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Sept ans de prison requis contre Koffi Olomidé en France

Koffi Olomidé en concert à Dakar le 30 avril 2005.

L'artiste congolais est poursuivi pour des agressions sexuelles sur quatre de ses danseuses.

La justice française a requis une peine de sept ans de prison lundi à l'encontre de la star de la rumba congolaise Koffi Olomidé, a-t-on appris mercredi de source judiciaire.

Le chanteur est poursuivi pour atteintes sexuelles avec violence, contrainte, menace ou surprise par personne ayant autorité et pour séquestrations. Des faits qui auraient été commis en région parisienne entre 2002 et 2006.

Il comparaissait également devant le tribunal de Nanterre, près de Paris, pour avoir facilité l'entrée et le séjour irrégulier en France des plaignantes et pour les avoir fait travailler illégalement en les sous-payant, voire en les privant de rémunération.

Âgé de 62 ans, la star ne s'est pas présentée à son procès qui s'est tenu à huis clos lundi, alors qu'il est visé par un mandat d'arrêt en France. Deux hommes de mains, poursuivis pour complicité, étaient en revanche bien présents à l'audience.

Initialement mis en examen en février 2012 pour viols aggravés, Koffi Olomidé avait vu les chefs de poursuite retenus contre lui allégés et la procédure correctionnalisée.

Les plaignantes l'accusent de leur avoir imposé des relations non consenties, en France comme lorsqu'elles étaient en République démocratique du Congo (RDC) ou en tournée ailleurs.

Les faits retenus par l'accusation en France se seraient déroulés notamment dans un pavillon de banlieue, à Asnières-sur-Seine, où l'artiste hébergeait les jeunes femmes. Privées de document d'identité et de téléphone, elles y étaient gardées 24 heures sur 24 par trois hommes.

Lorsque leur patron en exprimait le désir, l'un de ces gardes accompagnait les danseuses jusqu'à lui, affirment-elles, évoquant des rapports imposés sans préservatif. Et des gifles quand elles se débattaient.

Si elles se refusaient à lui, il ne les faisait plus travailler.

Les jeunes femmes avaient fini par s'échapper du pavillon une nuit de juin 2006, et avaient déposé plainte en 2007, 2009 et 2013. Elles ne sont plus jamais retournées en RDC, par peur de représailles.

Koffi Olomidé a précipitamment regagné son pays en 2009 lorsqu'il a appris qu'une inculpation, assortie d'un placement en détention provisoire, avait été requise à son encontre.

Olomidé, Antoine Agbepa Mumba de son vrai nom, a déjà été condamné par le passé et brièvement écroué en 2016 pour avoir donné un violent coup de pied à l'une de ses danseuses.

La décision de la justice française sera connue le 18 mars.

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Kenya : mort de l'écrivain et activiste homosexuel Binyavanga Wainaina

FILE - Prize-winning Kenyan author Binyavanga Wainaina poses for a photograph after giving a television interview in Nairobi, Kenya.

L'écrivain kényan Binyavanga Wainaina, devenu une icône de la cause des droits des homosexuels en Afrique après avoir fait son coming-out en 2014, est décédé dans la nuit à l'âge de 48 ans, a annoncé mercredi sa maison d'édition.

L'auteur, qui avait remporté en 2002 le prix Caine, une des plus prestigieuses récompenses pour la littérature africaine en langue anglaise, est mort quelques jours à peine avant un jugement attendu de longue date qui pourrait décriminaliser l'homosexualité au Kenya.

"Il est décédé la nuit dernière", a déclaré à l'AFP Tom Maliti, président du Kwani Trust, une maison d'édition basée à Nairobi et fondée par Wainaina.

L'écrivain et journaliste avait été victime d'une crise cardiaque en 2015 et avait le sida. L'an passé, il avait indiqué vouloir épouser son partenaire de longue date en Afrique du Sud.

