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Droits humains

Amnesty dénonce des dizaines d'arrestations arbitraires de Tigréens

Les gens se rassemblent alors qu'un homme collecte des grains de blé lors d'une distribution de nourriture organisée par le gouvernement d'Amhara près du village de Baker, à 50 km au sud-est de Humera, dans la région du Tigré en Éthiopie, le 11 juillet 2021.

Amnesty International a accusé vendredi l'Ethiopie d'avoir arbitrairement arrêté des dizaines de Tigréens ces dernières semaines, alors que les rebelles qui combattent le gouvernement fédéral au Tigré ont repris le contrôle d'une grande partie de cette région en guerre depuis huit mois.

Parmi les détenus se trouvent des militants et des journalistes, dont certains ont été frappés et transportés à des centaines de kilomètres de la capitale, affirme Amnesty dans un communiqué.

Beaucoup ont disparu et le nombre total de détenus pourrait se chiffrer en centaines, ajoute l'ONG.

Le Tigré est en proie depuis huit mois à un conflit dévastateur, qui a connu un tournant majeur fin juin avec la reprise par les forces rebelles opposées au gouvernement fédéral d'une grande partie du territoire de cette région du nord de l'Ethiopie, poussant le gouvernement à déclarer un cessez-le-feu unilatéral.

Le Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed, prix Nobel de la Paix en 2019, avait envoyé l'armée fédérale au Tigré en novembre dernier pour destituer les autorités régionales, issues du Front de libération du peuple du Tigré (TPLF).

Selon lui, cette opération répondait à des attaques contre des camps de l'armée fédérale ordonnées par le TPLF, parti qui a dominé le pouvoir éthiopien pendant trois décennies.

M. Abiy a proclamé la victoire fin novembre après la prise de la capitale régionale Mekele. Mais les combats ont continué. Le 28 juin, les forces rebelles pro-TPLF ont repris Mekele, puis une grande partie du Tigré les jours suivants.

C'est alors que les arrestations ont commencé, selon Amnesty.

"D'anciens détenus nous ont raconté que les commissariats sont remplis de gens qui parlent tigrinya (la langue tigréenne, ndlr) et que les autorités ont mené des arrestations de masse de Tigréens", a déclaré Deprose Muchena, directeur de l'ONG pour l'Afrique australe et orientale.

Ces arrestations devraient cesser et les détenus devraient être au plus vite poursuivis sur des charges reconnues ou bien être relâchés, ajoute-t-il.

Par le passé, le gouvernement a nié procéder à des arrestations à caractère ethnique.

La police fédérale et l'avocat général de l'Ethiopie n'ont pas répondu immédiatement aux demandes de commentaires de l'AFP.

L'avocat d'un des détenus, depuis libéré sous caution, a affirmé à Amnesty que son client avait été accusé de liens avec le TPLF, aujourd'hui classé comme organisation terroriste.

Jeudi, la Commission éthiopienne des droits humains, un organisme indépendant mais rattaché au gouvernement, a affirmé travailler sur des dossiers d'arrestations arbitraires, de fermetures d'entreprises et sur d'autres "types de harcèlement visant les personnes d'ethnicité tigréenne".

La Commission ainsi que des organisations de défense des droits s'étaient déjà inquiétés de vague d'arrestations similaires au début de la guerre.

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Plus de 17.500 personnes ont fui le Burkina depuis le début de l'année

Des femmes déplacées préparent de la nourriture dans le camp de Kaya, à 100 km au nord de Ouagadougou, Burkina Faso, le 8 février 2021.

Plus de 17.500 personnes ont été contraintes de fuir le Burkina Faso depuis le début de l'année, en raison des attaques jihadistes, a annoncé vendredi le Haut-commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) qui se dit "alarmé par "l'accélération" de ces déplacements forcés.

"Le nombre total de réfugiés burkinabè a presque doublé en seulement six mois", a précisé le porte-parole du HCR, Babar Baloch, dans une note transmise à l'AFP.

"On compte désormais 38.000 réfugiés et demandeurs d'asile burkinabè à travers la région", a-t-il poursuivi.

La plupart ont fui vers les pays voisins: principalement au Mali, qui accueille 20.000 Burkinabè, dont 6.600 arrivés dans la région de Tombouctou (nord-ouest) depuis le début de l'année et au Niger qui compte 11.400 demandeurs d'asile du Burkina contre 7.400 en janvier.

