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Ebola aurait déjà fait 88 morts dans l'est de la RDC

Un infirmier congolais administre le vaccin contre le virus Ebola à un garçon qui a été en contact avec une victime d'Ebola dans le village de Mangina, dans la province du Nord-Kivu, en RDC, le 18 août 2018.

Le bilan de l'épidémie de fièvre hémorragique Ebola est monté à 88 morts dans l'est de la République démocratique du Congo, où deux décès ont été enregistrés pour la première fois à Butembo, grand carrefour commercial d'environ un million d'habitants.

Les deux premiers cas de décès confirmés à Butembo, plaque tournante des échanges de la RDC avec des pays voisins comme l'Ouganda, sont une femme et un personnel soignant qui a été en contact avec elle, a indiqué jeudi le ministère congolais de la Santé.

La femme avait fui Beni, une autre zone touchée à 50 km de Butembo, où elle "avait refusé de coopérer avec les autorités sanitaires après être tombé malade", ont détaillé les autorités sanitaires.

Le ministre congolais de la Santé, Oly Ilunga Kalenga, s'est rendu jeudi à Butembo.

"Au total nous sommes à 129 cas et l'on dénombre à ce jour 88 décès. Parmi ces 88 décès, 31 sont des décès historiques probables (ndlr: avant le déclenchement de l'épidémie le 1er août) et 57 décès des cas confirmés", a-t-il détaillé à la presse avant son départ pour Butembo.

Le bilan pourrait monter à 89 décès en fin de journée, a précisé son ministère.

Pour le ministre, on observe "la deuxième vague des cas, qui sont probablement des cas déjà en incubation au moment où nous avions commencé la riposte (début août)".

"Cette deuxième vague est liée aux personnes qui avaient échappé à la surveillance de la première vague, aux personnes qui manifestaient de la résistance à nos messages. Je pense que les foyers de résistance ont été identifiés, que les verrous ont été levés", a-t-il ajouté.

Les autorités ont de nouveau rencontré des habitants d'un quartier de Beni qui manifestaient des résistances aux mesures de prévention anti-Ebola.

L'inquiétude était montée d'un cran lors de la précédente épidémie à l'autre extrémité de la RDC dans la province de l’Équateur lorsqu'un cas avait été enregistré dans la capitale régionale Mbandaka, également grand carrefour commercial d'environ un million d'habitants.

Ce nouveau foyer n'avait pas augmenté la propagation du virus. La fin de l'épidémie avait été décrétée le 24 juillet avec un bilan total de 33 morts.

Avec AFP

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Ouganda : 8 morts et 15 disparus dans le chavirage d'un bateau

Des bateaux transportant des réfugiés congolais traversent les eaux du lac Albert à Sebagoro, en Ouganda, le 15 février 2018.

Au moins huit personnes ont été tuées et 15 autres sont portées disparues et présumées mortes après le chavirage dimanche d'un bateau sur le lac Albert, dans l'ouest de l'Ouganda, alors qu'elles se rendaient à un match de football, a-t-on appris lundi de source policière.

Ces 23 personnes étaient membres ou supporteurs d'une équipe locale de football, a expliqué à l'AFP un porte-parole de la police régionale, Julius Allan Hakiza.

"Pour l'instant, nous avons retrouvé huit corps, cinq femmes et trois hommes. Jusqu'à 15 personnes sont portées disparues et une unité de la Marine est sur place mais nous ne pensons pas trouver de survivants", a-t-il déclaré.

"L'équipe de football et leurs supporteurs allaient de l'embarcadère de Fofo à celui de Runga pour un match de football quand le bateau a chaviré", a-t-il ajouté.

Selon la police, le mauvais temps et la surcharge du bateau sont à l'origine de l'accident.

Un responsable administratif du village de Fofo, Baker Ogen, a affirmé à l'AFP que "30 personnes sont décédées dans cette tragédie et elles venaient toutes de ma zone".

"Le bateau était rempli de nos joueurs et supporteurs. Il y avait plus de 60 personnes et 32 ont survécu", a-t-il ajouté, précisant que six membres de l'équipe dont l'entraîneur avaient été tués.

Les naufrages sont relativement courants sur le lac Albert, que se partagent l'Ouganda et la République démocratique du Congo (RDC).

En mars 2014, le naufrage d'un bateau ramenant des réfugiés congolais d'Ouganda en RDC y avait fait 210 morts et disparus.

Katumbi veut défendre "la paix et les intérêts congolais"

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Jacob Zuma de retour devant le tribunal

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Sylvestre Ilunga Ilunkamba, nouveau Premier ministre de la RDC

Le nouveau Premier ministre Sylvestre Ilunga Ilunkamba, Kinshasa, 20 mai 2019. (Twitter/Corneille Lubaki)

Le nouveau président de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi, a nommé lundi un Premier ministre près de quatre mois après son investiture, l'ex-ministre Sylvestre Ilunga Ilukamba, a annoncé le porte-parole du président, Kasongo Mwema Yamba Yamba.

Actuel directeur général de la Société national des chemins de fer (SNCC), M. Ilunga Ilukamba a été nommé en vertu de l'accord politique entre M. Tshisekedi et son prédécesseur, Joseph Kabila, a-t-il été précisé.

Ce professeur en sciences économiques appliquées, a été présenté lors de sa nomination à la présidence de la RDC.

Il a promis de tout faire pour faire fonctionner harmonieusement la coalition au niveau du gouvernement et contribuer à l’amélioration de la vie de nos concitoyens en toute transparence.

Le chef d'état-major appelle au respect du calendrier pour la présidentielle de juillet

Le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian (à gauche), s'est entretenu avec le chef d'état-major algérien Ahmed Gaid Salah à son arrivée à l'aéroport international Houari-Boumediene d'Alger, le 20 mai 2014.

Le chef d'état-major de l'armée, de facto homme fort de l'Algérie, a appelé lundi au respect du calendrier de la présidentielle prévue le 4 juillet pour élire un successeur à Abdelaziz Bouteflika, massivement rejeté par la rue.

"La tenue de l'élection présidentielle permettra d'éviter de tomber dans le piège du vide constitutionnel et de tout ce qui s'en suivra comme dangers et dérapages aux conséquences désastreuses", a estimé le général Ahmed Gaïd Salah, selon le texte d'un discours prononcé lors d'une visite sur le terrain et reçu par l'AFP.

Le général Gaïd Salah a appelé à "accélérer la création et l'installation de l'instance indépendante pour l'organisation et la supervision" du scrutin qui mettra "un terme" aux agissements de "tous ceux qui tentent de faire perdurer cette crise", née de la volonté acharnée du président Bouteflika et de son entourage de briguer un 5e mandat.

Après avoir renoncé à briguer un nouveau mandat après 20 ans à la tête de l'Etat, M. Bouteflika, sous les pressions conjuguées de la rue et de l'armée, a finalement démissionné le 2 avril, laissant l'intérim, conformément à la Constitution, au président de la Chambre haute, Abdelkader Bensalah, qui a convoqué une présidentielle pour le 4 juillet.

Replacée au centre du jeu politique, l'armée exige depuis le respect de ces délais constitutionnels alors que le mouvement de contestation exige le départ de l'ensemble des acteurs du "système", dont M. Bensalah, mais aussi le général Gaïd Salah, et la mise en place d'institutions de transition ad hoc pour réformer le pays.

Un temps vu comme un allié de la contestation pour le rôle décisif joué dans le départ de M. Bouteflika, après en avoir été un soutien indéfectible durant 15 ans, le général Gaïd Salah est depuis plusieurs semaines la cible des manifestants pour son refus de sortir du cadre de la Constitution.

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