Liens d'accessibilité

Dernières nouvelles

RDC

Au moins 50 morts dans le déraillement d'un train au Tanganyika en RDC

Dans la région minière de Katanga, en RDC, un train a déraillé le 12 novembre 2017. (VOA/Narval Mabila)

Une nouvelle catastrophe ferroviaire a fait au moins 50 morts, passagers clandestins d'un train de marchandise dans le sud-est de la République démocratique du Congo, immense pays dépourvu de moyens de transports suffisants.

"Encore une catastrophe. Déraillement à 3h du matin dans le Tanganyika aux environs de la localité Mayibaridi. Bilan provisoire: 50 morts et plusieurs blessés", a écrit sur Twitter M. Mbikayi, évoquant "une réunion en cours pour des dispositions à prendre".

Le bilan provisoire officiel pourrait être encore plus lourd, d'après certains témoignages.

Le ministre joint par l'AFP a ajouté qu'il comptait se rendre sur place vendredi.

"Il s'agit d'un train de marchandises qui partait de Nyunzu vers la gare de Nyemba. Deux wagons se sont couchés", a déclaré le président de l'intersyndical de la Société nationale des chemins de fer (SNCC), Victor Umba.

"Ceux qui sont morts dans ce déraillement sont des clandestins. Il est impossible pour la SNCC de fournir un bilan quelconque. Notre DG est déjà à Kalemie (la capitale provinciale) pour voir comment relever les wagons couchés. Il semblerait que beaucoup de clandestins sont coincés sous les wagons déraillés", a ajouté cette source jointe par téléphone par un correspondant de l'AFP.

Des témoins joints par la presse parlent d'un possible bilan d'une centaine de morts.

Les déraillements de train de marchandises sont fréquents en RDC où ils sont pris d'assaut par des passagers clandestins, faute d'autres moyens de transports.

Comme toutes les entreprises publiques, la société nationale des chemins de fer du Congo (SNCC) est au bord de la faillite.

Son ancien directeur général Sylvestre Ilunga est le Premier ministre du gouvernement de coalition des forces du président Tshisekedi et de son prédécesseur Joseph Kabila.

Toutes les actualités

L'industrie du jeu vidéo prend de l'essor à Kinshasa

L'industrie du jeu vidéo prend de l'essor à Kinshasa
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:02:01 0:00

Le procès en appel de Vital Kamerhe encore renvoyé

Le procès en appel de Vital Kamerhe encore renvoyé
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:00:47 0:00

Les troupes zambiennes se retirent du territoire congolais

Les troupes zambiennes se retirent du territoire congolais
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:01:21 0:00

Affrontements intercommunautaires dans les provinces congolaises de Kasaï

Affrontements intercommunautaires dans les provinces congolaises de Kasaï
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:02:51 0:00

Grève des agents des sociétés pétrolières dans le sud-est de la RDC

Le personnel du gouvernorat du Sud-Kivu et de la DPMER radicalisent leur grève à Bukavu, Sud-Kivu, RDC, 8 août 2017. (VOA/Ernest Muhero)

La grève des employés des sociétés pétrolières a été largement observée jeudi dans plusieurs villes du sud-est de la République démocratique du Congo, provoquant la fermeture de stations-services, a-t-on appris de sources concordantes.

"Tous les membres de la Fédération des entreprises du Congo (FEC) ont respecté le mot d'ordre de grève. Aucune station de distribution de carburant n'a fonctionné dans plusieurs villes: Lubumbashi, Likasi, Kasumbalesa et Kolwezi", a déclaré Patrick Muland, vice-président de la section FEC de la province du Haut-Katanga.

A Lubumbashi, capitale provinciale, toutes les stations services étaient fermées, et des attroupements s'étaient formés pour attendre un moyen de transport en commun.

"J'ai marché cinq kilomètres pour rejoindre mon lieu de travail, à cause de la fermeture des stations services", a déclaré Umba Ilunga, un habitant de Likasi, joint au téléphone par l'AFP.

"Pourquoi le gouvernement a-t-il laissé les sociétés pétrolières aller en grève au lieu d'anticiper en négociant avec elles ? Pour cinq litres d'essence, j'ai dû payer 10.000 francs congolais au lieu de 6.000 hier (mercredi)", a réagi auprès de l'AFP Kayembe Mwangal, un taxi de Kolwezi (Lualaba), remonté.

La ministre congolaise de l'Économie Acacias Babundola a invité "les pétroliers du Sud à faire montre d'un esprit patriotique et d'un sens élevé de responsabilité" afin d'obtenir la révision du prix du litre "dans un esprit de concertation et pour l'intérêt de tous".

Les sociétés pétrolières en grève assurent que le prix de vente actuellement appliqué dans leur zone "décapitalise leurs entreprises au point qu'elles ne sont plus en mesure de renouveler leurs stocks" et dénoncent des disparités de traitement.

A Lubumbashi, deuxième ville du pays, dans la région minière du Katanga, le prix de l'essence à la pompe est fixé à 1.390 francs congolais (0,73 dollar) depuis mai, alors qu'à Kinshasa, le prix du litre est de 1.995 francs congolais (1,05).

Voir plus

XS
SM
MD
LG