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Crimes/enquêtes

Des condamnations à mort pour un lynchage en Kabylie

une femme algérienne âgée réagit devant sa maison, détruite dans un incendie de forêt dans la ville d'el-Kala. - Le 24 novembre 2022, un tribunal algérien a condamné à mort 49 personnes pour le lynchage d'un homme

Un tribunal algérien a condamné à mort jeudi 49 personnes pour le lynchage en 2021 en Kabylie d'un homme accusé à tort de pyromanie, mais ces peines devraient être commuées en réclusion criminelle à perpétuité en raison d'un moratoire sur les exécutions, selon l'agence officielle.

Les accusés ont été reconnus coupables du lynchage de Djamel Bensmaïl, un artiste de Miliana (120 km à l'ouest d'Alger) qui s'était porté volontaire dans le village de Larbaa Nath Irathen, dans la préfecture de Tizi Ouzou (nord-est), pour aider à éteindre les feux de forêt qui avaient fait 90 morts en moins d'une semaine en août 2021.

Si la peine de mort est bien prévue par le code pénal en Algérie, elle n'est plus appliquée en vertu d'un moratoire en vigueur depuis 1993.

Les accusés, qui comparaissaient devant le tribunal de Dar El Beida, dans la banlieue est d'Alger, étaient poursuivis notamment pour "actes terroristes et subversifs contre l'Etat et l'unité nationale" et "homicide volontaire avec préméditation", selon l'accusation.

Vingt-huit autre accusés poursuivis dans le cadre de cette affaire ont été condamnés à des peines allant de deux à dix ans de prison et 17 ont été acquittés.
Après avoir entendu qu'on le soupçonnait d'avoir allumé le feu à la forêt, Djamel Bensmaïl, qui était âgé de 38 ans, s'était rendu à la police.

Des images relayées par les réseaux sociaux avaient montré la foule entourant le fourgon de police et extirpant l'homme du véhicule après l'avoir frappé. Bensmaïl avait ensuite été battu puis brûlé vif, tandis que des jeunes prenaient des selfies devant le cadavre.

Selfies macabres

A l'époque des faits, qui avaient soulevé une vague d'indignation dans tout le pays, les images du lynchage devenues virales étaient commentées notamment via le mot-dièse #JusticePourDjamelBenIsmail.

Ceux qui avaient pris des selfies avaient tenté d'effacer leurs traces mais des internautes de tout le pays ont compilé des vidéos et fait des captures d'écran pour que le crime qui avait marqué les esprits par son horreur ne reste pas impuni.

Les photos des personnes identifiées sur les vidéos s'étaient retrouvées partout sur la toile et il a été demandé aux harragas (candidats à la traversée clandestine) de ne pas les laisser embarquer avec eux, afin de les empêcher de fuir le pays.

Les interpellations ont eu lieu dans plusieurs régions du pays. Certaines personnes impliquées dans le lynchage avaient été livrées à la police par leur propre famille. Amnesty International avait appelé les autorités à "envoyer un message clair que cette violence ne serait pas tolérée".

La Ligue algérienne de défense des droits de l'homme (LADDH) avait jugé pour sa part que "les scènes du lynchage et de l'immolation du présumé pyromane, alors qu'il s'agissait d'un jeune artiste venu prêter main forte aux sinistrés sont choquantes."

Le père de la victime, Noureddine Bensmaïl, admirablement digne, avait été salué comme un héros national après avoir appelé au calme et à la fraternité entre Algériens.

"Son geste, qui est à inscrire au panthéon mondial des actes fondateurs de la noblesse humaine, de la tolérance, de la droiture, peu d'hommes ont été ou seront capables de le produire", avait loué le journaliste et écrivain Mohamed Badaoui sur son compte Facebook.

Des extraits des vidéos diffusées par les accusés sur les réseaux sociaux, montrant des détails du crime, ont été projetés lors du procès qui s'était ouvert mardi. Ces vidéos montrent le lynchage de Djamel Bensmaïl, brûlé vif et dépouillé de ses objets personnels, notamment son téléphone portable.

