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Attentat-suicide en Turquie: 10 blessés, la kamikaze tuée

En Turquie, un attentat suicide s'est produit jeudi sur un site touristique de la ville de Bursa, tuant la kamikaze âgée de 25 ans,et blessant au moins 10 personnes, ont rapporté les chaînes de télévision.
L'attentat s'est produit aux abords de la grande mosquée Ulucami, important symbole de cette ville, selon la chaîne d'information CNN-Türk.

Un autre attentat suicide survenu à la mi-mars sur une artère commerçante du coeur d'Istanbul, a tué quatre touristes étrangers dont trois citoyens israéliens. Cette attaque a été attribuée par le gouvernement turc à l'EI.

Le groupe est soupçonné d'avoir commis plusieurs attentats sur le sol turc depuis l'été. Le plus meurtrier d'entre eux, perpétré par deux kamikazes le 10 octobre, avait tué 103 personnes qui participaient à une manifestation prokurde à Ankara.

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Banque: des dizaines de milliers de suppressions de postes annoncées dans le monde

Des passants devant un panneau vandalisé près d'une succursale de la banque HSBC endommagée par des manifestants pro-démocratie à Hong Kong, le 4 janvier 2020. (AP)

Les grands groupes bancaires de la planète vont supprimer des dizaines de milliers de postes ces prochaines années, conséquence d'une pluie de défis tels que la révolution numérique, les taux bas ou encore l'émergence de nouveaux acteurs.

Dernières annonces en date, celle mardi du géant bancaire HSBC et celle la semaine précédente du groupe italien UniCredit. Dans certains établissements, de futures embauches compenseront ces coupes.

Voici un récapitulatif des principales annonces ces derniers mois:

HSBC

Le géant bancaire HSBC, qui emploie 235.000 collaborateurs, a dévoilé mardi des projets de réorganisation radicaux impliquant la suppression de 35.000 emplois en trois ans et une réduction de ses activités aux Etats-Unis et en Europe, après avoir essuyé en 2019 une chute de 53% de son bénéfice net.

Le groupe, déjà engagé dans un vaste plan de réduction de coûts, prévoit désormais de réduire ses effectifs de pratiquement 15%.

UniCredit

La banque italienne UniCredit avait annoncé en décembre, dans le cadre de son plan stratégique 2019-2023, un plan de 8.000 suppressions d'emplois, s'ajoutant aux 14.000 équivalents temps plein déjà supprimés depuis 2017.

UniCredit a confirmé la semaine passée aux syndicats qu'elle entendait supprimer 6.000 emplois et fermer 450 agences en Italie d'ici 2023, provoquant la colère de ces organisations.

Morgan Stanley

La banque d'affaires américaine Morgan Stanley est engagée dans la suppression de plus de 1.500 emplois à travers le monde, soit 2% de ses effectifs, afin de faire des économies et de s'adapter à l'environnement économique, rapportaient fin décembre des médias américains.

Les fonctions les plus touchées sont dans le département technologies, les fonctions support et les analystes-maison. Les traders ne sont pas non plus épargnés, ont affirmé ces médias.

Morgan Stanley, dont le siège est à Times Square au centre de Manhattan, employait 60.532 personnes au 30 septembre.

Société Générale

Le groupe français était l'un des premiers en 2015 à annoncer la refonte de son réseau de détail en France, face à la baisse de fréquentation des agences et au virage du numérique.

Entre 2016 et 2020, Société Générale, qui emploie plus de 147.000 personnes, a programmé la suppression de plus de 5.000 postes.

Commerzbank

En crise depuis plusieurs années, la deuxième banque allemande a annoncé mi-septembre la suppression de 4.300 emplois dans le monde et de 200 agences. Parallèlement, elle compte créer 2.000 emplois. En 2016, elle annonçait un plan de réduction de 9.600 postes à l'horizon 2020 qui a déjà été bouclé.

Deutsche Bank

La première banque allemande a annoncé début juillet le plus grand plan de restructuration de son histoire avec la suppression de 18.000 emplois d'ici à 2022. L'an dernier, elle avait déjà supprimé 6.000 postes.

