Liens d'accessibilité

Dernières nouvelles

Sports

Aubameyang quitte Dortmund pour Arsenal

Le joueur gabonais Pierre Emerick Aubameyang, le 16 décembre 2017.

Il est fêtard, rigolard, parfois en retard, mais il rêve aussi de titres, de Ligue des champions, et sait qu'à 28 ans, le temps lui est désormais compté. Pierre-Emerick Aubameyang a fait le forcing pour quitter Dortmund et s'offrir une chance à Arsenal, qu'il espère plus ambitieux.

L'attaquant gabonais, Ballon d'Or africain 2015, avait promis à son grand-père de jouer un jour au Real Madrid. Finalement, c'est à Londres qu'il va. Mais il a gagné son bras de fer, quitte à abîmer son image. En fin de saison dernière, il n'avait pas caché son envie de départ, affirmant qu'il se sentait désormais mûr pour une nouvelle aventure avec une grosse écurie européenne.

Pour forcer le destin, le meilleur buteur de Bundesliga la saison dernière (31 buts) n'a pas hésité à aller à l'épreuve de force avec son club, jusqu'à décevoir ses fans de Dortmund, pour qui il a marqué 141 fois en 212 matches, toute compétitions confondues depuis 2013.

En janvier, ses "fantaisies", selon le mot de ses dirigeants, ont tourné à la provocation. "Aubam" a d'abord séché une réunion de l'équipe convoquée par l'entraîneur Peter Stöger. Un match de suspension. Avant de se montrer totalement désintéressé à l'entraînement à la veille du match suivant, ce qui lui a valu de ne pas être retenu dans le groupe.

Il a finalement retrouvé sa place samedi contre Fribourg (2-2), mais il n'a ni marqué ni brillé. Ceux qui l'accusent d'avoir volontairement saboté son travail pour obtenir son bon de sortie ont été confortés dans leur conviction. "Aubam" s'est affiché sur un réseau social vêtu du maillot de... Ousmane Dembélé. Le jeune Français avait joué exactement le même jeu, en boycottant carrément l'entraînement, pour forcer Dortmund à le vendre à Barcelone en août dernier.

Masque de super-héros

Original et sûr de lui --il a célébré des buts en enfilant un masque de super-héros--, le buteur avait déjà souvent franchi la ligne jaune, s'attirant des sanctions.

A l'automne 2016, il s'offre un aller-retour en avion Dortmund-Milan sans prévenir ses dirigeants pour aller participer à une soirée privée, l'avant-veille d'un rendez-vous de Ligue des champions ! Il est suspendu pour le match par le club.

En mars 2017, il se fait dessiner dans la chevelure la célèbre virgule de son équipementier personnel Nike, concurrent de celui du club, Puma. Ses dirigeants, furieux, le prient de faire raser l'objet du délit, mais il récidive quelques jours plus tard en célébrant un but avec un masque évoquant une publicité de Nike.

En novembre 2017, il tourne dans les installations du Borussia une vidéo non autorisée par le club. Nouvelle suspension d'un match !

Possédant la nationalité française, Aubameyang, né à Laval dans l'ouest de la France, suit un parcours classique qui aurait tout aussi bien pu le mener dans l'équipe de Didier Deschamps --il compte une sélection en Espoirs avec la France--. Mais il a choisi très jeune de jouer pour le Gabon, le pays de son père, où il n'a jamais vécu.

Plus rapide que Bolt ?

"Je voudrais être un modèle pour mon pays et pour l'Afrique", dit-il alors. Véritable star dans son pays, il n'a pourtant jamais réussi à le qualifier pour une Coupe du monde. Et la dernière CAN, organisée au Gabon, a été un échec, avec une élimination en phase de poules.

Passé en juniors par Rouen et Bastia, puis par le centre de formation de l'AC Milan, il commence sa carrière professionnelle en France à Dijon (L2), Lille et Monaco. Avant d'atterrir à Saint-Etienne, où il va franchir un premier palier entre 2010 et 2013, marquant 37 buts en 87 matches de Ligue 1.

Toujours soutenu par son père, ancien professionnel dont il est très proche, il débute son aventure à Dortmund en 2013: Il y gagnera une Coupe d'Allemagne (2017) et terminera deux fois vice-champion d'Allemagne (2014 et 2016). Mais c'est là surtout qu'il devient le buteur de classe internationale qu'il est aujourd'hui, améliorant chaque saison son total de buts en Bundesliga.

Connu pour son amour des voitures de sport et de la vitesse, sans équivalent en Bundesliga sur un sprint court, il a un jour prétendu qu'il pourrait battre Usain Bolt sur 30 mètres. Le test n'a jamais eu lieu...

