Liens d'accessibilité

Dernières nouvelles

Monde

Au moins 48 morts à Bagdad dans un nouveau carnage

Le quartier d'Amil, à Bagdad, où a eu lieu l'une des explosions du 19 avril 2012

Des attentats ont fait mardi au moins 48 morts et plus de 100 blessés à Bagdad, frappé pour la deuxième fois en une semaine par des attaques sanglantes revendiquées par le groupe Etat islamique (EI).

Plus de 150 personnes, pour la plupart des civils, ont été tuées depuis mercredi dernier par ces attentats visant des lieux publics des quartiers chiites de la capitale irakienne.

De telles attaques montrent que les autorités ont échoué à mettre en place des mesures de sécurité efficaces à Bagdad, en dépit de l'aide de la coalition internationale menée par les Etats-Unis qui entraîne les forces irakiennes dans le cadre de la lutte contre l'EI.

L'attaque la plus meurtrière, un attentat suicide à la voiture piégée, a frappé le quartier à majorité chiite de Sadr City, dans le nord de Bagdad, faisant 24 morts, selon des sources médicales et des responsable de la sécurité.

Elle a été revendiquée dans un communiqué par l'EI, qui a confirmé le mode opératoire.

Une autre attaque a frappé le quartier de Chaab, dans le nord de Bagdad, tuant au moins 21 personnes.

Le porte-parole du ministère de l'Intérieur Saad Maan a indiqué que cette attaque avait été perpétrée par une femme kamikaze.

Mais l'EI a revendiqué l'attaque en affirmant qu'elle avait été commise par un homme, identifié comme Abou Khattab al-Iraqi, qui a jeté des grenades avant de faire détoner sa ceinture explosive.

Les attaques suicide menées par des femmes sont rares en Irak ces dernières années. Dans l'une des plus meurtrières, deux Irakiennes souffrant d'un handicap mental avaient tué, en se faisant exploser, une centaine de personnes sur un marché de Bagdad en 2008.

Le Premier ministre Haider al-Abadi a ordonné l'arrestation d'un responsable des services de sécurité du secteur de Chaab, selon son bureau.

- Failles sécuritaires -

Un troisième attentat perpétré à l'aide d'une voiture piégée a fait au moins trois morts dans le district de Rachid, dans le sud de la capitale irakienne, selon les responsables.

Aucun groupe n'a revendiqué dans l'immédiat cette attaque mais l'EI avait déjà affirmé être derrière une série d'attentats récents à Bagdad et près de la capitale qui ont fait plus d'une centaine de morts.

Le 11 mai, au moins 94 personnes avaient notamment été tuées dans trois attentats à la voiture piégée à Bagdad, dont un à Sadr City, lors de la journée la plus meurtrière dans la capitale irakienne cette année.

Cette recrudescence intervient alors que l'EI perd actuellement du terrain en Irak, où il s'était emparé de vastes pans du territoire en 2014. Depuis, les forces irakiennes soutenues par les frappes de la coalition internationale ont repris le contrôle de plusieurs villes, dont Tikrit et Ramadi, respectivement au nord et à l'ouest de Bagdad.

Mais les jihadistes conservent des places fortes, dont Mossoul, deuxième ville du pays, et gardent la capacité de frapper à Bagdad ou ailleurs dans le pays.

Des milliers de membres des forces de sécurité irakiennes ont été formés et entraînés par la coalition anti-EI mais les failles en matière de sécurité demeurent très importantes.

Des détecteurs d'explosifs, achetés par les autorités pour plusieurs de millions de dollars dans les années 2000, restent largement utilisés dans le pays alors qu'ils ne fonctionnent pas. L'homme qui les avait vendus a été condamné pour fraude à dix ans de prison en 2013 à Londres.

Beaucoup mettent par ailleurs en doute l'efficacité des barrages autour de la capitale, qui provoquent des embouteillages monstre. La vérification des papiers d'identité et la fouille des véhicules y est menée de façon superficielle.

Avec AFP

Toutes les actualités

Le cours du jus d'orange monte grâce au coronavirus

Dans un supermarché Nakumatt, à Nairobi, Kenya, le 18 juillet 2014. (Photo: REUTERS/Thomas Mukoya)

Le cours du jus d'orange connaît une forte hausse cette semaine, sous l'effet d'une demande importante des consommateurs espérant qu'un peu de vitamine C les aidera à combattre le nouveau coronavirus.

La livre de jus d'orange a gagné plus de 20% en cinq jours pour atteindre jeudi 122,55 cents sur le marché new-yorkais, un niveau qu'elle avait atteint l'an dernier à la même époque mais sous lequel elle évoluait depuis.

Le jus d'orange est bien "l'un des plus gros gagnants sur les marchés" en ce moment, assure à l'AFP Stephen Innes, de AxiCorp, en raison de ses "propriétés immuno-stimulantes" qui ont mis un coup d'accélérateur à la demande.

"Cette réaction (des cours) n'est pas rare lors des épidémies de grippe, les consommateurs étant en demande de boissons plus saines", abonde François Sonneville, analyste chez Rabobank interrogé par l'AFP.

"La question de savoir si le jus d'orange est sain fait l'objet de nombreux débats (...) en raison de sa teneur naturellement élevée en sucre, mais il a été démontré que la vitamine C renforce le système immunitaire", a-t-il ajouté.

