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Les attentats de Bruxelles (Live)

Bruxelles frappée par plusieurs explosions
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Bruxelles frappée par plusieurs explosions

Plusieurs explosions ont eu lieu à Bruxelles ce matin : à l'aéroport de Zaventem ainsi que dans le métro. Le fil des évènements heure par heure.

19h40 TU


"Face à la menace, nous continuerons à répondre ensemble avec fermeté, calme et dignité. Gardons confiance en nous-mêmes. Cette confiance est notre force", a déclaré le roi des Belges, Philippe, dans une brève allocution solennelle à la télévision.

Il a estimé que le 22 mars "ne sera plus jamais une journée comme les autres" en Belgique après les attentats "lâches et odieux" qui ont ensanglanté mardi Bruxelles.

19h40 TU

Le parquet belge recherche un troisième suspect, a annoncé le procureur Frédéric Van Leeuw lors d'une conférence de presse. Diverses perquisitions sont en cours à plusieurs endroits du pays, plusieurs témoins sont également entendus. Les autorités belges ont diffusé mardi une capture d'écran de vidéosurveillance sur laquelle figurent trois suspects des attentats contre l'aéroport de Bruxelles.

"Deux (Kamikazes) ont probablement commis un attentat suicide", tandis que le troisième est "activement recherché", a indiqué le procureur. Les deux premiers, aux cheveux noirs, apparaissaient sur l'image la main gauche gantée de noir, poussant des chariots portant des valises noires.

19h39 TU

La chaîne américaine Starbucks annonce la fermeture de tous ses magasins en Belgique jusqu'à nouvel ordre après les attentats qui ont fait mardi au moins 34 morts et 200 blessés à Bruxelles.

19h25 TU

Le parquet fédéral belge annonce qu'un engin explosif contenant des clous, ainsi que des produits chimiques et undrapeau de l'Etat islamique, ont été découverts lors de perquisitions menées à Bruxelles.

19h03 TU

La sécurité est renforcée à Strasbourg autour des institutions européennes, à la gare et à l'aéroport​.

18h49 TU

La police fédérale belge a lancé un avis de recherche, appelant des témoins à identifier un homme sur une capture d'écran, un des suspects de l'attaque qui a fait au moins 14 morts à l'aéroport international de Bruxelles.

18h47 TU

"Diverses perquisitions en cours" en Belgique, des témoins sont "entendus", selon le parquet

17h40 TU

Il est "encore trop tôt" pour faire le lien avec les attentats de Paris (procureur fédéral belge)

17h00 TU

Ban Ki-moon dénonce des "attaques méprisables"

15h51 TU

Le groupe État islamique revendique les attentats de Bruxelles, a indiqué l'agence en ligne Aamaq.15h33TUAttentat à l'aéroport de Bruxelles : les autorités diffusent les images de trois hommes, auteurs présumés des attentats commis mardi matin à l'aéroport de Bruxelles, images captées par vidéo-surveillance (agence Belga).

14h15 TU

Appels à l'unité après les attentats de Bruxelles qui ont visé "l'Europe" et ses valeurs

De Washington à Moscou, les appels à l'unité contre le terrorisme se sont succédé mardi après les attentats de Bruxelles qui, selon plusieurs leaders européens, ont visé "l'Europe" et ses valeurs démocratiques, et qui ont provoqué les larmes de la chef de la diplomatie de l'UE, Federica Mogherini.

14h07 TU

Chaos dans les transports et sécurité renforcée en Europe après les attentats à Bruxelles

Métros et bus à l'arrêt complet à Bruxelles, aéroport et gares évacués en Belgique, annulations de vols en pagaille ... Une partie des transports européens a basculé dans le chaos mardi après les attentats de Bruxelles qui ont poussé les autorités à renforcer la sécurité un peu partout.

De Londres à Rome, les gouvernements européens ont presque tous relevé leur vigilance antiterroriste et accru la protection de certains sites, comme les gares, aéroports ou centrales nucléaires.

13h47 TU

Attentats à Bruxelles: 14 morts et 92 blessés à l'aéroport (pompiers)

12h51 TU

Le ministre belge des Affaires étrangères craint qu'il y "ait encore des personnes dans la nature", a indiqué mardi . Le parquet a "instamment" demandé "à la presse de s'abstenir de communiquer des informations relatives à l'enquête judiciaire en cours afin de ne pas nuire à l'enquête", alors que plusieurs médias faisaient état de perquisitions en cours dans la foulée des attentats qui ont fait au moins 26 morts à l'aéroport de Bruxelles et dans une station de métro de la capitale belge.

