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Allemagne : nouveaux affrontements dans des foyers de réfugiés

Des refugiés lisent des documents dans un foyer à Heidelberg en Allemagne, 29 septembre 2015.

Des affrontements ont éclaté à Hambourg notamment entre des Afghans et des Syriens, nouvelle illustration des tensions qui règnent dans les centres d'accueil débordés.

La police a indiqué avoir été appelée dans un premier foyer de demandeurs d'asile du grand port allemand à la suite du vol d'un téléphone portable à un jeune de 19 ans et qui a dégénéré en dispute avec le voleur présumé, un jeune Irakien de 23 ans.

"Quelques habitants" du centre se sont ensuite solidarisés et se sont emparés de balais et de lattes de bois pour se battre, selon le communiqué de la police. Une cinquantaine de policiers ont été mobilisés pour ramener le calme. Selon des médias allemands, deux cent Syriens et Afghans se sont affrontés.

La police a ensuite dû intervenir à deux reprises dans un autre centre d'accueil où trois habitants en sont venus aux mains. L'origine de la rixe n'était pas claire jeudi.

Les pompiers ont également dû éteindre un feu qui s'était déclenché dans un container à ordures de ce centre. Trois habitants, un Afghan de 16 ans et deux jeunes Syriens de 16 et 18 ans, ainsi qu'un employé d'une société de sécurité ont été soignés pour des blessures superficielles.

Plusieurs personnes ont été brièvement interpellées et la police a relevé leurs identités.

Plusieurs rixes ont eu lieu dernièrement en Allemagne dans des foyers de réfugiés où les migrants sont confrontés à des problèmes de surpopulation et de stress liés à leurs parcours.

Mardi, une rixe impliquant notamment des Syriens et des Pakistanais a fait deux blessés à Dresde (est). Dimanche, 14 personnes ont été blessées dans un foyer près de Cassel (centre), où 70 Pakistanais et 300 Albanais en sont venus aux mains. Quatorze personnes, dont trois policiers, ont été blessées.

L'Allemagne peine à loger les centaines de milliers de migrants arrivés dans le pays depuis le début de l'année. Elle en attend entre 800.000 et un million en 2015. La situation est telle que certains sont hébergés sous des tentes ou dans des gymnases où disparaît toute sphère privée.

Une organisation de défense des droits des réfugiés ProAsyl, l'une des plus actives en Allemagne, a dénoncé le projet actuel du gouvernement de durcir les règles d'asile, qui risquent d'accroître les tensions dans les centres d'accueil.

"On peut prévoir que les conflits vont augmenter" si certains réfugiés doivent rester plus longtemps dans les centres de premier accueil, comme le prévoit le projet de loi examiné à partir de jeudi par les députés, a souligné Günter Burkhardt, à Berlin.

Il craint par ailleurs aussi que la mobilisation des Allemands pour venir en aide aux réfugiés ne baisse si les violences se multiplient.

"Les gens vont aussi se dire: 'il y a des conflits en Allemagne' dans les foyers et cela risque d'amoindrir la bonne volonté", a-t-il ajouté alors que la crise migratoire est l'origine d'une mobilisation très importante de la société civile.

Selon le ministère de l'Intérieur de Bavière, principal point d'entrée en Allemagne pour les migrants, 270.000 à 280.000 demandeurs d'asile sont arrivés dans le pays au cours du seul mois de septembre, soit plus que durant l'ensemble de l'année 2014.

Avec AFP.

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Visite d'une délégation israélienne au Soudan

Une combinaison de photos montre un drapeau israélien, à gauche, lors d'un rassemblement à Tel-Aviv, le 19 septembre 2020, et un drapeau soudanais lors d'un rassemblement à l'est de la capitale Khartoum, le 3 juin 2020.

Une importante délégation israélienne s'est rendue lundi à Khartoum pour discuter du processus de normalisation des relations en cours entre l'Etat hébreu et le Soudan, ont annoncé mardi les autorités israéliennes.

Depuis l'annonce en octobre d'un accord entre les deux pays, des responsables israéliens et américains se sont rendus ensemble à Khartoum mais la visite de lundi était la "première" dirigée par un ministre israélien, celui du Renseignement, Eli Cohen, ont fait valoir ses services à Jérusalem.

Les responsables se sont notamment entretenus avec le chef du Conseil souverain de transition soudanais, le général Abdel Fattah al-Burhane, ainsi que le ministre soudanais de la Défense, le général Yassine Ibrahim, selon le gouvernement israélien.

"Cette visite a jeté les bases de nombreuses collaborations importantes, qui aideront à la fois Israël et le Soudan, la stabilité et la sécurité dans la région (...) et déboucheront sur de nouveaux accords avec les pays de la région", a déclaré M. Cohen, qui a invité M. Al-Burhane en Israël.

Les deux pays ont discuté de l'"approfondissement de leur coopération en matière de renseignement" et de la possibilité pour Israël de se joindre au Conseil de la Mer Rouge, entité régionale dont l'Egypte --qui entretient des relations officielles avec Israël-- et l'Arabie saoudite, un candidat potentiel à la normalisation, sont aussi membres, ont précisé les autorités israéliennes.

Après les Emirats arabes unis et Bahreïn, le Soudan est devenu en octobre le troisième pays arabe à annoncer en 2020 un accord de normalisation avec l'Etat hébreu et, ce, en dépit de protestations dans le pays contre ce rapprochement avec un ancien ennemi.