Barclays

Après plusieurs années de résultats en dents de scie, la banque britannique, minée par des litiges aux Etats-Unis et dans son pays, est revenue dans le vert en 2018 et en 2019. Début août, la banque a indiqué avoir supprimé 3.000 postes lors du deuxième trimestre 2019 et vouloir réduire davantage ses coûts.

BNP Paribas

Le groupe BNP Paribas négocie actuellement un plan de départs volontaires dans sa filiale de gestion d'actifs afin de réduire de 10% ses effectifs parisiens.

Fin août, la première banque française avait par ailleurs confirmé envisager la suppression d'environ 20% des effectifs de sa filiale de conservation de titres en France, soit une réduction de 446 à 546 postes d'ici à 2021.

En mars, BNP Paribas Fortis, sa filiale belge, avait confirmé réduire de 40% son nombre d'agences et supprimer quelque 2.200 emplois d'ici trois ans. En Italie, la banque a lancé cet été un plan de départs anticipés à la retraite, réduisant ses effectifs de 1.500 postes à horizon 2021.

Santander

La banque espagnole a annoncé en juin la suppression de 10% de ses effectifs en Espagne, soit 3.200 emplois. Cette restructuration est la conséquence de l'absorption en 2017 de sa rivale Banco Popular.

Début 2019, la première banque de la zone euro par la capitalisation boursière avait par ailleurs annoncé la réduction de son réseau au Royaume-Uni, entraînant la suppression de 1.270 emplois.

CaixaBank

La troisième banque espagnole CaixaBank a négocié avec les syndicats un plan de départs volontaires prévoyant la suppression de plus de 2.000 postes d'ici à la fin 2020.

Et aussi...

Le bancassureur belge KBC compte supprimer 1.400 emplois en Belgique d'ici à 2022 afin d'améliorer son "efficacité opérationnelle".

La banque régionale allemande HSH Nordbank compte supprimer 700 emplois sur un total de 1.700, une mesure intervenant peu de temps après son rachat par des investisseurs privés.

Affiche très masculine pour les 40e Brit Awards

Billie Eilish à la Spotify Best New Artist Party, 23 janvier 2020, West Hollywood. La star de 18 ans est en lice dans la catégorie meilleure artiste internationale solo aux Brit Awards. (Photo by Willy Sanjuan/Invision/AP)

Aucune femme ne figure dans les catégories de meilleur album ou meilleur groupe et les femmes ne représentent que 4 des 25 nominations dans les catégories mixtes.

Les rappeurs Dave et Stormzy, et le chanteur écossais Lewis Capaldi se disputent mardi soir la tête d'affiche des Brit Awards, récompenses britanniques de la musique pop, critiquées cette année pour le peu de place accordée aux femmes.

Pour cette 40e édition, à l'O2 Arena à Londres, la jeune chanteuse américain Billie Eilish, en lice dans la catégorie internationale, interprétera pour la première fois en public la chanson du dernier James Bond, "No Time to Die", qu'elle a écrite avec Finneas O'Connell, son frère et principal collaborateur. En moins d'une semaine, le titre a été écouté plus de 25 millions de fois sur Youtube. L'artiste de 18 ans est en lice dans la catégorie meilleure artiste internationale solo.

Outre le titre de meilleur artiste solo masculin, Lewis Capaldi (dont l'album "Divinely Uninspired To A Hellish Extent", est le plus vendu au Royaume-Uni en 2019) et Dave, en tête des nominations, concourent dans trois autres catégories: nouvel artiste de l'année, meilleur album et chanson de l'année. Harry Styles, Michael Kiwanuka et Stormzy sont également nommés dans les catégories meilleur artiste masculin et meilleur album. Chez les femmes, Charli XCX, FKA Twigs, Freya Ridings, Mabel et Mahalia sont en course pour le titre de meilleure artiste solo.

