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L’assaut de Saint-Denis révèle un réseau coordonné, mais des mystères persistent

Des policiers en pleine opération à Saint-Denis

L'organisateur présumé des attentats de Paris, le Belge Abdelhamid Abaaoud, se cachait peut-être avec des complices dans l'appartement de Seine-Saint-Denis où la police a mené un assaut.

La cellule à l'origine des attentats du 13 novembre, qui ont fait 129 morts, semble plus étendue qu'initialement envisagé. Elle était sans doute très coordonnée et sa genèse est à chercher en Syrie.

Qui occupait l'appartement de Saint-Dennis?

L'assaut de policiers d'élite a été lancé à 4h20 (3H20 GMT) dans un immeuble du centre de Saint-Denis, juste au nord de Paris. Dans l'appartement visé se trouvaient au moins cinq personnes, selon les premiers éléments. La femme kamikaze qui s'est tuée en actionnant son gilet explosif dès le début de l'assaut serait une proche d'Abaaoud. A-t-elle voulu échapper à une arrestation ou une nouvelle attaque était-elle en projet? Un autre forcené est mort dans l'opération et trois occupants de l'appartement sont en garde à vue.

L'opération visait Abaaoud, considéré comme l'inspirateur des attentats. Les enquêteurs surveillaient ses proches, ce qui les a conduits à Saint-Denis, selon une source policière. S'il s'avérait qu'Abaaoud est le forcené tué, comment ce jihadiste notoire de l'organisation Etat islamique (EI) installé en Syrie et activement recherché a-t-il pu passer entre les mailles du filet pour revenir en Europe?

Quatre autres personnes ont été arrêtées, dont un homme qui semble avoir fourni le logement. Avant d'être interpellé, il a dit à l'AFP avoir hébergé deux personnes "qui venaient de Belgique", là où résidaient plusieurs des assaillants de vendredi soir.

Empreintes, matériel, les enquêteurs vont passer au peigne fin l'appartement. Ces derniers jours, un autre appartement à Bobigny et deux chambres d'un hôtel d'Alfortville, également dans la région parisienne et où ont pu être logés les jihadistes avant les attaques, ont été découverts.

Y a-t-il encore des fuyards?

Quatre des six kamikazes du Stade de France et du Bataclan sont identifiés. Reste le commando qui a ouvert le feu successivement sur trois terrasses de restaurants ou cafés : les enquêteurs pensent que Brahim Abdeslam, 31 ans, le septième kamikaze du 13 novembre, en était, tout comme son frère, Salah Abdeslam, 26 ans. Ce dernier est-il mort, a-t-il été interpellé à Saint-Denis, ou bien est-il toujours en fuite?

Mêmes questions pour le troisième occupant de la Seat du commando des tireurs des terrasses, aperçu sur des images de vidéosurveillance dont disposent les enquêteurs. Ce jihadiste n'est pas identifié.

En Belgique, deux autres hommes ont été inculpés, Mohamed Amri et Hamza Attou, arrêtés à Molenbeek, un foyer du jihadisme près de Bruxelles. Ils assurent s'être bornés à exfiltrer Salah Abdeslam, qui les aurait appelés après les attaques. Les trois hommes avaient été contrôlés sur la route au lendemain des tueries, vers Cambrai, dans le sens Paris-Bruxelles.

Mystère sur un kamikaze du stade du stade de France

Qui est le premier kamikaze du Stade de France, celui qui s'est fait sauter porte D à 20h20 TU ? A ses côtés, on a retrouvé un passeport syrien au nom d'Ahmad al-Mohammad. Mais cette identité correspond à un soldat syrien, mort depuis plusieurs mois. Pour ajouter au mystère, le kamikaze a bien été contrôlé début octobre en Grèce parmi les migrants fuyant la guerre en Syrie. La police a diffusé mardi soir un appel à témoins.

La Syrie

Le scénario d'une attaque préparée en Syrie prend corps. Au-delà du kamikaze passé par la frontière grecque, deux hommes du Bataclan, Omar Ismail Mostefaï, 29 ans, et Samy Amimour, 28 ans, et un autre kamikaze du Stade de France, Bilal Hadfi, 20 ans, ont séjourné dans ce pays en guerre, dont toute une zone est contrôlée par l'EI. C'est très probablement aussi le cas de Brahim et Salah Abdeslam, selon une source proche de l'enquête. Et Abaaoud est un personnage important au sein de la légion des jihadistes francophones.

L'EI a revendiqué les attaques, notamment dans un enregistrement audio lu par Fabien Clain, un Français de 37 ans, qui s'y trouve aussi et est également une figure de cette mouvance.

Comment les attaques ont-elles été coordonnées?

Du Stade de France au Bataclan, huit attaques ont été menées de 21h20 à 21H53 locales. Grâce à quelle coordination ? Y a-t-il eu des échanges téléphoniques ? Un message de l'extérieur donnant un feu vert aux actions quasi simultanées ? Selon une source proche de l'enquête, il y a eu des échanges avant les attaques, un point en cours de vérification. Selon le site d'informations Mediapart, les enquêteurs ont découvert un SMS dans un téléphone retrouvé près du Bataclan, qui dirait en substance "on y va".

Avec AFP

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Une ville californienne va interdire chips et bonbons aux caisses des supermarchés

Des enfants portant des masques d'Halloween reçoivent des bonbons pendant la tradition «Trick or Treat» à Makati à Manille le 31 octobre 2008. Les parents doivent surveiller la consommation de sucre de leurs enfants selon le Dr Mary Hayes, dentiste pédiatre à Chicago. AP/Marquez

La ville de Berkeley, bastion progressiste du nord de la Californie, va interdire la vente des produits trop sucrés ou salés sur les présentoirs situés aux caisses des supermarchés afin de promouvoir une alimentation plus saine, une première aux Etats-Unis selon des médias locaux.

Le conseil municipal de Berkeley, ville universitaire de 120.000 habitants près de San Francisco, a adopté cette semaine à l'unanimité une ordonnance qui bannira des caisses les produits contenant plus de 5 grammes de sucres ajoutés ou plus de 250 mg de sodium par portion. L'interdiction vise également toutes les boissons contenant des sucres ajoutés ou des édulcorants artificiels.

L'ordonnance relève que "des aliments bon marché et riches en sel, graisses saturées et sucres ajoutés sont prédominants dans les présentoirs des caisses". Les clients y sont "plus enclins à effectuer des achats impulsifs et les parents se battent avec leurs enfants qui réclament des confiserie à la fin des courses".

L'interdiction, qui doit s'appliquer à 25 supermarchés de la ville, entrera en vigueur en mars prochain et les premières visites des inspecteurs sanitaires sont prévues en janvier 2022.

"Ce qui est bon pour les clients à Berkeley est aussi bon pour nos commerces", a lancé Kate Harrison, l'une des élues à l'origine de cette mesure.

En 2014, Berkeley avait déjà été la première à imposer une taxe sur les sodas, une initiative reprise ensuite par plusieurs autres grandes villes américaines.

Selon une étude publiée début 2019, les habitants de Berkeley avaient diminué leur consommation de boissons sucrées de 21% dans l'année qui avait suivi la mise en place de cette "taxe sodas". La chute atteignait 52% en 2017.

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