Son frère James a raconté à la radio Capital News que les condoléances affluaient du monde entier. "Nous avons perdu Ken la nuit dernière. Nous pleurons sa perte (...), mais Ken était une personne incroyable, avec une finesse d'esprit incroyable", a-t-il déclaré.

Wainaina avait reçu des éloges et bénéficiait d'une large audience pour l'ensemble de son oeuvre, dont son essai satyrique "How to Write About Africa".

Mais sa figure divisait parfois dans son Kenya natal, où des lois datant de la période coloniale criminalisent l'homosexualité. Wainaina avait provoqué un énorme débat en 2014 en révélant son homosexualité dans une nouvelle publiée en ligne intitulée "Je suis homosexuel, maman".

"Moi, Binyavanga Wainaina, je jure très honnêtement avoir su que je suis homosexuel depuis que j'ai cinq ans", écrivait-il dans cette nouvelle dédiée à sa mère décédée.

Ce texte est "un acte politique", avait à l'époque expliqué à l'AFP Wainaina, qui l'avait écrit quelques jours après la promulgation d'une loi anti-homosexualité au Nigeria, pays qu'il admirait et considérait comme sa seconde patrie.

Il avait reçu d'innombrables messages de soutien et avait été nommé parmi les personnalités les plus influentes au monde par Time Magazine cette année-là.

Mais il était aussi la cible publique de tous ceux qui dénoncent l'homosexualité sur le continent. Vingt-huit pays sur 49 en Afrique sub-saharienne ont des lois pénalisant les relations homosexuelles.

Un tribunal kényan doit rendre vendredi son jugement sur la constitutionnalité de deux lois datant de l'époque coloniale et criminalisant l'homosexualité.

Ce jugement était attendu en février, mais les juges avaient repoussé à mai leur décision, arguant alors d'une charge de travail trop importante.

Les activistes voient là l'opportunité pour le Kenya de servir d'exemple en Afrique.

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Les enseignants du public mettent fin à leur grève

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Fin de la grève des enseignants du public

Un accord a été trouvé pour stopper la grève des syndicats de la santé, à Bamako, Mali, le 16 avril 2017. (VOA/Kassim Traoré)

Le gouvernement malien et les syndicats de l'Education nationale, dont la grève faisait planer le spectre d'une "année blanche", ont signé un accord prévoyant la reprise des cours dès lundi matin, ont annoncé les deux parties.

Depuis plusieurs mois, les enseignants déclenchent des mots d'ordre de grève très suivis, qui ont notamment entraîné des manifestations de professeurs et d'étudiants.

L'accord en dix points a été conclu au cours d'une rencontre sur la crise scolaire samedi avec le Premier ministre Boubou Cissé.

"Nous avons décidé de mettre fin à la grève. Les cours reprendront lundi 20 mai sur tout le territoire national", a déclaré à l'AFP Adama Fomba, responsable d'un des huit syndicats d'enseignants signataires du procès verbal de conciliation avec le gouvernement.

Cet accord, consulté par l'AFP, prévoit notamment l'octroi aux enseignants d'une prime de logement et d'une prime de documentation, ainsi que "l'adoption immédiate du projet de décret portant plan de carrière du personnel enseignant" en Conseil des ministres.

Selon un communiqué du gouvernement, les parties sont notamment convenues de "20.000 FCFA (environ 30 euros) de majoration de l'indemnité de résidence".

"Il n'y a ni perdant, ni gagnant, c'est le Mali qui gagne. La fin de cette grève permettra à nos enfants de reprendre le chemin de l'école, et aux enseignants de jouer leur rôle", a déclaré à l'AFP le ministre du Dialogue social, du Travail et de la Fonction publique, Oumar Hamadoun Dicko.

Auparavant, les cheminots maliens de la voie ferrée Dakar-Bamako, avaient repris le travail le 13 mai après presque cinq mois d'arrêt, dont un mouvement de grève de la faim, pour le paiement de nombreux mois d'arriérés de salaires.

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