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Droits humains

Au moins 10 civils tués dans une attaque de miliciens en Ituri

Des soldats de la mission des Nations Unies en République démocratique du Congo (MONUSCO) montent à bord d'un véhicule alors qu'ils patrouillent dans la région de Djugu, ravagée par la violence, dans la province de l'Ituri, à l'est de la RDC, le 13 mars 2020.

Au moins dix civils, dont six enfants, ont été tués mardi en Ituri, dans le nord-est de la République démocratique du Congo, dans une attaque attribuée aux miliciens du groupe Force patriotique et intégrationniste du Congo (FPIC), a-t-on appris de source onusienne.

"A Nyara, au moins dix personnes tuées par les FPIC, avec plusieurs magasins pillés", a annoncé à l'AFP une source de la mission des Nations unies en RDC (Monusco), ajoutant que parmi elles figuraient "six enfants".

"Au moins 12 civils ont été tués par arme blanche ce matin (mardi) lors d'une incursion des (miliciens)– #FPIC à Nyara", selon le Baromètre sécuritaire du Kivu (KST en anglais), qui dispose d'une équipe d'experts en Ituri.

"L'attaque a commencé à 4 heures (5 heures GMT). Des miliciens du groupe armé FPIC ont également brûlé des maisons", a déclaré à l'AFP Batagura Zamundu, un chef local, affirmant avoir enregistré "12 morts et 4 blessés", dans l'attaque.

La milice FPIC prétend défendre les intérêts de la communauté Bira.

L'armée a confirmé l'attaque, mais avec un bilan de cinq personnes tuées. "La situation est sous contrôle", a déclaré à l'AFP son porte-parole en Ituri, le lieutenant Jules Ngongo.

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"Il y a eu intervention des forces armées de la RDC, mais en retard et l'ennemi est encore aux alentours", a déploré Batagura Zamundu.

Les violences en cours ont fait "plus de 2.000 (morts) à Bunia pour la seule année 2020", selon des statistiques publiées par l'épiscopat catholique congolais.

Depuis le début de l'année, plus de 25 villages ont été attaqués et plus de 200 personnes tuées en Ituri et dans la province voisine du Nord-Kivu, selon le Haut-commissariat de l'ONU aux réfugiés (HCR).

Entre 1999 et 2003, un conflit communautaire avait fait des dizaines de milliers de morts en Ituri, à la frontière avec l'Ouganda et le Soudan du Sud.

Les membres des communautés Lendu et Hema s'étaient alors entretués par milices interposées jusqu'à l'intervention en 2003 de la Force européenne Artémis, sous commandement français.

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L'Ouganda ne renouvellera pas le mandat du Haut-Commissariat des droits de l'Homme de l'ONU

Le président de l'Ouganda, Yoweri Museveni.

Un expert membre du comité des Nations Unies contre la torture avait affirmé en novembre 2022 que "la torture et les mauvais traitements" restaient "largement et fréquemment pratiqués en Ouganda".

L'Ouganda ne renouvellera pas le mandat du Haut-Commissariat des droits de l'Homme des Nations Unies qui doit prendre fin cette année, estimant avoir "développé des institutions internes dynamiques sur les droits humains", a annoncé mercredi à l'AFP le gouvernement, aussitôt critiqué par l'opposition.

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"L'ensemble de l'Ouganda est pacifique et nous avons développé des institutions internes dynamiques comme la Commission ougandaise des droits de l'Homme", a déclaré Henry Oryem Okello, ministre adjoint des Affaires étrangères, pour justifier ce non renouvellement du mandat du Haut-Commissariat des droits de l'Homme onusien, établi depuis 2005 dans ce pays d'Afrique de l'Est.

Les autorités ougandaises ont informé le Haut-Commissariat des droits de l'Homme (HCDH) de l'ONU dans une lettre transmise le 3 février, consultée par l'AFP, affirmant que "le gouvernement poursuivra sa coopération avec le siège du HCDH directement ou par l'intermédiaire de sa mission permanente à Genève".