Avec AFP

See all News Updates of the Day

Votre page des sports

Votre page des sports
Attendez s'il vous plaît
Embed

No media source currently available

0:00 0:02:24 0:00

Libération de 20 joueurs de l'équipe de football de l'université de Buea

Libération de 20 joueurs de l'équipe de football de l'université de Buea
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:00:45 0:00

L'ONU critique l'IAAF à propos du taux de testostérone des athlètes

Caster Semenya après avoir décroché la médaille d’or à la finale du 800 m féminin des Jeux du Commonwealth sur la Gold Coast, 13 avril 2018.

Le Conseil des droits de l'Homme de l'ONU a critiqué le nouveau règlement de la Fédération internationale d'athlétisme (IAAF) visant à réguler le taux de testostérone des athlètes féminines et a apporté un soutien unanime à la championne sud-africaine Caster Semenya.

Dans une rare intrusion dans le monde du sport, l'organe de l'ONU a affirmé que le règlement de l'IAAF "pourrait ne pas être compatible avec les normes et règles internationales relatives aux droits de l'Homme".

Une résolution présentée par l'Afrique du Sud demande aux Etats à "veiller à ce que les associations et instances sportives (...) s'abstiennent d'élaborer et d'adopter des politiques et des pratiques qui forcent, contraignent ou obligent par d'autres moyens de pression les athlètes des catégories féminines à subir des traitements médicaux inutiles, humiliants et préjudiciables pour participer aux épreuves féminines des compétitions sportives".

Le texte a été adopté jeudi soir par consensus par les 47 membres du Conseil, qui n'a toutefois aucun pouvoir de contrainte.

La Fédération internationale d'athlétisme impose aux femmes "hyperandrogènes" ou à celles avec des "différences de développement sexuel" (DSD) de faire baisser, avec des médicaments, leur taux de testostérone pour participer aux épreuves internationales du 400 m au mile (1609 m).

La Fédération argumente que si des athlètes ont des niveaux de testostérone masculins, il est nécessaire de "préserver l'équité de la compétition féminine" et donc de demander à ces athlètes de "réduire leur taux de testostérone avant une compétition internationale".

Triple championne du monde (2009, 2011, 2017) et double championne olympique du 800 m (2012, 2016), Caster Semenya assure être "incontestablement une femme" et a saisi le Tribunal arbitral du sport (TAS) à Lausanne pour faire annuler le règlement de l'IAAF.

Le TAS, juridiction suprême en matière sportive, doit rendre sa décision à la fin avril.

Le Conseil a également appelé la Haut-Commissaire aux droits de l'Homme, Michelle Bachelet, à "établir un rapport sur la convergence de la discrimination raciale et de la discrimination fondée sur le genre dans le sport".

L'ambassadrice d'Afrique du Sud à l'ONU à Genève, Nozipho Joyce Mxakato-Diseko, a déclaré vendredi à l'AFP que l'initiative de l'IAAF équivalait à faire une discrimination sur le genre et sur "des bases raciales".

Pour certains experts scientifiques, priver Caster Semenya de compétition à cause de son taux élevé de testostérone reviendrait à exclure des basketteurs parce qu'ils sont trop grands.

Qualifs Euro-2020: l'Italie veut renaître, l'Espagne se requinquer

La Ligue A du Championnat d'Italie

L'Italie, absente du dernier Mondial, et l'Espagne, décevante depuis deux grandes compétitions internationales, lancent samedi leurs éliminatoires de l'Euro-2020 avec l'envie de retrouver confiance.

La claque de la non-qualification pour la Coupe du monde en Russie est-elle digérée ? Roberto Mancini et sa Nazionale veulent le prouver sur le terrain, à Udine contre la Finlande.

Ce sera sans Mario Balotelli, qui "n'a pas encore atteint sa forme optimale" malgré ses bons débuts à Marseille selon son sélectionneur. Le technicien a préféré appeler le vétéran Fabio Quagliarella, 36 ans et 21 buts en Serie A au compteur cette saison sous le maillot de la Sampdoria de Gênes.

Pour l'Espagne, véritable machine à éliminatoires depuis plus d'une décennie, l'accueil de la Norvège à Valence doit être l'occasion de laisser loin derrière elle le catastrophique Mondial. Éviction du sélectionneur Julen Lopetegui, à quelques jours du premier match de la Roja, élimination en 8e de finale par la Russie, deux ans après une élimination au même stade à l’Euro : lourd à digérer.

C'est aussi l'heure de retrouver en Espagne le prometteur milieu de terrain du Real Madrid Martin Odegaard, annoncé comme futur crack à son arrivée en 2015 à 17 ans. Décevant, il a depuis été prêté à des clubs néerlandais.

Le sélectionneur Luis Enrique a rebattu les cartes en convoquant plusieurs novices, et en rappelant certains anciens comme le Parisien Juan Bernat. "Ce n'est pas une révolution, c'est une évolution", a-t-il prévenu.

Enfin, la Suisse fera elle aussi ses débuts dans ces éliminatoires, en Géorgie. Les Helvètes, qui ont créé la surprise en Ligue des nations à l'automne en se qualifiant pour le "Final Four" aux dépens des Belges, sont attendus.

