclavement diplomatique" -

Le Qatar est également confronté à l'engagement croissant de ses ennemis en Libye, autre zone d'influence.

Si Doha et Ankara soutiennent le Gouvernement d'union nationale libyen (GNA), reconnu par l'ONU, Ryad et Abou Dhabi sont proches du maréchal Khalifa Haftar, homme fort de l'est libyen qui a lancé début avril une offensive contre Tripoli, où siège le GNA.

Les combats entre forces pro-GNA et pro-Haftar ont fait au moins 510 morts, selon un bilan de l'Organisation mondiale de la santé (OMS).

Le maréchal Haftar est accusé par ses détracteurs de recevoir un soutien militaire des Emirats et de l'Egypte. Il accuse en retour la Turquie et le Qatar de fournir des armes à ses rivaux.

"Six à dix pays interfèrent" en Libye, a déploré mercredi à New York l'émissaire de l'ONU, Ghassan Salamé. Ce soutien peut consister en "livraison d'armes" et peut aller "jusqu'à intervenir directement", a-t-il ajouté.

Le Soudan et la Libye "sont devenus des champs d'affrontements entre puissances rivales du Golfe", dit Karim Bitar, de l'Institut des relations internationales et stratégiques (Iris). Celles-ci "se livrent un bras de fer militaire en Libye", et "économique et financier au Soudan", selon lui.

Ces deux pays assuraient à Doha un "désenclavement diplomatique". Mais "l'engagement de l'Arabie saoudite et des Emirats en Libye et leur rapprochement avec le Soudan risquent de réduire l'influence du Qatar et d'aggraver son isolement" régional, estime M. Guidère.

Selon M. Bitar, les grands perdants restent les pays où se jouent cette rivalité car "les guerres par procuration qataro-saoudiennes prolongent et aggravent les crises" soudanaise et libyenne.

Jon Henley, du journal The Guardian, analyse la démission de Theresa May

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L'ONU crée "une Médaille du courage exceptionnel" pour ses Casques bleus

Le secrétaire général des Nations Unies, Antonio Guterres, prononce son discours lors de la cérémonie d'ouverture du deuxième Forum de coopération internationale entre ceintures et routes à Beijing, le vendredi 26 avril 2019.

Le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, a décerné vendredi la "Médaille du courage exceptionnel" à titre posthume à un Casque bleu du Malawi, décédé en novembre en République démocratique du Congo en sauvant un collègue tanzanien blessé.

Cette décoration, créée cette année, porte le nom de "Médaille du capitaine Mbaye Diagne pour courage exceptionnel", en mémoire d'un Casque bleu sénégalais qui avait sauvé des centaines de vies lors du génocide au Rwanda (1994) au prix de la sienne.

La médaille a été remise par Antonio Guterres lors d'une cérémonie au siège des Nations unies à la veuve en larmes de Chancy Chitete, Casque bleu du Malawi, tué lors d'une opération dans l'est de la RDC contre un groupe armé, les Forces armées démocratiques (FAD).

En novembre, Chancy Chitete avait quitté son unité pour venir en aide sous les balles ennemies au caporal tanzanien Ali Khamis Omary grièvement blessé et incapable de bouger. Il avait réussi à lui apporter des premiers soins mais avait succombé par la suite de blessures mortelles.

Le caporal Omary a survécu à cette bataille.

L'ONU compte aujourd'hui quelque 100.000 Casques bleus engagés dans une quinzaine d'opérations à travers le monde.

Depuis 2008, une moyenne d'une centaine de Casques bleus meurent chaque année, selon l'ONU. Depuis le début de 2018, 119 militaires, policiers ou civils employés par l'ONU ont perdu leur vie dans le cadre de leur mission pour la paix.

737 MAX : 13 compagnies chinoises attaquent désormais Boeing

Boeing 737 MAX de Southwest Airlines stationnés sur le tarmac à l'aéroport de logistique sud-californien de Victorville, en Californie, le 28 mars 2019.

L'association chinoise des transporteurs aériens a déclaré vendredi qu'elle aiderait 13 de ses compagnies membres à réclamer des indemnisations à Boeing, estimant à 520 millions d'euros les pertes entraînées par l'interdiction de vol de leurs 737 MAX.

La Chine avait été le tout premier pays au monde à ordonner le 11 mars à ses transporteurs de clouer au sol ce type d'appareil de l'avionneur américain, après deux drames aériens impliquant ce modèle.

La veille, un 737 MAX, exploité par Ethiopian Airlines, s'était écrasé peu après le décollage d'Addis Abeba, faisant 157 morts. La catastrophe était survenue un peu plus de cinq mois après l'accident d'un avion de la compagnie indonésienne Lion Air ayant fait 189 morts.

"A mesure que le temps passe, les pertes (des compagnies aériennes) vont encore s'accroître", a indiqué l'Association chinoise du transport aérien (Cata) dans un communiqué.

"Il n'est actuellement toujours pas possible de connaître la date de remise en service de ce type d'appareil."

D'ici fin juin, le secteur chinois du transport aérien aura cumulé des pertes estimées à 4 milliards de yuans (520 millions d'euros), a souligné l'association.

Selon le dernier bilan officiel, ces 13 compagnies aériennes chinoises ont cloué au sol un total de 96 Boeing 737 MAX 8.

Les pertes sont liées à l'interdiction de vol visant les appareils déjà présents dans leurs flottes, mais aussi aux reports de livraisons d'avions commandés à l'avionneur américain.

Plus tôt cette semaine, les trois principales compagnies aériennes chinoises, China Southern, China Eastern et Air China ont demandé officiellement des indemnisations à Boeing.

Le constructeur avait reconnu samedi avoir corrigé un défaut dans le logiciel des simulateurs avec lesquels sont formés les pilotes du 737 MAX. Il doit soumettre pour évaluation à l'agence fédérale de l'aviation américaine (FAA) le correctif du système anti décrochage MCAAS du 737 MAX, mis en cause dans les deux catastrophes.

Les demandes d'indemnisation des compagnies chinoises, dont les montants ne sont pas connus, interviennent dans un contexte de bras de fer commercial entre Pékin et Washington.

Le pays asiatique est un marché incontournable pour l'avionneur sur fond d'explosion du trafic aérien, nourri par une classe moyenne en plein essor.

La Chine devrait devenir vers le milieu des années 2020 le premier marché aéronautique devant les Etats-Unis.

"Nous espérons sincèrement que Boeing pourra accorder une grande importance aux revendications formulées par (ces) compagnies et les résoudre de manière raisonnable et légale", a indiqué l'Association chinoise du transport aérien.

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