12h27 TU

New York et Washington renforcent leur sécurité dans les bâtiments publics et les transports en commun.

11h37 TU

Les attentats de Bruxelles "violent" les enseignements de l'islam (Al-Azhar)

11h26 TU

L'attentat dans le métro de Bruxelles mardi matin a fait au moins quinze morts et 55 blessés, a annoncé l'exploitant du réseau de transport en commun de la capitale, la Stib, sur Twitter.

Des passagers évacués après les explosions dans le métro de Bruxelles
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Vidéo : Explosions à la station de métro Maelbeek, à Bruxelles

"Nos pensées vont aux victimes et à leurs familles. Quinze victimes et 55 blessés à ce stade (bilan provisoire)" à la suite d'une explosion dans une rame de métro arrêtée à la station de Maelbeek, dans le quartier des institutions européennes, a précisé la Société de transports bruxellois. Deux explosions, dont une a été "probablement provoquée par un kamikaze" selon le parquet fédéral, ont également fait au moins 11 morts à l'aéroport international de Bruxelles-Zaventem, selon les pompiers.

Vidéo : explosions à l'aéroport de Bruxelles
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11h05 TU

Deux explosions se sont produites "ce matin à l'aéroport" de Bruxelles, "dont l'une (a été) probablement provoquée par un kamikaze", a déclaré mardi le procureur fédéral belge, Frédéric Van Leeuw, lors d'une conférence de presse.

10h55 TU

Le Premier ministre belge Charles Michel a dénoncé mardi les "attentats aveugles violents et lâches" qui ont frappé Bruxelles en deux endroits, au hall des départs de l'aéroport international de Bruxelles-Zaventem et dans une rame de métro à la station Maalbeek dans le quartier européen.

9h57 TU

Au moins 21 morts dans les explosions à Bruxelles, selon un bilan provisoire (pompiers)

9h22 TU

Aucun bus, tramway, ni métro ne circule plus à Bruxelles où les grandes gares ont aussi été fermées après des explosions à l'aéroport et dans le métro qui ont fait au moins 13 morts, selon l'autorité du métro et le Parquet de Bruxelles.


9h02 TU

Au moins 13 morts et 35 blessés dans les explosions à l'aéroport international de Bruxelles (médias belges)

8h51 TU

Toutes les stations du métro de Bruxelles ont été fermées mardi matin après plusieurs explosions, notamment dans une station du quartier européen. "Fermeture du métro #STIB" a écrit dans un tweet la Société des transports intercommunaux de Bruxelles (Stib). Une explosion s'est produite à la station Maalbeek qui aurait fait plusieurs blessés, selon des images de la RTBF montrant des secours intervenant à l'extérieur de la station.

8h27 TU

Explosion dans une station de métro du quartier européen à Bruxelles.

8h25 TU

Des tirs auraient été entendus dans le hall des départs de l'aéroport international de Bruxelles, avant qu'une personne ne crie quelque chose en arabe et que deux explosions retentissent mardi matin, ont annoncé plusieurs témoins sur place cités par l'agence de presse Belga.

Au moins une personne est morte et plusieurs ont été blessées dans ces deux explosions, selon la police fédérale. Le bilan devrait toutefois être bien plus élevé, selon des sources policières interrogées par l'AFP.

7h29 TU

Deux explosions frappent l'aéroport de Bruxelles.

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Trump et Biden se disputent le vote des Hispaniques de Floride

Fabiola Vejar, à droite, inscrit Stephanie Cardenas pour voter devant un supermarché latino à Las Vegas, le 9 juin 2016.

Quel est le point commun entre l'ex-leader cubain Fidel Castro et l'ouragan Maria qui a dévasté l'île de Porto Rico en 2017? Chacun est brandi comme un épouvantail par Donald Trump et Joe Biden quand ils viennent à la chasse aux électeurs latinos en Floride.

Dans cet Etat où se sont jouées de précédentes présidentielles --et où pourrait bien se jouer celle du 3 novembre-- le poids électoral des votants d'origine cubaine est connu depuis des décennies: anticastristes convaincus, ils sont majoritairement républicains.

Mais la carte locale du vote hispanique pourrait ne plus avoir grand chose à voir en 2020 par rapport à 2016.

Dans le sillage d'une profonde crise financière qui l'a mise à genoux économiquement, Porto Rico a été ravagée par Maria, poussant des dizaines de milliers de ses habitants à quitter l'île et venir grossir les rangs de la population hispanophone de Floride.

C'est le cas de Taileen Nieves, 42 ans. Cette femme a enduré les terribles coups de boutoir de l'ouragan, le 20 septembre 2017, et a été directement témoin des vastes destructions causées.

