Liens d'accessibilité

Dernières nouvelles

Afrique

Quatre personnes égorgées après l'arrestation d'un commandant de Boko Haram au Nigeria

Des combattants de Boko Haram (en camouflage) s'embrassent et se serrent la main avec les prisonniers de Boko Haram, libérés en échange d'un groupe de 82 filles Chibok, près de Kumshe, Nigeria, 6 mai 2017.

Dix membres du groupe jihadiste nigérian ont investi à moto le village de Hambagba, à proximité de Gwoza, à la frontière du Cameroun, kidnappant six personnes et en tuant quatre autres.

Quatre personnes ont été égorgées jeudi dans le nord-est du Nigeria en représailles à l'arrestation d'un membre important de Boko Haram, a-t-on appris de sources locales vendredi.

"Quand ils sont arrivés, ils ont demandé à tout le monde de se rassembler, mais les gens ont fui. (...) Ils ont réussi à kidnapper six personnes, et en ont égorgé quatre autres", a raconté Usman Buba, un habitant du village, .

La veille, un commandant de Boko Haram, Adamu Rugurugu, avait été arrêté dans la même localité, lors d'une tentative d'attaque par le groupe jihadiste, selon M. Buba.

Aucun coup de feu n'a été tiré, d'après les villageois, pour éviter d'attirer l'attention de militaires postés non loin du village.

Adamu Rugurugu, un des dirigeants éminents du groupe jihadiste nigérian, "terrorisait le village", a ajouté M. Buba.

Un autre villageois, Dahiru Alkali, a témoigné des mêmes faits, assurant que les habitants s'étaient plaints à de nombreuses reprises à l'armée des attaques incessantes de Boko Haram.

Ms. Alkali et Buba ont pu joindre l'AFP une fois arrivés à Maiduguri, la capitale de l'Etat du Borno (nord-est).

Gwoza fut la capitale du Caliphat de Boko Haram en juillet 2014, lorsque ce groupe détenait encore de larges parts du territoire au nord-est du Nigeria, avant d'être reprise par l'armée nigériane en mars 2015.

Mais Boko Haram mène encore des attaques régulières dans cette région reculée et montagneuse à la frontière du Cameroun, malgré les assurances du gouvernement et de l'armée nigérianes selon lesquels le calme y est revenu.

En avril, 13 femmes avaient été kidnappées par le groupe dans le même village.

De nombreux territoires autour du lac Tchad et à la frontière du Cameroun restent inaccessibles.

Mercredi, onze personnes ont été tuées lors d'une attaque sur Maiduguri.

Le conflit a fait plus de 20.000 morts et 2,6 millions de déplacés depuis 2009.

Avec AFP

See all News Updates of the Day

Foule immense vendredi dans les rues du centre d'Alger

Des manifestants algériens scandent des slogans alors qu'ils manifestent dans la capitale, Alger, contre la candidature de leur président à un cinquième mandat, le 24 février 2019.

Des cortèges massifs sont également signalés dans le reste du pays, notamment à Oran (nord-ouest), Constantine et Annaba (nord-est), les plus importantes villes d'Algérie après la capitale, selon des journalistes locaux et la télévision nationale.

Une foule immense remplit à nouveau sur plusieurs kilomètres les rues du centre d'Alger, pour un 9e vendredi consécutif de manifestations réclamant le départ du pouvoir de l'ensemble de l'appareil lié au président déchu Abdelaziz Bouteflika, a constaté une journaliste de l'AFP.

Des cortèges massifs sont également signalés dans le reste du pays, notamment à Oran (nord-ouest), Constantine et Annaba (nord-est), les plus importantes villes d'Algérie après la capitale, selon des journalistes locaux et la télévision nationale.

A Alger, la police, accusée ces dernières semaines de tenter de réprimer les manifestations, s'est fait discrète. "Sylmiya (pacifiques) malgré la provocation et le gaz" lacrymogène, peut-on lire sur une pancarte.