Cette décision a été critiquée par Muwada Nkunungi, membre de la Plate-forme d'unité nationale dirigée par Robert Kyagulanyi, alias Bobi Wine, l'un des principaux opposants au président Yoweri Museveni.

"Le gouvernement de Museveni est paranoïaque. Il n'est pas surprenant qu'ils ne renouvellent pas le mandat parce qu'ils craignent le strict respect des droits humains" a déclaré à l'AFP Muwada Nkunyingi, poursuivant: "Le gouvernement veut violer les droits humains sans entrave".

Le bureau des droits de l'Homme à Kampala n'a pour l'heure pas donné suite aux sollicitations de l'AFP. Lors de la dernière élection présidentielle, en 2021, des journalistes ont été attaqués, des avocats emprisonnés et plusieurs dirigeants de l'opposition muselés.

Un expert membre du comité des Nations Unies contre la torture avait affirmé en novembre 2022 que "la torture et les mauvais traitements" restaient "largement et fréquemment pratiqués en Ouganda". L'Ouganda occupe la 132e place (sur 180) du classement mondial 2022 de la liberté de la presse établi par l'ONG de défense des journalistes Reporters sans frontières.

L'activiste ivoirienne Pulchérie Gbalet a été libérée après 5 mois de prison

Pulchérie Edith Gbalet à Abidjan en Côte d'Ivoire le 12 août 2020.

Pulchérie Gbalet avait été arrêtée le 22 août 2022 après un voyage au Mali où étaient détenus 49 soldats ivoiriens accusés d'être des "mercenaires".

Une figure de la société civile ivoirienne, Pulchérie Gbalet, a annoncé sur sa page Facebook avoir été libérée vendredi soir, après plus de cinq mois de prison pour "entente avec les agents d'une puissance étrangère".

"Merci pour vos prières, votre icône vient d'être libérée", est-il écrit sur sa page Facebook, une libération confirmée par ses proches.

Mme Gbalet, présidente de l'organisation Alternative citoyenne ivoirienne (Aci), avait été arrêtée puis incarcérée le 22 août 2022 à la Maison d'arrêt et de correction d'Abidjan (Maca).

Une incarcération liée à un voyage au Mali où étaient alors détenus 49 soldats ivoiriens accusés d'être des "mercenaires" par les militaires au pouvoir à Bamako, le gouvernement ivoirien affirmant qu'ils se trouvaient en territoire malien pour le compte de l'ONU.

Trois femmes soldats ont été libérés en septembre, puis les 46 autres soldats début janvier après de longues négociations menées en particulier sous la médiation du Togo.

Mme Gbalet s'était prononcée en faveur d'une "solution diplomatique" pour résoudre la crise, laissant entendre que ce n'était pas celle qui était privilégiée par les autorités ivoiriennes.

Pour ces déclarations, elle avait été accusée "d'entente avec les agents d'une puissance étrangère de nature à nuire à la situation militaire et diplomatique de la Côte d'Ivoire, de manoeuvres de nature à jeter le discrédit sur les institutions et à occasionner des troubles graves à l'ordre public".

Lors de son séjour au Mali, Mme Gbalet avait rencontré des responsables d'ONG et des proches de la junte militaire au pouvoir depuis août 2020 dans ce pays, évoquant avec eux le sort des soldats ivoiriens détenus.

Pulchérie Gbalet, proche de l'opposition au président Alassane Ouattara, avait déjà été incarcérée pendant huit mois entre août 2020 et avril 2021 pour avoir manifesté et appelé à manifester contre la candidature du chef de l'Etat à un nouveau mandat à la présidentielle d'octobre 2020.

Après sa nouvelle incarcération en août dernier, des organisations de défense des droits de l'homme avaient dénoncé son "arrestation irrégulière", ainsi qu'une "atteinte grave à la liberté d’expression".

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