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Deux députés sénégalais recherchés après des violences sur une parlementaire

ARCHIVES - Des agents de la police au centre-ville de Dakar, le 25 juillet 2017. (VOA/Seydina Aba Gueye)

Deux députés d'opposition sénégalais étaient recherchés lundi par la police après des violences sur une parlementaire lors d'une bagarre jeudi à l'Assemblée nationale, a indiqué à l'AFP un haut responsable de la police.

Massata Samb a giflé la parlementaire Amy Ndiaye et Mamadou Niang lui a donné un coup de pied au ventre le 1er décembre au cours du vote du budget du ministère de la Justice, après qu'elle eut tenu des "propos irrespectueux" contre leur chef religieux dirigeant leur parti, selon M. Samb.

Les deux députés sont membres du Parti de l'Unité et du rassemblement (PUR), une composante de la principale coalition de l'opposition, dont le chef est Serigne Moustapha Sy, un guide religieux qui n'est pas député mais est très influent au Sénégal. Amy Ndiaye, maire de la commune de Gniby (centre), était enceinte et a ensuite été admise dans un établissement hospitalier, ont déclaré des députés du parti au pouvoir.

"L'Assemblée nationale du Sénégal, c'est une histoire d'empoignades"
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"Nous sommes à leurs trousses (les députés) depuis samedi. Ils se sont cachés dès qu'ils ont su qu'une procédure a été enclenchée contre eux. Nous avons été saisi par le parquet" du tribunal de Dakar, a affirmé à l'AFP le responsable policier sous couvert d'anonymat, confirmant des informations de la presse locale.

Une plainte a été déposée lundi au tribunal de Dakar contre les deux députés mis en cause, a déclaré à la presse l'avocat de la parlementaire, Baboucar Cissé. La police a été saisie par le Parquet à la suite d'un "courrier du président de l'Assemblée nationale" exigeant des poursuites contre les deux députés, a dit Me Cissé. Le PUR n'était pas immédiatement joignable lundi.

L'opposition exige de la parlementaire Amy Ndiaye des excuses pour avoir manqué de respect à Serigne Moustapha Sy lors d'une intervention à l'Assemblée et de l'avoir accusé notamment de ne pas tenir sa parole et de manquer de respect au président Macky Sall, selon des propos diffusés par les médias.

La scène de violence - largement condamnée au Sénégal - est survenue pendant la campagne annuelle internationale "16 Jours d’activisme contre la violence basée sur le genre à l’égard des femmes et des filles ", soutenue par l'ONU.

Le camp présidentiel a perdu la majorité absolue qu'il détenait à l'issue des élections législatives de juillet qui ont donné un quasi équilibre des forces à l'Assemblée dans un contexte politique tendu.

Scandale Phala Phala: les cadres de l'ANC décident du sort de Cyril Ramaphosa

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Nigeria: incendie aux locaux de la commission électorale dans l'État d'Imo

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Un étudiant comparaît pour diffamation contre la première dame du Nigeria

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L'organisateur du concours Miss Rwanda acquitté d'accusations de viol et agression sexuelle

L'édition 2022 du concours de Miss Rwanda avait été annulée à la suite de son arrestation.

L'organisateur du concours de Miss Rwanda, Dieudonné Ishimwe, a été acquitté vendredi d'accusations de viol, agression sexuelle et harcèlement par un tribunal de la capitale Kigali, qui a jugé les preuves contre lui insuffisantes.

Cet ancien musicien de 36 ans connu sous le nom de Prince Kid devenu directeur de Rwanda Inspiration Backup, la société qui organise le concours annuel de Miss Rwanda, avait été arrêté le 27 avril pour des soupçons de "crimes en relation avec des agressions sexuelles", selon le Bureau d'enquête rwandais (RIB).

L'édition 2022 du concours de Miss Rwanda avait été annulée à la suite de son arrestation.

A l'issue du procès, qui s'est déroulé à huis clos, le président du tribunal a déclaré que "les preuves fournies par l'accusation sont insuffisantes pour le déclarer coupable" et ordonné sa libération immédiate. M. Ishimwe n'était pas présent à la lecture du jugement. Le concours de Miss Rwanda est inclus dans la compétition de Miss World depuis 2016.

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