Afflux de sinistrés portoricains

Deux mois plus tard, épuisée par les conditions de vie et l'absence de courant électrique, la Portoricaine a pris son fils de 3 ans sous le bras et s'est résolue à trouver refuge en Floride.

"Cela a été vraiment difficile, moi seule avec mon enfant. Et très dangereux", résume-t-elle.

Elle vit désormais à Auburndale, dans le centre de la péninsule située au Sud-Est des Etats-Unis. Après dix mois de chômage, elle a trouvé un emploi chez un podologue.

Selon Jorge Duany, directeur de recherches sur les questions cubaines à l'Université internationale de Floride, "il y a actuellement environ un million d'électeurs portoricains inscrits, plus ou moins la même quantité que les Cubains".

Et donc, au scrutin du 3 novembre, le comportement des électeurs latinos dépendra d'une donnée nouvelle mais cruciale: le jugement qu'ils portent sur la gestion de l'ouragan par Donald Trump.

Maria a fait quelque 3.000 morts à Porto Rico, un lourd bilan qui marquera durablement la mémoire collective des sinistrés.

Beaucoup se souviennent de la visite éclair post-ouragan du président dans le territoire, dont les près de 4 millions d'habitants sont des citoyens américains.

Donald Trump avait été filmé en train de jeter des rouleaux de papier essuie-tout en direction de supposés sinistrés, d'une façon nonchalante voire dégradante selon les critiques du président, et en tout cas sans la gravité attendue face à l'ampleur de la catastrophe.

Trois ans plus tard, les démocrates entendent garder ce souvenir vivace et l'exploiter.

L'équipe de campagne de Joe Biden a diffusé un clip vidéo compilant les images de la dévastation causée par Maria, sur une musique de Bad Bunny, célèbre chanteur de reggaeton portoricain.

Mardi, le candidat démocrate s'est rendu à Kissimmee, un bastion portoricain proche de la grande ville d'Orlando. Il a exprimé son soutien à ce que le territoire insulaire devienne le 51e Etat de l'union.

Une énorme pancarte montrait Donald Trump et sa distribution aérienne de rouleaux essuie-tout, avec la légende suivante: "Défense d'oublier".

Cependant, l'incertitude plane sur la capacité à se mobiliser de cet électorat.

Vénézuéliens "nouveaux Cubains"

A l'opposé, le soutien à Donald Trump des votants d'origine cubaine semble s'être renforcé depuis 2016.

Selon un sondage NBC News/Marist: le président devancerait son rival démocrate de quatre points (50-46) dans les intentions de vote chez les Latinos, les deux hommes étant à égalité en Floride en comptant tous les électeurs.

M. Trump a su rallier les votants d'origine vénézuélienne en adoptant une posture farouchement anti-Maduro, le président du Venezuela, même si celui-ci est toujours au pouvoir à Caracas.

"Les républicains ont une stratégie habile qui consiste à transformer les Vénézuéliens en nouveaux Cubains", résume Randy Pestana, un expert en sciences politiques.

Dimanche, Trump a rendu hommage aux anciens combattants du débarquement de la baie des Cochons, une tentative d'invasion militaire de Cuba par des exilés cubains soutenus par les États-Unis en avril 1961.

Dans le reste du pays, les électeurs hispaniques sont majoritairement originaires du Mexique et des pays d'Amérique centrale. Pour eux la question migratoire est essentielle pour déterminer leur vote, un thème sur lequel Donald Trump a toujours affiché sa fermeté.

Résultat, au niveau national, 66% des Hispaniques disent avoir une opinion défavorable du président, selon l'institut Latino Decisions. Et en novembre ils représenteront pour la première fois le premier groupe de votants parmi les minorités ethniques, avec 13% de l'électorat, a calculé l'institut Pew.

Mais ce sont bien les Latinos de Floride qui seront les plus susceptibles de faire basculer l'issue du scrutin.

Donald Trump ne se rendra pas en personne à l'Assemblée générale de l'ONU

Le président américain Donald Trump prend la parole lors de la 74e session de l'Assemblée générale des Nations Unies au siège de l'ONU à New York, le 24 septembre 2019.

Le président américain Donald Trump ne sera pas présent à l'Assemblée générale de l'ONU prévue la semaine prochaine, contrairement à ce qu'il affirmait le mois dernier, a indiqué son chef de cabinet Mark Meadows aux journalistes à bord d'Air Force One.

Le président fait ainsi volte-face alors que le mois dernier, il a dit vouloir tenir son discours dans la salle de l'Assemblée générale à New York, quoique les dirigeants des autres pays ne participeront pas en raison de la pandémie de nouveau coronavirus.

