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Au Mali, 14 personnes ont été tuées dans des affrontements liés à un litige foncier

Des enfants jouent devant la Grande Mosquée de Djenne, au Mali le 15 août 2012.

Quatorze personnes ont été tuées et une quarantaine blessées samedi au Mali dans des affrontements liés à un litige foncier entre des habitants de deux villages dans la région de Mopti, au centre du pays.

Les violences ont opposé des paysans de Koussouma et Mougna, proches de la cité historique de Djenné, revendiquant les uns et les autres des terres cultivables, a expliqué ce responsable du gouvernorat de Mopti sous couvert d'anonymat.

Ils "se sont affrontés samedi à cause d'un litige foncier. Au moins 14 personnes ont été tuées et au moins 42 blessées", a déclaré le responsable administratif.

Les affrontements ont été confirmés par une source de sécurité, selon laquelle les deux villages sont distants d'une dizaine de kilomètres.

"Samedi, dès les premières gouttes de pluie, des paysans se sont dirigés sur les terres (revendiquées) pour les cultiver. Les paysans du camp opposé ont manifesté bruyamment avant de s'attaquer" à eux, "ça a dégénéré" , a précisé cette source.

Aucun détail n'était disponible dans l'immédiat sur le nombre de paysans et la zone concernés par ce litige.

Une autre source de sécurité a fait état d'un conflit foncier "qui dure depuis au moins dix ans" et fait l'objet d'un dossier actuellement en cours en justice, sans plus de détails. Mais une autre source proche du dossier a indiqué que c'est une récente décision de justice "qui a mis le feu aux poudres". Aucun responsable judiciaire de la région n'avait pu être joint dimanche matin par l'AFP.

D'après le responsable administratif contacté, le gouverneur de Mopti doit se rendre dimanche dans les deux villages en compagnie du procureur de la région pour calmer les tensions.

Avec AFP

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Des déchets à la pelle après la Tabaski à Dakar

Des tas d’ordures ornent le rond-point sacré cœur à Dakar, le 19 août 2019. (VOA/Seydina Aba Gueye)

La capitale sénégalaise est davantage couverte de déchets après la fête de l'Eïd communément appelé "Tabaski" et le départ des vendeurs de moutons. La situation est décriée par les riverains et surtout par les professionnels du nettoiement qui sont débordés durant cette période.

Après la Tabaski, les populations vivant aux abords des points de vente de moutons sont les principales victimes de l'insalubrité. Elles demandent aux autorités de revoir le choix des lieux de vente des moutons lors de la fête de l'Eid.

Cette dame ayant requis l’anonymat habite sur les deux voies de Sacré-Cœur, un quartier résidentiel de Dakar.

Face à sa maison, un tas d’ordures dégage une odeur nauséabonde. Frustrée, elle indique qu’"il n'y a que de mauvaises odeurs et la mairie prend du temps pour s'en occuper. Un quartier n'est pas fait pour accueillir des points de vente de moutons".

Dakar davantage couverte de déchets après la tabaski
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Elle est aussi sidérée par l’état du terrain de football du quartier, "c'est l'endroit où joue les enfants, donc on ne peut pas y vendre des moutons. Il faut retourner aux points de ventes originels".

Du côté des vendeurs, on dégage toute responsabilité dans la prise en charge des déchets.

Djibril Cissé, un vendeur venu du Mali, explique que "c'est la mairie qui doit nettoyer, au moins dans 3 jours, nous serons dans la lointaine banlieue dakaroise et la municipalité pourra commencer le nettoyage."

Ce nettoyage a déjà commencé avec l'Unité de coordination de la gestion des déchets, mais le travail est immense comme l'indique Madani Sy, secrétaire-général du syndicat national des travailleurs du nettoiement.

Il se dit "sidéré et ahuri" quand il a "retrouvé des ordures sur la voie publique".

"On a trouvé des ordures ménagères, des peaux de moutons. Avec tous les efforts consentis avec les unités de veille et de sensibilisation, on se rend compte qu'il y a une indiscipline notoire caractérisée malgré le travail de nos agents".

Le responsable syndical dénonce également l’attitude des vendeurs: "nous avons trouvé des marchands de tabliers et des commerçants sur les lieux et ils ne peuvent même pas débarrasser la chaussée pour nous laisser travailler convenablement. Malgré tout, nous continuerons à faire notre travail pour respecter notre engagement vis-à-vis des populations".

Madani Sy appelle par ailleurs les autorités à prendre des mesures drastiques pour amener les populations à observer un comportement civique.

"Il faut faire de la répression [sanctions]. Les gens ne maîtrisent pas le code de l'hygiène, ni le code de l'environnement, ni le code des collectivités locales encore moins le code qui interdit les sachets plastiques".

Il demande ainsi aux autorités de passer à la vitesse supérieure "c'est que tant qu'il n'y aura pas de répression [sanctions], notre travail sera toujours voué à l'échec. Cette indiscipline doit être éradiquée pour qu'on ait zéro déchets, pour qu'on ait des villes propres".



Pour atteindre cet objectif de faire du Sénégal un pays avec zéro déchet, le président Macky Sall estime qu’il faut faire obligation aux citoyens de nettoyer devant leurs domiciles.

Pour le chef de l’Etat, rendre le Sénégal propre est un impératif qui n’est pas négociable. C'est ainsi qu'il a lancé une campagne nationale avec plus de 1000 agents de sécurité pour assurer le suivi du projet Sénégal zéro déchets.

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