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Report de la visite officielle du Premier ministre dans le centre du Mali

  • VOA Afrique

Des passagers d'un bus partant de Bamako pour Gao, le 11 mars 2013.

Au moins sept civils ont péri lundi dans deux attaques dans le nord et le centre du Mali, où le Premier ministre Abdoulaye Idrissa Maïga a dû reporter une visite après l'explosion d'une mine au passage d'un véhicule d'escorte, selon des sources concordantes.

Au moins trois civils ont étés tués dans le centre du pays lors de l'attaque de deux camions affrétés par la Mission de l'ONU au Mali (Minusma), ont affirmé à l'AFP une source policière malienne à Mopti (centre) jointe par téléphone et une source militaire malienne.

Selon une source douanière qui s'est rendue sur les lieux, "les camions ont été ensuite été brûlés par les assaillants, qui sont des jihadistes". Un des chauffeurs des camions figure parmi les tués, selon la même source. Les camions avaient quitté le sud pour le nord du Mali.

Par ailleurs, le Premier ministre, qui conduit depuis la semaine dernière une mission gouvernementale dans le centre du pays, a dû reporter une visite à Niafounké à la suite d'une attaque à la mine contre un véhicule militaire participant à la protection de la délégation, selon les autorités locales et des habitants.

Selon les informations de VOA Afrique, l'accident a eu lieu entre Ansongo et Fafa, dans le nord du Mali.

Cette tournée gouvernementale vise à faciliter le retour de l'administration dans le centre du pays et à vérifier la possibilité de tenir sur tout le territoire les élections régionales, fixées au 17 décembre.

Ce sont les jihadistes qui ont posé la mine pour terroriser la population, accusée de donner des informations aux forces de sécurité", a déclaré un élu de la localité, confirmant l'information.

Les passagers du bus se rendaient à une foire hebdomadaire à quelques dizaines de kilomètres d'Ansongo, a appris l'AFP auprès du syndicat régional des transporteurs routiers.

"Il n'y a plus de sécurité pour nous les transporteurs. Il y a des attaques de bandits armés ou bien les jihadistes mettent des mines sur notre chemin", a déclaré Oumar Guiré, membre de ce syndicat.

Le nord du Mali était tombé en mars-avril 2012 sous la coupe de groupes jihadistes liés à Al-Qaïda. Ces groupes en ont été en grande partie chassés par une intervention militaire internationale, lancée en janvier 2013 à l'initiative de la France, qui se poursuit actuellement.

Mais des zones entières du pays échappent encore au contrôle des forces maliennes et étrangères, régulièrement visées par des attaques, malgré la signature en mai-juin 2015 d'un accord de paix, censé isoler définitivement les jihadistes.

Depuis 2015, ces attaques se sont étendues au centre et au sud du Mali et le phénomène gagne les pays voisins, en particulier le Burkina Faso et le Niger.

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