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Au moins 60 morts dans l'effondrement du toit d'une église au Nigeria


Cette image prise à partir du vidéo montre les passants se rapprocher du lieu où s'est effondré l'église à Uyo, au sud du Nigeria, le 10 décembre 2016.

Au moins 60 personnes ont été tuées samedi dans l'effondrement du toit d'une église évangélique dans le sud-est du Nigeria, mais, selon les services de secours, le bilan devrait s'alourdir alors que les opérations de sauvetage étaient toujours en cours dimanche.

Selon une source proche de l'hôpital universitaire d'Uyo (sud-est), où a eu lieu le drame, "plus de 200 victimes" ont été amenées sur place pour recevoir des soins.

Parmi ces personnes, 60 décès ont été "confirmés", les autres souffrant de blessures à "des degrés divers", a précisé cette source à l'AFP.

"Tous nos médecins ont été appelés pour faire face à cette situation d'urgence", a déclaré le directeur médical de l'hôpital, le Pr Etete Peters, refusant toutefois de commenter ces chiffres.

Des équipes de secours composées d'ouvriers de la compagnie de construction Julius Berger, la police, l'armée, les pompiers, l'association médicale du Nigeria était toujours sur place dimanche pour tenter de trouver des survivants sous les décombres.

L'église Reigners Bible Ministry organisait ce week-end un rassemblement de fidèles à Uyo, dans l'Etat d'Akwa Ibom, quand le toit de l'église, qui était encore en construction, s'est effondré sur la foule samedi peu avant midi.

"Vingt minutes après l'arrivée du gouverneur de l'Etat (dans l'église), le toit a commencé à craquer. Le gouverneur a été rapidement sauvé, mais d'autres n'ont pas eu de chance", a raconté un survivant depuis son lit d'hôpital à la presse locale.

Le nombre exact de victimes restait encore incertain, la ville d'Uyo étant particulièrement reculée. "Je ne peux pas confirmer le nombre de morts, puisque les opérations de sauvetage sont toujours en cours. Nous sommes particulièrement attentifs à garder la situation sous contrôle et empêcher des pillards de venir sur les lieux de l'accident", a expliqué à la presse Cordelia Nwawe, en charge de la communication pour la police locale.

"Toutes les équipes de secours font de leur mieux pour tenter de sauver les victimes bloquées sous les décombres", a-t-elle ajouté.

Appel au don du sang

Le président de l'Association médicale nigériane pour l'Etat d'Akwa Ibom a exprimé sa "sincère gratitude à tous ceux qui ont écouté notre appel à donner du sang".

"Davantage de sang est encore nécessaire. Le nombre de vies que votre litre de sang sauvera ne doit pas être sous-estimé", a prévenu dans un communiqué le Pr Aniekeme Aniefiok Uwah.

Le gouverneur de l'Etat, Emmanuel Udom, qui était également sur place et a réchappé à l'accident, a déclaré deux journées de deuil dans l'Etat. Il tiendra une cérémonie d'hommage aux victimes lundi après-midi.

Dans un communiqué, le gouverneur a appelé au calme et à prier pour les blessés.

Dès samedi soir, le président nigérian Muhammadu Buhari a exprimé ses condoléances "au nom de sa famille et de la nation toute entière pour les nombreux morts et blessés dénombrés à la suite de cet accident tragique", a annoncé le porte-parole de la présidence Garba Shehu, dans un communiqué.

En septembre 2014, 116 personnes dont 84 Sud-Africains avaient trouvé la mort à Lagos dans l'effondrement d'une église appartenant au célèbre télévangéliste nigérian TB Joshua.

La catastrophe avait été attribuée à des défaillances structurelles de l'édifice, qui n'avait pas reçu de permis de construire pour l'ajout d'étages à la structure d'origine, mais le pasteur n'a pour l'instant toujours pas été inquiété et a refusé de coopérer avec la justice.

Le Nigeria, classé comme deuxième pays le plus religieux au monde par l'Institut de Sondage Gallup International, est divisé entre le nord, musulman, et le sud chrétien, à grande majorité évangélique.

Avec AFP

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