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Au moins 81 militaires et policiers tués dans la crise anglophone au Cameroun

Des manifestants brandissent le drapeau de l’Ambizonie à Bamenda, Cameroun, 1er octobre 2017.

74 militaires et 7 policiers ont été tués depuis le début du conflit, fin 2017, qui oppose les séparatistes armés et les forces de défense et de sécurité dans les deux régions anglophones du Cameroun, selon un document officiel obtenu par l'AFP mercredi.

Plus de cent civils ont également été "tués" par les séparatistes armés "au cours des douze derniers mois", indique ce document du gouvernement qui détaille un plan d'assistance humanitaire d'urgence pour ces deux régions anglophones du Nord-Ouest et du Sud-Ouest.

"Plus de 120 cas d'incendies d'écoles" par les séparatistes ont aussi été recensés, selon ce document. Les séparatistes ont à plusieurs reprises appelé à boycotter les établissements scolaires et s'en prennent à ceux qui ne respectent pas cet appel.

>> Lire aussi : Dix-huit propositions d'anglophones pour sortir de la crise au Cameroun

Pour répondre à la crise, le gouvernement prévoit un plan d'urgence humanitaire de 12,7 milliards de francs CFA (près de 20 millions d'euros) qui sera financé par "le budget de l'Etat, l'appel à la solidarité nationale et la contribution des partenaires internationaux".

Dans le Nord-Ouest et le Sud-Ouest, les combats sont devenus presque quotidiens entre les forces de sécurité camerounaises et des hommes armés se réclamant de "forces de restauration" d'un Etat anglophone qui avait brièvement vu le jour entre les deux guerres mondiales, sous mandat britannique.

Les deux camps s'accusent mutuellement de diverses violences et de propagation de fausses informations.

D'abord cantonnés aux attaques contre les symboles de l'Etat (commissariat, gendarmerie), les séparatistes ont commencé début 2018 à enlever des fonctionnaires et des francophones et à s'en prendre aux entreprises étrangères qu'ils accusent de soutenir Yaoundé.

Le gouvernement central a répondu par un important déploiement de forces de défense et sécurité dans les deux régions anglophones sur les dix que compte le pays.

Quelque 160.000 personnes ont dû fuir leur logement à la suite des violences, selon l'ONU, et 34.000 se sont réfugiées au Nigeria, selon l'agence nigériane de gestion des urgences (Sema).

Avec AFP

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Deux élus congolais condamnés à 20 et 10 ans de prison pour meurtres

Un combattant de la Force de résistance patriotique pour la milice d'Ituri (FRPI), le 28 juillet 2006, près de Tchei, dans le sud de l'Ituri.

Un député provincial et un député national ont été condamnés à respectivement 20 et 10 ans de prison dans deux affaires de meurtres cette semaine dans l'est de la République démocratique du Congo, par ailleurs toujours victime de la violence des groupes armés.

Le député provincial de l'Ituri, Didier Boyoko, a été condamné le 16 juillet à 20 ans de prison par un tribunal militaire à Bunia, ont rapporté les médias congolais. Il était poursuivi avec 13 complices pour le meurtre de deux personnes dont un ressortissant chinois.

Le député provincial "figurait parmi les 14 personnes - dont des militaires - poursuivies dans l'attaque contre un convoi d'exploitants d'or chinois, le 17 juin", a rapporté la radio Top Congo.

Son procès avait commencé en public, en plein air, en plein centre de Bunia le 19 juin, avait rapporté l'AFP.

De son côté, le député national Luc Mulimbalimba a été condamné le 18 juillet à dix ans de prison pour le meurtre d'un civil mi-juin par la Haute cour militaire à Bukavu, a rapporté un correspondant de l'AFP présent à l'audience.

L'auteur matériel du crime, un militaire commis à sa garde, a été condamné à perpétuité.

L'impunité des élus et des élites a souvent été dénoncée dans l'est de la République démocratique du Congo, où des dizaines de groupes armés perturbent la vie des civils.

Près de Beni dans la province du Nord-Kivu, trois civils ont été tués jeudi alors qu'ils travaillaient aux champs, ont rapporté vendredi plusieurs sources.

"Ces trois personnes tuées à la machette allaient chercher à manger pour leur famille", a indiqué l'administrateur de territoire de Beni (responsable local), Donat kibwana, à un correspondant de l'AFP.

Les autorités attribuent comme d'habitude ces trois meurtres aux miliciens des Forces démocratiques alliées (ADF).

Historiquement des rebelles musulmans ougandais, les ADF sont les responsables présumés du massacre de centaines de civils dans la région de Beni depuis octobre 2014.

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