Les principales activités de la 75e session de l'Assemblée générale de l'ONU, avec des discours successifs de chefs d'Etat, se dérouleront notamment par visioconférence du 21 au 29 septembre.

Dans son discours mardi, le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres a mis en évidence comme objectifs cette année le combat global contre la pandémie de Covid-19 ainsi que "la paix et la sécurité, le désarmement, les droits humains, l'égalité des sexes et le développement durable".

Sélection du chef de l'OMC: Ngozi Okonjo-Iweala et Amina Mohamed au 2e tour

Ngozi Okonjo-Iweala, ancienne ministre des finances du Nigeria, participe à un panel lors de la réunion annuelle de la Clinton Global Initiative à New York, le 27 septembre 2015. REUTERS/Lucas Jackson/archives

Deux candidates africaines font partie des cinq candidats qui ont passé le premier tour dans la sélection du prochain directeur général de l'Organisation mondiale du commerce (OMC), a-t-on appris vendredi des sources diplomatiques.

En fait, les femmes constituent la majorité des cinq candidatures sélectionnées pour le 2e tour. Il s'agit de Ngozi Okonjo-Iweala, première femme ministre des Finances et chef de la diplomatie nigériane; Amina Mohamed, ministre kényane qui a occupé des fonctions importantes au sein de l'OMC; Yoo Myung-hee, ministre sud-coréenne du Commerce.

Deux hommes restent aussi dans la course: le Britannique Liam Fox, ancien ministre du Commerce extérieur et le Saoudien Mohammed Al-Tuwaijri, ancien pilote de chasse, ministre et banquier.

Aucune femme n'a jusqu'à présent dirigé l'Organisation mondiale du commerce, ni aucun représentant Africain, mais les statuts de l'organisation basée à Genève ne prévoient pas de rotation géographique pour le directeur général.

La ministre Amina Mohamed lors d'une réunion de l'OMC à Nairobi.
La ministre Amina Mohamed lors d'une réunion de l'OMC à Nairobi.

Huit candidats briguaient la succession du Brésilien Roberto Azevedo, qui est parti fin août de l'OMC, un an plus que tôt que prévu, pour raisons familiales, en pleine crise économique mondiale, laissant l'institution en crise.

L'OMC a mené ces derniers jours une première série de consultations -- appelées "confessionnaux" -- avec chacun de ses 164 membres afin d'éliminer les trois candidats les moins bien placés pour recueillir un appui consensuel.

Lors de ces confessionnaux, les pays devaient donner les noms des quatre candidats qu'ils préféraient, lors d'auditions individuelles devant une troïka, composée des présidents de trois organes de l'OMC.

Les trois candidats ayant échoué sont: l'Égyptien Abdel-Hamid Mamdouh, le Mexicain Jesus Seade Kuri, et Tudor Ulianovschi, ancien chef de la diplomatie moldave.

Deux autres rounds prévus

Deux autres séries de consultations suivront ces prochaines semaines au cours desquelles les pays membres de l'OMC devront exprimer leurs préférences sur la liste des cinq candidats restants.

Trois candidats devront se retirer à l'issue du deuxième tour, l'objectif étant d'arriver à deux candidats pour le troisième tour. Tout le processus de sélection devrait être terminé aux alentours du mois de novembre.

D'où qu'il vienne, le prochain chef de l'OMC aura fort à faire dans un contexte de crise économique à cause de la pandémie de Covid-19 mais aussi de crise de confiance dans le multilatéralisme et dans le bien fondé de la libéralisation du commerce mondial, le tout sur fond de guerre commerciale entre les deux premières puissances économiques mondiales, la Chine et les Etats-Unis.

Minute Eco: Contraction de l'économie ghanéenne de 3,2%

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L'OMS s'inquiète du niveau "alarmant" de transmission du Covid-19 en Europe

Un homme portant un masque contre la propagation du nouveau coronavirus, fait des exercides dans un parc lors d'une suspension du couvre-feu à Belgrade, en Serbie, vendredi 24 avril 2020. (AP Photo / Darko Vojinovic) penzioneri srbija

Le niveau de transmission du Covid-19 est "alarmant" en Europe, a indiqué jeudi l'Organisation mondiale de la Santé, qui s'inquiète également des raccourcissements de quarantaine décidés ou envisagés dans plusieurs pays, dont la France.

"Les chiffres de septembre devraient servir d'alarme pour nous tous" à travers l'Europe, où le nombre de nouveaux cas est désormais supérieur à ceux enregistrés en mars et avril, a déclaré depuis Copenhague le directeur de la branche Europe de l'OMS, Hans Kluge.

