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L'asthme, une maladie chronique qui touche de plus en plus de monde

Selon les experts, l'asthme touche de plus en plus de personnes, surtout dans les pays occidentaux. Ici, Carter Howard regarde la télévison pendant son traitement contre l'asthme, le 15 octobre 2013.

À la veille de la journée mondiale de l'asthme, les experts rappellent que l'asthme est une maladie chronique de plus en plus répandue affectant 334 millions de personnes dans le monde et dont on ne guérit pas. Cette maladie peut être grave, voire mortel, lorsque les symptômes ne sont pas ou mal traités.

Inflammation chronique des bronches, il se manifeste par des crises sous forme de sifflements et de gênes respiratoires. Il touche toutes les tranches d'âge mais débute souvent pendant l'enfance. La pollution est en outre considérée comme un facteur aggravant pour les asthmatiques les plus atteints.

C'est "la maladie chronique la plus courante chez l'enfant", souligne l'Organisation mondiale de la santé (OMS), observant qu'elle "sévit dans tous les pays".

Le réseau mondial de l'asthme (Global asthma network, GAN) estime que 334 millions de personnes en souffrent contre 235 millions recensés en 2002-2003 par l'OMS.

Ce nombre, en constante augmentation, est sans doute sous-estimé en raison d'un recensement difficile, selon le GAN.

30 millions en Europe

L'Europe compte à elle seule 30 millions d'asthmatiques dont quatre en France, et 15.000 personnes y meurent chaque année lors d'une crise (1.500 en France), déplore de son côté la Fédération européenne de l'allergie et des associations de patients de maladies respiratoires (EFA).

"Avec un traitement adéquat et une adhésion (au traitement), les symptômes pourraient être bien mieux maîtrisés et le nombre de crises d'asthme et de décès réduits", estime pourtant cette fédération représentant 38 associations de 24 pays européens.

"Entre 20 et 70% des patients ne prennent pas leur traitement ou de façon inadéquate" en France, une caractéristique que l'on retrouve dans de nombreux pays, poursuit le professeur Pascal Chanez, chercheur à l'Université Aix-Marseille dans le sud de la France.

"Il faut trouver des relais, des médiateurs pour que les patients puissent être mieux informés et mieux comprendre la nécessité de prendre ces traitements régulièrement", dit-il.

De son côté, Dan Murphy, l'un des responsables de l'EFA, exhorte "les législateurs, les professionnels de santé, les industriels à prendre des mesures concrètes pour aider les adolescents à mieux connaître leur maladie et la maîtriser" à l'âge adulte.

Dans les cas les plus sévères, le traitement est particulièrement contraignant: "un à deux inhalateurs par jour combinés à des comprimés voire des injections", détaille le Pr Chanez. Ces traitements à base de corticoïdes ne traitent que les symptômes.

Le spécialiste appelle à "un effort de recherche" pour une affection invalidante et coûteuse.

Génétique et environnement en cause

Aux Etats-Unis, le coût total (coûts directs et indirects) de l'asthme s'élevait à 56 milliards de dollars en 2007. En Europe, le coût était estimé à 19,3 milliards d'euros pour les 15-64 ans, selon des études citées par le réseau mondial d'asthme.

La survenue d'un asthme résulte de l'association d'une prédisposition génétique et de facteurs environnementaux tels que les allergènes présents dans les habitations (acariens, moisissures, squames), extérieurs (pollens et moisissures), fumée du tabac, produits chimiques irritants, pollution de l'air surtout les particules fines.

"Une rhinite allergique pendant l'enfance, une conjonctivite allergique, la prématurité ou un faible poids de naissance, des bronchiolites à répétition pendant l'enfance sont des facteurs prédisposants", explique l'Institut national français de la santé et de la recherche médicale (Inserm).

Outre le traitement de fond, la seule façon de prévenir les crises est d'éliminer les facteurs déclenchants: ne pas fumer, ventiler son appartement en ouvrant les fenêtres pendant un quart d'heure par jour, utiliser des couettes ou des oreillers en matières synthétiques, mettre des housses antiacariens, laver régulièrement les peluches, privilégier le sommier à lattes et se débarrasser de la moquette.

Sur le front de la recherche, les scientifiques s'efforcent de trouver des traitements pour les patients dont l'inflammation des bronches est telle que les corticoïdes sont insuffisants.