Aucune femme ne figure dans les catégories de meilleur album ou meilleur groupe (Bastille, Bring Me The Horizon, Coldplay, D-Block Europe, Foals). Elles ne représentent que 4 des 25 nominations dans les catégories mixtes. Pourtant, l'académie des Brit Awards a subi une refonte en 2017 pour la rendre plus équilibrée et diversifiée.

- "Honte absolue" -

"C'est une honte absolue qu'il y ait si peu de femmes parmi les nominés", a déclaré à la chaîne Sky News Ben Beaumont-Thomas, journaliste musique au Guardian. Il fait partie des 1.500 personnes qui votent pour les Brit Awards.

Lors de la sélection des finalistes, "je ne pouvais choisir que parmi 26 candidates pour la meilleure artiste féminine de l'année, tandis que je pouvais piocher parmi 84 hommes pour la catégorie équivalente masculine", a-t-il souligné. "Cette année", les membres de l'académie "ont choisi dans certaines catégories plus d'hommes que de femmes, une surprise pour nous", a rétorqué le directeur général des Brit Awards Geoff Taylor.

Les femmes et les minorités invisibles aux Oscars
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Chez les artistes étrangers, Bruce Springsteen, Burna Boy, Dermot Kennedy, Post Malone et Tyle the Creator sont nommés comme meilleur artiste masculin international. Outre Billie Eilish, Ariana Grande, Camila Cabello, Lana Del Rey et Lizzo sont en lice chez les femmes.

La cérémonie sera clôturée par le vétéran Rod Stewart, 75 ans, qui s'était déjà produit en 1993, où il avait été récompensé pour sa contribution exceptionnelle à la musique. En 2019, George Ezra avait remporté le Brit Award du meilleur artiste masculin. Chez les femmes, c'est la jeune Jorja Smith qui avait été récompensée. Le groupe rock The 1975 avait lui raflé les titres de meilleur album britannique et de meilleur groupe.

Au Bangladesh, la double peine des "veuves de tigres"

Mosammat Rashida tenant un portrait de son mari tué par un tigre du Bengale en 2009, Shyamna, Bangladesh, 11 novembre 2019.

Trois mois après avoir été soufflé par un cyclone, le toit de tôle ondulée de la bicoque de Mosammat Rashida n'est toujours pas remis en place. Impossible pour cette mère bangladaise d'obtenir de l'aide de ses voisins, effrayés par les superstitions autour des "veuves de tigres".

Dans les campagnes du Bangladesh, les villageois ostracisent les femmes dont le mari a péri tué par un tigre du Bengale. La croyance populaire voit en elles des oiseaux de malheur et les tient pour responsables de la mort de leur conjoint.

Même les deux fils aînés de Mosammat Rashida, âgés de 24 et 27 ans, l'ont abandonnée: "ils m'ont dit que j'étais une sorcière qui portait malchance", dit la veuve de 45 ans, essuyant ses larmes. Elle a perdu son mari il y a une dizaine d'années lorsqu'il était parti chercher du miel dans la jungle.

"Ils font partie de la société, après tout", avance cette habitante pour essayer d'expliquer le comportement de ses enfants dans leur village de cueilleurs de miel de Gabura, situé en bordure des Sundarbans, la plus grande forêt de mangroves de la planète.

Depuis le passage du cyclone Bulbul début novembre au Bangladesh, Mosammat a partiellement recouvert le trou béant au-dessus de son foyer par une bâche. "Le chef de village est passé devant ma maison. Il a aidé les voisins, mais pas moi", dit-elle. Les responsables démentent lui avoir refusé de l'aide après la catastrophe naturelle.

- Changer les croyances -

Des ONG ont lancé des campagnes de sensibilisation pour encourager ces communautés très conservatrices à abandonner leurs préjudices "vieux de plusieurs siècles", indique Mohon Kumar Mondal, directeur de Ledars Bangladesh.

Les ONG "travaillent à restaurer la dignité des veuves. Le principal obstacle est de changer les croyances des gens", dit-il. "Le changement est très lent. Toutefois, je dirais qu'il y a du progrès", juge-t-il, notant que les villageois plus jeunes et plus éduqués sont moins effrayés par les "veuves de tigres".