Programme des matches de samedi (heures GMT) :

Groupe D

(14h00, à Tbilissi) Géorgie - Suisse

(17h00, à Gibraltar) Gibraltar - Irlande

Groupe F

(17h00, à Solna) Suède - Roumanie

(à Ta' Qali) Malte - Îles Féroé

(19h45, à Valence) Espagne - Norvège

Groupe J

(19h45, à Vaduz) Liechtenstein - Grèce

(à Udine) Italie - Finlande

(à Sarajevo) Bosnie-Herzégovine - Arménie

NBA: Golden State reste sous la menace de Denver

DeMarcus Cousins, à gauche, alors avec Sacramento, contre Enes Kanter d'Oklahoma City Thunder, Sacramento, Californie, le 15 janvier 2017.

Golden State a corrigé Indiana 112 à 89, mais le double champion NBA en titre et leader de la conférence Ouest reste sous le menace de Denver qui s'est imposé à Washington 113 à 108, jeudi.

A quatre semaines du début des play-offs, Golden State et Denver sont toujours dos à dos pour le statut de meilleure équipe de l'Ouest.

Cette première place est cruciale, puisqu'elle garantit à son titulaire de commencer chaque série des play-offs par deux matches à domicile et de disputer, si besoin, le match N.7 décisif devant son public.

Avec encore onze matches de saison régulière à disputer, Golden State (49 v-22 d) ne dispose que d'une demi-victoire d'avance sur Denver (48 v-22 d) qui a encore douze rencontres à son calendrier.

Les Warriors n'ont pas tremblé face à Indiana, mais ils ont attendu la 3e période pour assurer leur victoire.

Stephen Curry n'a marqué "que" 15 points, dont 12 dans la 3e période.

C'est DeMarcus Cousins qui a fini meilleur marqueur des Warriors avec ses 19 points, agrémentés de onze rebonds.

- Durant endeuillé -

Kevin Durant a inscrit de son côté 15 points (6 sur 9 au tir) dans un contexte difficile alors que l'un de ses meilleurs amis était décédé dans la matinée à Atlanta d'une blessure par balles.

La rencontre marquait le retour de l'Australien Andrew Bogut sous le maillot de Golden State, après des passages par Dallas, les Lakers et Cleveland, et un retour dans le Championnat d'Australie.

Le pivot, sacré champion NBA en 2015, a marqué quatre points et capté sept rebonds en neuf minutes.

Les Pacers restent 4e de la conférence Est et n'ont plus besoin que d'une victoire pour officialiser leur qualification pour les play-offs (44 v-29 d).

Denver a enchaîné une cinquième victoire de suite à Washington et ne s'est pas relâché, trois jours après avoir composté son billet pour les play-offs en battant Boston.

Nikola Jokic a marqué 15 points et un total de huit joueurs des Nuggets a dépassé le seuil des dix points.

"Je redoutais que l'équipe ait la gueule de bois après sa qualification, mais elle est allée chercher cette victoire, même si tout n'a pas été très beau", a souligné l'entraîneur de Denver, Michael Malone.

- Batum sur le banc -

A l'Ouest toujours, pas moins de quatre équipes affichent le même bilan, après la surprenant défaite d'Utah à Atlanta (117-114).

Ce revers, dont l'artisan a été le "rookie" des Hawks Trae Young (23 pts), pourrait coûter cher au Jazz.

La franchise de Salt Lake City qui avait remporté ses cinq précédents matches, est à la lutte pour la 5e place avec Oklahoma City, San Antonio et les Clippers qui ont le même bilan de 42 victoires et 30 défaites.

Le grand perdant de cette course dans la course aux play-offs finira 8e et pourrait affronter au 1er tour l'ogre Golden State.

"C'est une défaite particulièrement difficile à digérer", a regretté Donovan Mitchell (34 pts).

A l'Est, Charlotte a préservé ses chances de participer aux play-offs avec une victoire 113 à 106 face à Minnesota.

L'ailier français des Hornets Nicolas Batum a perdu sa place dans le cinq majeur, mais cette décision n'est pas définitive, a assuré son entraîneur.

"On essaie de gagner des matches. Ce n'est pas un aveu d'échec, on joue pour gagner chacun de nos matches et je voulais essayer une autre configuration pour ce match", a déclaré James Borrego.

Charlotte est 10e de la conférence Est (32 v-39 d), à trois victoires de la 8e place, la dernière qualificative pour les play-offs.

- Résultats du Championnat nord-américain de basket-ball (NBA) après les matches de jeudi:

Golden State - Indiana 112 - 89

Atlanta - Utah 117 - 114

Charlotte - Minnesota 113 - 106

Washington - Denver 108 - 113

Phoenix - Detroit 98 - 118

Sacramento - Dallas 116 - 100

Avec AFP

Voir plus

XS
SM
MD
LG