Ils ont ainsi récemment mis au point de nouvelles molécules, notamment des anticorps "anti-IgE", capables de "désensibiliser" c'est-à-dire de neutraliser la réaction qui se produit chez les asthmatiques allergiques.

Parmi les autres pistes figure le développement d'un vaccin contre l'asthme sur lequel travaillent des chercheurs de l'Inserm et du CNRS (Centre national de la recherche scientifique).

Avec AFP

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Wuhan rouvre alors que l'hécatombe continue en Europe et en Amérique

Des voyageurs à la gare de Hankou à l'approche de la reprise de son trafic, à Wuhan dans la province du Hubei (Centre de la Chine), le mardi 7 avril 2020. Les résidents de Wuhan seront bientôt autorisés à voyager à nouveau, après un confinement de 11 semaines. (AP / Ng Han Guan)

La vie à Wuhan, le berceau du Covid-19, a commencé lentement à retourner à la normale avec la levée dans la nuit de mardi à mercredi du bouclage de la ville, mais le nouveau coronavirus a encore tué des milliers de personnes aux Etats-Unis et en Europe, avec un record au Royaume-Uni et à New York.

La France a été mardi le quatrième pays à franchir la barre des 10.000 morts officiellement comptabilisés comme causés par le virus, après l'Italie, l'Espagne et les Etats-Unis.

Dans le monde, on s'approche des 100.000 morts, avec plus de 80.000 recensés mardi par l'AFP. Mais ce comptage, à partir de sources officielles, est en dessous de la réalité, puisque de nombreux morts hors des hôpitaux ne sont ni testés, ni comptabilisés, par exemple aux Etats-Unis où les règles varient d'une juridiction à une autre.

A Londres, le Premier ministre Boris Johnson, 55 ans, s'apprêtait mardi à passer sa troisième nuit à l'hôpital. Il est dans un état stable dans une unité de soins intensifs, mais conscient et sans respirateur artificiel.

Le Premier ministre conservateur est le seul chef d'Etat ou de gouvernement d'une grande puissance à avoir contracté la maladie.

Prié "de le remplacer là où nécessaire", le chef de la diplomatie Dominic Raab, 46 ans, s'est engagé à agir pour "vaincre le coronavirus" durant cet intérim. Le pays, l'un des plus touchés d'Europe, a enregistré mardi un record de 786 décès en 24 heures, portant son total à 6.159 morts.

Dans un monde en quête de bonnes nouvelles, la réouverture aux transports de Wuhan, où 11 millions d'habitants vivaient coupés du monde depuis fin janvier, montre que le coronavirus peut être dompté, même si le confinement général n'a pas été levé et de nombreux contrôles restent en place.

Des centaines de personnes qui étaient bloquées dans la ville se sont immédiatement ruées vers les gares, ont constaté des journalistes de l'AFP.

"Ça fait 77 jours que j'étais enfermé!", s'est réjoui un voyageur, impatient de rentrer à Changsha, à quelque 350 kilomètres.

- Les Noirs plus touchés aux Etats-Unis -

Aux Etats-Unis, l'Etat de New York, épicentre américain de l'épidémie, a enregistré un nouveau record de 731 morts en 24 heures, pour un total de 5.489 décès.

La cathédrale Saint-Jean le Théologien, à Manhattan, est en train d'être transformée en hôpital de campagne, avec des tentes médicales dans sa longue nef et sa crypte.

"Au cours des siècles précédents, les cathédrales étaient toujours utilisées de cette façon, comme pendant la peste", a observé le doyen de la cathédrale, Clifton Daniel.

Mais New York n'est pas le seul foyer américain. Les hôpitaux du New Jersey, juste au sud, ainsi que ceux du Michigan (Detroit) et de Louisiane (La Nouvelle Orléans), sont submergés.

Une population semble particulièrement exposée, d'après des remontées provenant de quelques juridictions dont Chicago et Washington: les Noirs. D'abord parce qu'ils sont plus susceptibles d'avoir l'une des maladies qui causent des complications mortelles du Covid-19: le diabète, l'hypertension, les maladies cardiovasculaires.

Mais aussi car les inégalités socio-économiques historiques aggravent l'impact de l'épidémie dans la communauté: moins d'accès aux soins et au dépistage, et des emplois plus exposés à la contamination (supermarché, chauffeurs de bus...).

Des organisations de défense des minorités ont appelé les autorités fédérales à publier des statistiques nationales ventilées par ce que les Américains appellent "race" et ethnicité.