Toutes ces femmes, estimées par les ONG à plusieurs milliers, ne sont pas ostracisées de la même manière. Une poignée d'entre elle reçoit le soutien de leur famille et leurs voisins. Rijia Khatun, qui a perdu son mari sous les griffes d'un tigre il y a quinze ans, a ainsi été soutenue secrètement par son neveu et sa famille. "Mes fils étaient jeunes. Mais personne ne m'a aidée. Je me sentais mal au début car on m'accusait d'être responsable de la mort de mon mari, témoigne-t-elle, ajoutant avoir "appris à vivre avec cette adversité."

Son neveu Yaad Ali, qui a été le témoin de plusieurs attaques de tigres, dont celle sur son oncle, éprouve de la compassion pour sa situation. "Nous devions (l'aider) en cachette sinon les gens du village nous auraient ostracisés également", confie-t-il.

Récolter du miel est vu comme le métier traditionnel pour les villageois n'ayant pas les moyens de se procurer l'équipement nécessaire pour la pêche, l'autre mode de subsistance de la région. Mais la peur d'être tué par un tigre, fait que les hommes désertent aujourd'hui en masse cette ligne de métier.

Harun ur Rashid, dont le père a succombé à un tigre, est ainsi désormais pêcheur, marquant une rupture avec toute les générations de cueilleurs de miel de sa famille. "Ma mère ne veut pas que je finisse comme mon père", déclare-t-il. "Je veux rester en vie et prendre soin d'elle car elle énormément souffert et traversé beaucoup d'épreuves après la mort de mon père", ajoute-t-il.

Coronavirus : Apple n'atteindra pas ses objectifs de ventes au 2e trimestre

Un homme pousse un chariot chargé de boîtes dans l'usine de Foxconn à Wuhan, dans la province de Hubei, le 31 août 2012. L'usine assemble des produits pour de nombreux fabricants de gadgets, dont Apple. (REUTERS/Stringer)

Apple a annoncé lundi que sa prévision de chiffre d'affaire pour le deuxième trimestre ne serait sans doute pas atteinte à cause de l'épidémie provoquée par un nouveau coronavirus apparu en Chine, pays crucial pour l'entreprise américaine.

Dans son communiqué, le géant des technologies cite les difficultés d'approvisionnement en iPhone, fabriqués en Chine, et la demande pour ses produits alors que ses magasins sont fermés dans le pays.

"Le travail commence à reprendre, mais le retour aux conditions normales prend plus de temps que nous n'avions anticipé", détaille le groupe californien, évoquant une "pénurie d'iPhones qui va temporairement affecter nos revenus dans le monde".

Fin janvier, lors de la publication de résultats records grâce à une forte demande pour la gamme d'iPhone 11 sortie avant les fêtes, Apple avait déjà souligné que la grave crise sanitaire entraînait des incertitudes.

Le groupe avait donc donné une fourchette de prévision de chiffre d'affaires pour son deuxième trimestre plus large que d'habitude, entre 63 et 67 milliards de dollars.

Depuis l'apparition de la maladie en décembre à Wuhan (centre), plus de 1.700 personnes sont décédées et plus de 70.500 ont été contaminées en Chine.

La directrice générale du FMI, Kristalina Georgieva a chiffré l'impact à 0,1-0,2 points en moins pour la croissance mondiale, mais a souligné qu'il était encore très difficile d'évaluer l'impact pour l'économie.

Côté production, Apple a des sous-traitants dans la région de Wuhan, l'épicentre de l'épidémie, mais aussi des fournisseurs alternatifs.

En termes de demande, l'entreprise précise qu'elle n'a diminué qu'en Chine.

"Nous sommes en train de rouvrir progressivement nos magasins et nous allons continuer, de la façon la plus régulière et la plus sûre possible", précise Apple, ajoutant que ses bureaux, centres d'appel et magasins en ligne n'ont jamais cessé de fonctionner.

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