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Angola: verdict le 10 juin du procès des meurtriers présumés d'un Français


Clemence Nayme, la soeur de Benoit Nayme, décédée à Cabinda, en Angola, en 2016, brandit son portrait alors qu'elle proteste avec sa mère Josiane Nayme (R), près des portes de l'Elysée lors d'une visite du président angolais le 28 mai 2018, à Paris. AFP PHOTO / LUDOVIC MARIN

Le verdict dans le procès des meurtriers présumés d'un ingénieur français retrouvé mort en Angola en 2016 sera rendu le 10 juin, a-t-on appris vendredi auprès de la famille de victime.

Le procès s'est tenu mercredi et jeudi dans l'enclave angolaise de Cabinda (nord), où le juge a entendu les huit principaux suspects dans le meurtre de Benoît Nayme, ainsi que des témoins.

"L'affaire a été mise en délibéré au 10 juin", a déclaré maître André Buffard, l'avocat de la famille Nayme.

La procureure de la République angolaise a demandé que les suspects soient reconnus coupables, selon maître Buffard. Ils encourent la peine de mort, qui n'est cependant plus appliquée dans le pays.

Benoît Nayme, 26 ans, travaillait en Angola au sein de l'entreprise française de chaudronnerie Friedlander (groupe Ortec), sous-traitante du pétrolier américain Chevron.

Il avait été retrouvé mort roué de coups dans la nuit du 30 novembre 2016 dans sa maison du Cabinda, une enclave angolaise aux frontières du Congo et de la République démocratique du Congo.

Acte spontané ou action organisée pour assassinat ?

Le procès n'a pas permis de déterminer les mobiles du crime, selon maître Buffard.

La police angolaise avait initialement envisagé l'hypothèse d'un cambriolage qui a mal tourné avant d'orienter son enquête sur la piste d'un assassinat.

"Tout plaide en faveur d'une action organisée et non d'un acte spontané de gens qui veulent commettre un simple cambriolage", a estimé maître Buffard.

Une information a été ouverte au Tribunal de grande instance de Paris pour essayer de déterminer, en plus du ou des auteurs du crime, leur mobile, a-t-il précisé.

Mécontente des progrès de l'enquête locale, la famille de la victime, originaire de Saint-Etienne, dans le centre de la France, s'était mobilisée auprès des autorités françaises pour accélérer la coopération judiciaire entre les deux pays. Elle avait notamment rencontré le président Emmanuel Macron.

En avril 2018, le président angolais Joao Lourenço avait autorisé le parquet général de son pays à coopérer avec la France.

"C'est finalement la visite des enquêteurs français sur place et surtout leurs outils, notamment l'ADN et les relevés téléphoniques, qui ont permis aux enquêteurs angolais de confondre toute l'équipe", avait expliqué la sœur de la victime, Clémence Nayme.

Avec AFP

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