La zone Europe de l'OMS, qui comprend 53 pays dont la Russie, compte près de 5 millions de cas officiels et plus de 227.000 morts liées au virus, d'après le tableau de surveillance de l'organisation.

L'organisation onusienne a également exclu de raccourcir sa recommandation d'une quarantaine de 14 jours pour tout ceux qui ont été en contact avec le virus.

"Nous ne la réviserions que sur la base d'un changement de notre compréhension de la science, ce qui n'est pas le cas jusqu'à présent", a insisté Catherine Smallwood, en charge des situations d'urgence à l'OMS Europe.

Or, en France, la durée d'isolement a été ramenée à sept jours en cas de contact. Elle est de dix jours au Royaume-Uni et en Irlande et plusieurs pays européens, comme le Portugal et la Croatie, envisagent actuellement de la réduire.

- "Anxiété" à Madrid -

Les autorités régionales de Madrid, épicentre de la pandémie en Espagne, ont fait machine arrière jeudi après l'annonce la veille de confinements ciblés à venir dans les zones comptant les plus fortes hausses de cas de coronavirus.

Le responsable de la Justice pour la région autonome de Madrid, Enrique Lopez, a affirmé que le mot confinement "générait de l'anxiété" et souligné que le gouvernement régional prévoyait seulement de "réduire la mobilité et les contacts".

L'Espagne, l'un des pays les plus touchés par la pandémie, a dépassé récemment la barre des 600.000 cas et des 30.000 morts.

Le Premier ministre britannique Boris Johnson a estimé, lui, qu'il fallait "être dur maintenant" pour contenir une deuxième vague, comparée à la deuxième "bosse" d'un chameau, et sauver Noël, cher aux Britanniques. Il a appelé la population à respecter l'interdiction de se réunir à plus de six personnes en Angleterre.

A la frontière ukraino-bélarusse, quelque 2.000 pèlerins juifs hassidiques étaient toujours bloqués et Israël les appelle à rentrer, leurs chances de participer à des célébrations traditionnelles en Ukraine étant nulles en raison de la fermeture des frontières aux étrangers à cause de la pandémie.

Aux Etats-Unis, les futurs vaccins pour lutter contre le coronavirus sont plus que jamais un argument de campagne en vue de la présidentielle.

Le président Donald Trump a assuré mercredi que la première économie mondiale disposerait d'un vaccin dès octobre, qui sera largement distribué à la population. Des déclarations qui vont à l'encontre des avis exprimés par des experts sanitaires.

Interrogé au Congrès, le directeur des Centres de prévention et de lutte contre les maladies (CDC), Robert Redfield a estimé que la majorité des Américains ne pourraient pas bénéficier d'un vaccin avant "le deuxième ou troisième trimestre de 2021".

"La première responsabilité d'un président est de protéger le peuple américain et il ne le fait pas", a asséné le candidat démocrate Joe Biden mercredi. La gestion du virus par Donald Trump le "disqualifie totalement", a-t-il affirmé.

- 13% de la population, 50% des vaccins -

Dans le sillage des Etats-Unis, qui a signé plusieurs contrats avec des laboratoires afin de se garantir la livraison des premières doses disponibles, plusieurs pays riches, parmi lesquels le Royaume-Uni, l'Union européenne et le Japon, ont suivi la même voie, selon un rapport de l'ONG Oxfam.

Ces pays représentant 13% de la population mondiale ont pré-acheté la moitié des futures doses de vaccins contre le Covid-19, calcule l'organisation.

La logique de ces pays est de s'approvisionner par précaution auprès de multiples fabricants concurrents, dans l'espoir qu'au moins l'un de leurs vaccins se révèle efficace.

Mais le rapport souligne la difficulté qu'aura une partie de la population mondiale à trouver des vaccins dans la période initiale, alors qu'un dispositif de mutualisation internationale appelé Covax, soutenu par l'OMS, est boycotté par Washington et manque de financements.

La pandémie continue d'avoir un impact majeur sur les sociétés. La Banque mondiale a estimé mercredi qu'elle pourrait effacer les importants progrès réalisés cette dernière décennie en matière d'éducation et de santé, en particulier dans les pays les plus pauvres.

La Nouvelle-Zélande a annoncé être entrée en récession jeudi, après une chute historique de 12,2% de son PIB au deuxième trimestre.

Selon le dernier bilan établi jeudi par l'AFP, la pandémie a fait plus de 941.000 morts dans le monde depuis la fin décembre, alors que près de 30 millions de cas ont été diagnostiqués.

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