"Dégage Bensalah", scandent les manifestants, à l'adresse du président de la Chambre haute, Abdelkader Bensalah, incarnation du régime Bouteflika propulsé, conformément à Constitution, chef de l'Etat par interim le 9 avril, après le départ du pouvoir de M. Bouteflika.

Galvanisés par la démission dans la semaine du président du Conseil constitutionnel, Tayeb Belaiz, proche du président déchu et personnage-clé de son appareil, les manifestants réclament le départ de M. Bensalah, du Premier ministre Noureddine Bedoui et de l'ensemble des personnalités liées au régime Bouteflika.

Ils rejettent également la convocation d'une présidentielle le 4 juillet pour élire un successeur à Abdelaziz Bouteflika, estimant que les structures et figures de l'ancien régime ne peuvent garantir un scrutin libre et équitable. Ils réclament un processus de transition géré par des structures ad hoc.

Un haut responsable policier menace publiquement d'éliminer des opposants

FILE - Burundi's security guards patrol near a polling station for the referendum on a controversial constitutional reform in Bujumbra, Burundi, May 17, 2018.

Un haut responsable de la police burundaise a publiquement menacé d'éliminer les membres du principal parti d'opposition et leurs familles, s'ils organisent des "réunions clandestines" à leur domicile, selon un enregistrement audio parvenu vendredi à l'AFP.

Ces menaces ont été proférées par un commissaire provincial alors que le parti d'opposition Congrès national pour la liberté (CNL), deuxième force politique du pays, dénonce la "féroce" répression qui frappe ses membres depuis son agrément fin février.

"Je voudrais dire à celui qui tient une réunion clandestine nocturne chez lui que si on en est averti (...), tu seras en train d'attirer le malheur sur toute ta famille", a déclaré Jérôme Ntibibogora, le commissaire de la police dans la province de Muyinga (est), lors d'une réunion publique mercredi dirigée par le gouverneur de la province dans la commune de Gasogwe.

L'authenticité de l'enregistrement a été confirmée à l'AFP par plusieurs témoins présents sur place, dont des sources administratives, sous couvert de l'anonymat.

Le commissaire a assuré qu'il a toujours sur lui "des engins (explosifs)" et, a-t-il dit, il "suffit que je jette deux d'entre eux dans cette maison". "Si tu veux perturber la sécurité, je vais en finir avec toi sur place, et si tu es avec ta femme et tes enfants, vous partez ensemble", a-t-il ajouté, répondant à des questions sur la répression qui frappe les militants du CNL.

Contactés par l'AFP, la police nationale et le ministère de l'Intérieur n'ont pas souhaité réagir aux propos tenus par le commissaire. Un responsable gouvernemental a toutefois déploré sous couvert de l'anonymat "un excès de zèle" de la part du policier. "Un gradé de la police ne peut tenir de tels propos car ils ne correspondent pas à la politique du gouvernement", a-t-il affirmé.

Le commissaire Ntibibogora dirigeait la police dans les quartiers sud de Bujumbura au plus fort de la crise en 2015, et a été une des grandes figures de la répression des manifestations contre la candidature du président Pierre Nkurunziza à un troisième mandat controversé.

Le Burundi est en crise depuis que le président a annoncé en avril 2015 sa candidature à un troisième mandat. Il avait été réélu en juillet de la même année.

Avec AFP

Eric Manirakiza a joint à Dakar, le responsable du bureau Afrique au sein de RSF, Arnaud Froger

Eric Manirakiza a joint à Dakar, le responsable du bureau Afrique au sein de RSF, Arnaud Froger
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:02:44 0:00

Retour en classe jeudi

Retour en classe jeudi
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:02:04 0:00

L'ancien président Boni Yayi appelle ses compatriotes à la résistance

L'ancien président Boni Yayi appelle ses compatriotes à la résistance
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:02:31 0:00

Voir plus

XS
SM
MD
LG