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Angola: le fils de l'ex-président José Eduardo dos Santos condamné à 5 ans de prison


José Filomeno dos Santos, fils de l'ancien président de l'Angola, José Eduardo dos Santos, devant le tribunal en décembre 2019. (Photo by Joao da Fatima / AFP)

José Filomeno dos Santos, fils de l'ancien président angolais José Eduardo dos Santos, a été condamné vendredi à cinq ans de prison pour "fraude" dans le cadre de ses activités à la tête d'un fonds souverain angolais entre 2013 et 2018, a-t-on appris de source judiciaire.

"Pour le chef de fraude et celui de trafic d'influence, le prévenu est condamné à une peine cumulée de cinq ans de prison", a annoncé le juge Joao da Cruz Pitra, de la Cour suprême de Luanda.

En juin, le parquet avait requis sept ans de prison contre lui et un autre accusé, et dix ans pour les deux autres co-prévenus, dont l'ex-patron de la Banque centrale, Valter Filipe da Silva.

Les trois complices présumés de M. dos Santos, 42 ans, ont été condamnés à des peines de quatre à six ans de prison.

Ils étaient accusés d'avoir transféré illégalement 500 millions de dollars de la Banque centrale vers le compte londonien d'une agence du Crédit suisse, dans le cadre d'une fraude qui leur aurait permis, selon le parquet général, de détourner jusqu'à 1,5 milliard de dollars.

Les quatre hommes, qui ont toujours clamé leur innocence, ont en revanche été acquittés du chef de blanchiment d'argent.

Depuis le départ en 2017 de José Eduardo dos Santos, après 38 ans au pouvoir, son successeur Jão Lourenço a limogé, au nom de la lutte contre la corruption, tous les proches que l'ancien président avait placés à la tête des institutions, des entreprises publiques et de l'appareil sécuritaire du pays.

Selon le site indépendant Maka Angola, qui milite pour la bonne gouvernance, le pouvoir judiciaire a été le "parent pauvre" durant la présidence de José Eduardo dos Santos. Le chef de l’État actuel, Jão Lourenço, tente d’en faire un pilier institutionnel, mais, note le site, l’appareil judiciaire angolais a besoin d'une profonde réforme.

Les symboles de ce "nettoyage" sont José Filomeno dos Santos et sa demi-soeur Isabel, qui a été évincée en novembre 2017 du poste de PDG de la compagnie pétrolière nationale, la Sonangol.

Présentée comme la femme la plus riche d'Afrique, elle est soupçonnée par la justice et les autorités angolaises d'importants détournements de fonds publics, récemment évalués à 5 milliards de dollars. Ses comptes bancaires ont été gelés en Angola et au Portugal.

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