L'accord de normalisation a été signé début janvier. Khartoum a obtenu simultanément une aide financière des Etats-Unis après avoir été retiré de la liste américaine des Etats accusés de financer le terrorisme pour avoir notamment accueilli l'ancien chef d'Al-Qaïda Oussama Ben Laden dans les années 1990.

L'accord doit toutefois être ratifié par le pouvoir législatif avant d'entrer en application. Or le Soudan ne dispose toujours pas d'un Parlement de transition, après la chute en avril 2019 du régime islamiste d'Omar el-Béchir, qui a régné sur le pays pendant trois décennies.

Un Kenyan extradé vers les États-Unis pour trafic présumé de cornes de rhinocéros

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Le président Marcelo Rebelo de Sousa réélu au Portugal

Le président du Portugal, Marcelo Rebelo de Sousa, au Palais de l'Elysée, en France, le 14 juillet 2019.

Sans surprise, les Portugais ont reconduit dimanche leur président, le conservateur modéré Marcelo Rebelo de Sousa, à l'issue d'un scrutin réalisé en pleine tourmente sanitaire et marqué par une importante percée de l'extrême droite.

L'actuel chef de l'Etat, un ancien professeur de droit de 72 ans, devenu célèbre en tant que commentateur politique à la télévision, a obtenu 60,7% des voix, selon des résultats partiels portant sur la quasi-totalité des circonscriptions.

Dans son discours de victoire, il a promis de faire de la lutte contre la pandémie sa "première priorité", en remerciant les électeurs pour leur "confiance renouvelée dans des conditions tellement plus difficiles" que celles d'il y a cinq ans, lors de sa première élection.

Avec 13% des suffrages, l'ex-eurodéputée socialiste Ana Gomes est arrivée en deuxième position, devançant in extremis le candidat d'extrême droite André Ventura, qui a engrangé 11,9% des voix.

Grâce à ce résultat, le fondateur du parti antisystème "Chega" ("ça suffit") confirme l'assise de la droite populiste dans un pays qui a connu une longue dictature fasciste, mais semblait jusqu'ici passer à côté d'une mouvance qui a fait des émules ailleurs dans le monde.

Ce juriste de 38 ans avait d'abord créé la surprise en entrant au Parlement lors des élections législatives de fin 2019, avec un score de 1,3%, soit près de 70.000 voix.

"Progression de l'ultra-droite"

"Pour la première fois, un parti ouvertement antisytème a rompu le champ de la droite traditionnelle, avec près d'un demi-million de voix", s'est félicité dimanche cet allié de la Française Marine Le Pen et de l'Italien Matteo Salvini.

Il n'a toutefois pas atteint l'objectif qu'il s'était fixé de battre la socialiste Ana Gomes, qui a fait campagne sans le soutien de son parti, ni du Premier ministre Antonio Costa qui le dirige, en promettant de faire barrage à M. Ventura.

"Si je n'avais pas été candidate, nous aurions encore plus à regretter la progression de l'ultra-droite", a affirmé cette ancienne diplomate et militante anticorruption âgée de 66 ans.

Le taux d'abstention s'est élevé à 60,6%, un record historique pour une élection présidentielle depuis l'avènement de la démocratie, en 1974.

Le président du Portugal Marcelo Rebelo de Sousa (à dr.) et son homologue angolais Joao Lourenco se serrent la main à l'issue d'une conférence de presse commune au palais présidentiel de Belém à Lisbonne, jeudi 22 novembre 2018.
Le président du Portugal Marcelo Rebelo de Sousa (à dr.) et son homologue angolais Joao Lourenco se serrent la main à l'issue d'une conférence de presse commune au palais présidentiel de Belém à Lisbonne, jeudi 22 novembre 2018.

Mais candidats et analystes redoutaient une participation encore plus faible en raison de l'explosion des cas de coronavirus que connaît actuellement le Portugal, dont les dix millions d'habitants sont soumis depuis une dizaine de jours à un deuxième confinement général.

Selon les données collectées par l'AFP, c'est le pays au monde ayant signalé au cours des deux dernières semaines le plus grand nombre de contagions et de décès par Covid-19 en rapport avec sa population, dépassé seulement par l'enclave britannique de Gibraltar.

Files d'attentes

Après les commerces et les restaurants, le gouvernement s'est résolu à fermer les écoles vendredi, tandis qu'un nouveau record de décès quotidiens a encore été battu dimanche, portant le bilan total depuis le début de la pandémie à près de 10.500 morts.

Toute la journée, de nombreux électeurs ont dû faire de longues files d'attente devant les bureaux de vote, en se tenant à distance avant de pouvoir y entrer un par un.

"Même si c'est important de venir voter alors qu'on est en confinement, cela n'a aucun sens de sortir de la maison et de se regrouper avec des milliers de personnes", a regretté Luis Araujo, un électeur qui a voté dans un école de Lisbonne.

En fin de campagne, le président sortant avait demandé aux électeurs de se mobiliser pour éviter un second tour et "épargner aux Portugais le prolongement de l'élection pendant trois semaines cruciales" pour freiner l'épidémie.

Au cours de son premier mandat, Marcelo Rebelo de Sousa a cohabité sans accroc majeur avec le gouvernement socialiste minoritaire d'Antonio Costa.

Au Portugal, le chef de l'Etat n'a aucun pouvoir exécutif mais joue un rôle d'arbitre en cas de crise politique, et il peut dissoudre le Parlement pour convoquer des élections législatives anticipées.

"Les agents de la santé qui refusent de se faire vacciner posent un risque"

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370 personnes secourues par un navire humanitaire

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