Ce rebond des cours est accentué par les contraintes qui pèsent par ailleurs sur l'offre.

"Comme les avions sont pour la plupart cloués au sol, il devient difficile d'acheminer les oranges et la pulpe", complète M. Innes.

"De même, les consignes de distanciation sociale et les confinements compliquent la récolte" des fruits, a-t-il ajouté.

Avec les deux tiers de la production mondiale, selon des données compilées par Rabobank, le Brésil est de loin le premier producteur de jus d'orange sur la planète.

Coronavirus et stress: comment rester calme pendant ces moments difficiles

Coronavirus et stress: comment rester calme pendant ces moments difficiles
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:02:06 0:00

Coronavirus : le pape préside en solitaire une prière planétaire

Le pape François peu avant son traditionnel discours "Urbi et Orbi", le 25 décembre 2019. (AFP PHOTO /VATICAN MEDIA)

C'est une première : seul sur le gigantesque parvis désert de la basilique Saint-Pierre, le pape François préside vendredi une prière mondiale contre la pandémie pour un public virtuel, conclue par une inhabituelle bénédiction "Urbi et orbi".

A 17h00 GMT, le chef du 1,3 milliard de catholiques de la planète leur a demandé de se joindre à lui durant une heure, via internet, la radio ou la télévision.

Même le réalisateur italien Paolo Sorrentino, auteur de deux séries très provocatrices campées au Vatican avec des hommes en blanc iconoclastes, n'avait pas imaginé une place Saint-Pierre totalement vide.

Vendredi, l'Argentin Jorge Bergoglio s'exprimera lors d'une "méditation", assis sur un fauteuil installé sur un parvis interdit d'accès par la police italienne.

Le portail internet du Saint-Siège ("Vatican News") a mis en place des retransmissions en direct en huit langues, dont le chinois ou l'arabe, y ajoutant un canal avec la langue des signes, une nouveauté.

"A la pandémie du virus nous voulons répondre avec l’universalité de la prière, de la compassion, de la tendresse", avait expliqué dimanche dernier le pape François.

"Restons unis. Faisons sentir notre proximité avec les personnes les plus seules et les plus éprouvées. Notre proximité avec les médecins, les opérateurs de santé, les infirmiers et infirmières, les volontaires", avait-il dit, en mentionnant aussi "les autorités qui doivent prendre des mesures difficiles" et "les policiers, soldats, qui cherchent à maintenir l’ordre sur la route".

Un "Urbi et Orbi" inédit

En temps normal, la bénédiction "Urbi et Orbi" (A Rome et au monde) se fait depuis la célèbre loggia du palais apostolique, uniquement à Noël et Pâques, les deux temps forts du calendrier chrétien, ou encore à l'occasion de l'élection d'un nouveau pape.

La bénédiction est normalement précédée d'un tour d'horizon des conflits armés de la planète. Mais vendredi, le pape se concentrera sur un adversaire, le nouveau coronavirus qui a infecté plus d'un demi-million de personnes dans le monde dont plus de 23.000 sont décédées.

Les croyants auront aussi la possibilité d'obtenir "l'indulgence plénière", ou pardon des péchés, qui peut être accordée de façon collective aux personnes menacées par les guerres ou les épidémies.

A la mi-mars, le pape s'était rendu en pèlerinage surprise dans deux églises de Rome, filmé à pied dans la principale artère d'une Rome aux allures de ville fantôme.

A l'une de ces églises, il a emprunté un "crucifix miraculeux" qui aurait sauvé la capitale italienne de la grande peste au XVIe siècle, exhibé lors de processions et qui a été placé vendredi devant la basilique Saint-Pierre.

"Au temps de la peste au Moyen-Age, l'Eglise était la seule présente sur la scène publique à travers les processions de prêtres qui devaient produire des miracles", rappelle le vaticaniste italien Marco Politi.

Or l'Eglise s'avère grandement éclipsée et marginalisée dans la communication de crise sanitaire de pays de plus en plus sécularisés, donnant la parole aux médecins et aux élus.

"Le pape a senti qu'il devait faire quelque chose", souligne Marco Politi. "Il est allé dans les rues de Rome, l'Eglise oeuvre en coulisses pour apporter notamment de la nourriture aux pauvres, mais le pape veut reprendre une part de la scène et de l'imaginaire collectif", analyse-t-il.

A l'heure d'un strict confinement en Italie, les services de l'Eglise catholique universelle sont au ralenti et la plupart des prélats dirigeant des dicastères (ministères) travaillent dans leurs appartements.

Sur la santé du pape, qui a souffert d'un rhume avec toux en mars et serait entouré d'un strict cordon sanitaire, le Saint-Siège reste des plus discrets. Même si un prélat italien travaillant à la Secrétairerie d'Etat (gouvernement) et vivant dans sa résidence a été testé positif mercredi au coronavirus, selon des médias italiens.

Un religieux travaillant également à la Secrétairerie d'Etat vient aussi d'être contaminé, rapporte vendredi le quotidien Il Messagero, selon qui les tests faits à date sur le pape ont tous été négatifs.

Le G20 va injecter 5.000 milliards de dollars dans l'économie mondiale

Le G20 va injecter 5.000 milliards de dollars dans l'économie mondiale
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:00:51 0:00

Trois milliards de personnes sont appelées à rester confinées

Trois milliards de personnes sont appelées à rester confinées
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:00:58 0:00

Voir plus

XS
SM
MD
LG