- L'attente du pic en Europe -

L'Europe, le continent le plus frappé par la pandémie avec plus de 57.000 morts, attend la stabilisation du nombre de morts quotidiens.

Mais d'un jour à l'autre, les bilans montent et descendent. L'Espagne, après quatre jours de baisse, a annoncé 743 morts qui portent le total à 13.798. Le bilan a également bondi en France, portant le total à 10.328 décès.

En dépit de ces rebonds, le nombre de nouvelles hospitalisations marque le pas dans plusieurs pays, dont l'Espagne et l'Italie (17.127 morts), ce qui pourrait mécaniquement faire baisser le nombre de morts après un délai, puisque les décès interviennent souvent après plusieurs jours d'hospitalisation, parfois des semaines.

"Bien que lentement, une certaine baisse de pression commence à être observée dans les hôpitaux et les unités de soins intensifs", relève la Dr Maria José Sierra du Centre d'alertes sanitaires espagnol.

A l'hôpital Vall d'Hebron, le plus grand de Barcelone, "nous avons eu jusqu'à 24 nouveaux patients par jour deux jours de suite", témoigne le chef du service Ricard Ferrer, qui évoque également un situation stabilisée. Mais "on s'attend encore à une ou deux semaines très critiques".

- Chômage massif -

Les marchés misent également sur une prochaine décrue: en Asie et en Europe, les grandes Bourses ont fini largement dans le vert, tandis que Wall Street a fini en légère baisse.

Mais une récession généralisée apparaît inévitable en 2020, l'Organisation internationale du travail évoquant la plus grave crise du marché de l'emploi depuis la Seconde Guerre mondiale, avec 1,25 milliard de travailleurs potentiellement touchés.

Les ministres des Finances de l'UE divergent sur les mesures économiques que l'Europe pourrait prendre pour répondre à la crise du coronavirus, le président de l'Eurogroupe, Mario Centeno, plaidant pour "un plan de relance coordonné de grande envergure".

Un sommet par visioconférence se poursuivait dans la soirée de mardi, mais les pays du Nord (Allemagne et Pays-Bas en tête) sont opposés à un plan d'aide commun financé par une dette collective.

L'UE va par ailleurs garantir plus de 15 milliards d'euros pour aider les pays les plus vulnérables en Afrique et dans le reste du monde.

Un débat mondial s'esquisse déjà sur le "déconfinement", suscitant la crainte d'un relâchement chez les plus de quatre milliards de personnes, soit plus de la moitié de l'humanité, aujourd'hui contraintes ou appelées par leurs autorités à rester cher elles.

Après l'Autriche lundi, la Slovénie veut lever des restrictions la semaine prochaine, la Norvège à compter du 20 avril, et le Portugal évoque un début de retour à la normale en mai.

Des voyageurs devant la gare de Hankou à l'approche de la reprise de son trafic à Wuhan dans la province du Hubei, dans le centre de la Chine, le mardi 7 avril 2020. Les résidents de Wuhan seront bientôt autorisés à voyager à nouveau, mettant fin à un verrouillage de 11 semaines. (Photo AP / Ng Han Guan)

La pandémie du Covid-19 a fait plus de 75.000 morts dans le monde

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ONU Femmes reporte à 2021 le Forum Génération Egalité

Phumzile Mlambo-Ngcuka, directrice d’ONU Femmes, s’exprimant sur l'autonomisation des femmes et des filles au siège de la Banque mondiale à Washington, 14 mai 2014. (AP Photo/Cliff Owen)

Cette rencontre organisée par ONU Femmes, en collaboration avec le Mexique et la France, a été reportée au premier semestre 2021 en raison de l'épidémie de coronavirus. Les nouvelles dates seront annoncées "dans les prochains mois".

La rencontre internationale axée sur l'implication de la société civile dans la promotion de l'égalité entre femmes et hommes devait s'ouvrir à Mexico début mai puis se poursuivre en juillet à Paris.

Elle devait commémorer le 25e anniversaire du "Programme d'action de Pékin", issu de la Conférence mondiale sur les femmes organisée en Chine en 1995.

L'objectif est de "dresser un bilan des progrès accomplis" et "d'élaborer des mesures concrètes pour atteindre l'égalité entre les femmes et les hommes avant 2030", selon l'agence des Nations unies.

Pendant les dates prévues initialement pour la rencontre, ONU Femmes organisera des conférences numériques sur le sujet.

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