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Arrestation manquée de l'ex-patron du foot afghan pour violences sexuelles

Keramuddin Karim à Kaboul, le 31 décembre 2018. La Fifa l'a déclaré coupable d'agressions sexuelles sur des joueuses de l'équipe nationale féminine, et le TAS a confirmé sa culpabilité. Les autorités afghanes ont émis un mandat d'arrêt contre lui en 2019. (W. Kohsar/AFP)

Un raid nocturne des forces spéciales afghanes dans le Panchir a échoué, ne permettant pas d'arrêter l'ancien patron du foot afghan, désormais fugitif, accusé de violences sexuelles contre des membres de l'équipe nationale féminine.

"Les forces spéciales afghanes ont mené un raid aérien et terrestre dans le Panchir afin d'arrêter Keramuddin Karim. Mais ils n'ont pas pu l'arrêter", a déclaré lundi Mansur Onabi, le porte-parole du gouverneur de cette province.

L'opération n'étant "pas coordonnée avec les autorités locales", la population locale "a combattu les forces de sécurité, empêchant (sa) réussite", a-t-il poursuivi. Le vice-gouverneur du Panchir, Mohammad Amin Seddiqi, a confirmé ces informations.

Cinq joueuses afghanes accusent Keramuddin Karim, l'ancien président de la Fédération de football afghane (AFF), de les avoir agressées sexuellement entre 2013 et 2018.

La Fédération internationale de football (Fifa) l'a déclaré coupable de ces faits, le suspendant à vie et lui infligeant une amende d'un million de francs suisses (934.000 euros).

Le Tribunal arbitral du sport, basé en Suisse, a confirmé sa culpabilité en juillet, estimant qu'il avait "violé les droits fondamentaux de l'Homme et porté atteinte à la dignité et à l'intégrité mentale et physique des jeunes joueuses". "Par ses actes épouvantables, il a non seulement détruit leur carrière, mais il a aussi gravement porté atteinte à leur vie", avait conclu le TAS.

Les autorités afghanes ont émis un mandat d'arrêt contre Keramuddin Karim l'année dernière, mais il est toujours en liberté.

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Ouverture du procès des attentats de Bamako en 2015

Ouverture du procès des attentats de Bamako en 2015.

Le procès des auteurs présumés des attentats de l'hôtel Radisson Blu et du restaurant La Terrasse en 2015 à Bamako s'est ouvert mardi dans la capitale malienne, en présence du principal accusé mais en l'absence des représentants des victimes occidentales.

Principal accusé, le Mauritanien Fawaz Ould Ahmed (ou Ahmeida), alias "Ibrahim 10", lieutenant du chef jihadiste algérien Mokhtar Belmokhtar, dont la présence était incertaine jusqu'à la dernière minute, a été amené sur le banc des accusés par des hommes cagoulés.

L'homme, né dans les années 1970 à Nouakchott, est accusé d'avoir tué avec un fusil d'assaut un Français, un Belge et trois Maliens le 6 avril 2015 dans le restaurant La Terrasse, une action pour "venger le prophète" perpétrée dans la foulée des attentats contre l'hebdomadaire français Charlie Hebdo, selon l'enquête.

Il est également soupçonné d'avoir "planifié et fait exécuter" l'attaque, le 20 novembre de la même année, contre l'hôtel de luxe Radisson Blu. Deux hommes avaient alors "tiré sur tout ce qui bouge", tuant 20 personnes, dont 14 étrangers, avant d'être abattus.

De nombreuses parties civiles maliennes étaient présentes à l'ouverture du procès, mais nul proche de victimes occidentales, selon le journaliste de l'AFP.

Une retransmission par visioconférence a toutefois été mise en place.

"Il s'agit d'une retransmission en direct pour que les parties civiles françaises puissent suivre, mais en aucun cas d'un enregistrement. Seulement du direct", a expliqué le président de la Cour.

Le procès, dont la durée n'a pas été précisée, se déroule dans les locaux de la Cour d'appel, dans le sud de Bamako. Des soldats d'élite étaient placés dans et autour du bâtiment.

Fawas Ould Ahmed est apparu vêtu d'un long boubou gris. Ses cheveux crépus et une barbe fournie cachaient sa fine balafre sur le visage.

A la question, "Avez-vous un avocat?", il a répondu qu'il "ne le connaissait pas". Au Mali, dans les affaires de terrorisme, de nombreux accusés se voient commettre un avocat d'office, souvent le matin même du procès.

"Ibrahim 10" a déclaré préférer s'exprimer en arabe. "Un traducteur traduira", a répondu la cour.

Sa présence était entourée d'incertitudes, après des rumeurs ayant indiqué qu'il faisait partie des quelques 200 détenus libérés début octobre en échange de quatre otages, dont la Française Sophie Pétronin et l'homme politique malien Soumaïla Cissé.

Seul un de ses deux co-accusé était également présent à l'ouverture du procès.

Un ressortissant américain enlevé au Niger

Un soldat nigérien porte un lance-roquette sur son dos, dans le camp d'Assaga, le 29 février 2016. (VOA/Nicolas Pinault)

Un ressortissant américain a été enlevé dans le sud du Niger, à Massalata, à 400 km à l'est de Niamey près de la frontière avec le Nigeria, a rapporté mardi à l'AFP le préfet du département de Birni Nkonni, Ibrahim Abba Lelé.

L'Américain, fils d'un missionnaire également américain qui vit là-bas "depuis plusieurs années", "a été enlevé dans un jardin dans la périphérie de Massalata", un village voisin de Birni Nkonni, a déclaré le préfet, corrigeant ses propos. Il avait initialement indiqué que le ressortissant était missionnaire.

Aucun autre détail sur les circonstances du rapt n'était connu dans l'immédiat.

Un autre Américain, Jeffery Woodke, un humanitaire enlevé en octobre 2016 à Abalak au Niger, et sans doute conduit ensuite au Mali, est toujours aux mains de ses ravisseurs. Le président du Niger Mahamadou Issoufou avait assuré en septembre 2019 que Jeffery Woodke était en vie et en bonne santé.

Plusieurs otages occidentaux restent détenus au Sahel, après la libération début octobre au Mali de la Française Sophie Pétronin et de deux otages italiens.

En août, six humanitaires français et deux Nigériens avaient été assassinés à 60 km de Niamey dans une réserve naturelle, une attaque revendiquée par le groupe Etat islamique (EI).

Le Niger, pays sahélien très pauvre, est en proie à des attaques jihadistes récurrentes qui ont fait des centaines de morts.

Avec le Mali et le Burkina Faso voisin, il est au coeur d'une immense zone écumée par des groupes jihadistes se revendiquant d'EI ou de son rival Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), et où sont déployés quelque 5.100 soldats français de la force antiterroriste Barkhane.

Le Niger fait également face à des attaques du groupe islamiste nigérian Boko Haram à ses frontières sud-est. Outre des raids meurtriers, Boko Haram multiplie les enlèvements d'habitants, libérés contre rançon.

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