Alors que 430 demandeurs d'asile burkinabè ont trouvé refuge en Côte d'Ivoire en mai, 179 ont été recensés par le HCR dans le nord du Bénin, où "des milliers d'autres" vivraient dans des zones frontalières inaccessibles aux travailleurs humanitaires pour des raisons de sécurité.

Le Burkina Faso compte par ailleurs plus d'1,3 million de "déplacés internes", des personnes contraintes de fuir leur foyer pour d'autres localités dans le pays, soit 6% de la population.

"Le rythme des déplacements forcés au sein du pays ne montre aucun signe de ralentissement", note le HCR.

Le Burkina Faso, pays sahélien pauvre, est confronté depuis 2015 à des attaques jihadistes de plus en plus fréquentes et meurtrières de la part notamment du Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans, affilié à Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) et du groupe Etat islamique au Grand Sahara (EIGS).

Les forces de sécurité peinent à enrayer ces violences jihadistes qui ont fait plus de 1.500 morts.

Une dizaine de civils tués par un groupe armé dans l'Est de la RDC

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Massacre de civils à 300 kilomètres de Bangui

Des commandos égyptiens de la force des Nations unies en République centrafricaine (MINUSCA) montent la garde dans la banlieue de Bangui, la capitale de la République centrafricaine, le 25 décembre 2020.

Treize civils ont été tués mercredi en Centrafrique, à 300 kilomètres au nord de la capitale Bangui, a affirmé jeudi dans un communiqué l'ONU, qui n'a pas précisé les circonstances de l'attaque ni l'identité des assaillants.

Une patrouille de la mission des Nations unies en République centrafricaine (Minusca) "a confirmé la découverte de 13 corps sans vie à Bongboto", à 300 kilomètres au nord de Bangui, selon le communiqué.

"Les morts sont tous des civils", a précisé à l'AFP le lieutenant-colonel Abdoulaziz Fall, porte-parole de la Minusca.

La Centrafrique, deuxième pays le plus pauvre du monde selon l'ONU, est ravagée depuis 2013 par une guerre civile.

De "violents combats" ont eu lieu dans une région limitrophe du Tigré selon un responsable éthiopien

Des soldats du gouvernement éthiopien et des prisonniers de guerre en uniformes militaires marchent dans les rues de Mekelle, la capitale de la région du Tigré, en Éthiopie, le 2 juillet 2021.

Au moins 20 civils ont été tués et des dizaines de milliers ont été déplacés dans de violents combats entre rebelles et forces pro-gouvernementales dans la région Afar, limitrophe du Tigré dans le nord-est de l'Ethiopie, a indiqué jeudi un reponsable éthiopien.

"De violents combats se poursuivent. Près de 70.000 personnes ont été directement affectées et sont déplacées (...) plus de vingt civils ont été tués", a déclaré Mohammed Hussen, un responsable de l'Agence nationale de protection civile dans la région Afar.

Le Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed, prix Nobel de la Paix en 2019, a envoyé l'armée fédérale au Tigré en novembre dernier pour destituer les autorités régionales, issues du Front de libération du peuple du Tigré (TPLF).

Selon lui, cette opération répondait à des attaques contre des camps de l'armée fédérale ordonnées par le TPLF, parti qui a dominé le pouvoir éthiopien pendant trois décennies.

M. Abiy a proclamé la victoire fin novembre après la prise de la capitale régionale Mekele. Mais les combats ont continué, et tourné en défaveur d'Addis Abeba.

Le 28 juin, les forces rebelles pro-TPLF ont repris Mekele, puis une grande partie du Tigré les jours suivants, marquant un tournant majeur dans le conflit.

Promettant de les repousser, M. Abiy a mobilisé des forces régionales, venues notamment de l'Oromia, pour combattre au côté de l'armée fédérale.

Dimanche, les rebelles ont affirmé avoir mené des opérations limitées visant des forces gouvernementales dans la région Afar, ouvrant un nouveau front dans leur lutte contre le gouvernement fédéral.

Mais selon Mohammed Hussen, ces opérations sont d'une grande ampleur, les forces rebelles "ont traversé la frontière avec la région Afar et attaqué des communautés pastorales innocentes".

"Ils essaient de soumettre les Afars. Alors maintenant, les forces fédérales (éthiopiennes) rejoignent les forces spéciales Afars, les communautés locales Afars, les milices Afars. Ces derniers jours, les Afars se battent et se protégent eux-mêmes", a affirmé ce responsable régional.

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