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Coronavirus

Afrique du Sud: levée de la plupart des restrictions anti-Covid

Des personnes font la queue pour se faire dépister pour le COVID-19 à l'hôpital Fourways Life de Johannesburg, le 28 juin 2021.

Le président sud-africain Cyril Ramaphosa a annoncé dimanche soir la levée de la plupart des restrictions anti-Covid, dont l'interdiction des ventes d'alcool, assurant que le pays avait "largement" passé le pic de la troisième vague de l'épidémie.

Le pays le plus atteint sur le continent africain était depuis la fin juin sous le coup d'une série de mesures sévères visant à ralentir la progression du variant Delta, très contagieux, qui domine désormais les contaminations.

"Les derniers chiffres dont nous disposons laissent entendre que nous avons largement passé le pic de la troisième vague de contaminations, bien qu'il y ait toujours des zones dans le pays où nous devons rester très prudents", a assuré Cyril Ramaphosa dans un discours télévisé.

Ainsi, si le nombre de nouveaux cas est en forte baisse dans la province du Gauteng, la plus peuplée et qui était l'épicentre de la troisième vague, les contaminations sont toujours en hausse dans les provinces du Cap-Oriental, du Cap-Occidental et du KwaZulu-Natal.

Le président a souligné que le nombre de nouvelles contaminations quotidiennes, autour de 12.000 cette semaine, était en baisse de 20% par rapport à la semaine précédente.

En conséquence, il a annoncé la levée des restrictions sur les rassemblements, les voyages intérieurs et la vente d'alcool, ainsi que la réouverture des écoles, à partir du lundi 26 juillet.

Le couvre-feu reste en place de 21H00 à 04H00 et le port du masque est toujours obligatoire, a-t-il cependant insisté.

Les chiffres annoncés dimanche sont un soulagement pour les autorités, qui craignaient une explosion des contaminations après les récentes violences meurtrières, qui ont fait 330 morts et ont vu plus de 40.000 commerces être pillés, incendiés ou vandalisés.

Cyril Ramaphosa a d'ailleurs annoncé qu'il allait prendre de nouvelles mesures pour soutenir financièrement les personnes rendues vulnérables par la pandémie et pour aider les commerces victimes des violences.

Celles-ci avaient éclaté le 9 juillet au KwaZulu-Natal, au lendemain de l'incarcération de l'ancien président Jacob Zuma pour outrage à la justice.

Ils se sont ensuite étendus, sur fond de chômage endémique et de nouvelles restrictions contre le Covid-19, gagnant Johannesburg, avant de s'apaiser.

Les soutiens de M. Zuma sont accusés d'avoir fomenté le chaos qui a duré une bonne semaine, qualifié par le président Cyril Ramaphosa de tentative orchestrée de déstabiliser le pays.

Au total, plus de 2,3 millions de personnes ont été officiellement atteintes par le Covid-19 dans le pays, dont 69.775 qui en sont mortes, pour une population de 59 millions d'habitants.

L'Afrique du Sud, dont l'économie était déjà en récession avant la pandémie, avait mis en place dès mars 2020 l'un des confinements les plus stricts du monde.

La campagne de vaccination a démarré avec difficulté en février et seules 2,3 millions de personnes ont été complètement vaccinées à ce jour.

Cyril Ramaphosa a promis dimanche d'accroître la capacité des centres de vaccination et d'ouvrir la vaccination aux personnes de 18 à 34 ans à partir du mois de septembre.

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La fortune des 10 plus riches a doublé avec le Covid, le reste du monde s'est appauvri

Le PDG de Tesla, Elon Musk, visite le chantier de construction de la Gigafactory de Tesla à Gruenheide près de Berlin, en Allemagne, le 13 août 2021.

D'après Oxfam, les inégalités contribuent à la mort "d'au moins 21.000 personnes par jour".

La fortune des dix hommes les plus riches du monde a doublé depuis le début de la pandémie tandis que les revenus de 99% de l'humanité ont fondu, d'après un rapport d'Oxfam lundi.

"L'accroissement des inégalités économiques, de genre et raciales et les inégalités entre pays détruisent notre monde", dénonce l'ONG de lutte contre la pauvreté, dans un rapport intitulé "les inégalités tuent" et publié à l'orée du Forum de Davos.

La fortune cumulée de l'ensemble des milliardaires a connu depuis le début de la pandémie de Covid-19 "sa plus forte augmentation jamais enregistrée, de 5.000 milliards de dollars, pour atteindre son niveau le plus élevé" à 13.800 milliards.

Les dix personnes les plus riches du monde comprennent d'après le magazine Forbes Elon Musk, le patron de Tesla, Jeff Bezos (Amazon), Bernard Arnaud (LVMH), Bill Gates (Microsoft), Mark Zuckerberg (Meta/Facebook), Warren Buffett (Berkshire Hathaway), Larry Ellison (Oracle).

L'ONG ajoute que "nous pouvons vaincre l'extrême pauvreté à travers une taxation progressive" et des systèmes de santé publics et gratuits pour tous. Oxfam recommande aussi de ne pas entraver la création de syndicats et de lever la propriété intellectuelle sur les brevets de vaccins.

D'après Oxfam, les inégalités contribuent à la mort "d'au moins 21.000 personnes par jour" en se fondant sur les décès mondiaux dus au manque d'accès aux soins de santé, à la violence liée au genre, à la faim et à la crise climatique.

"Une taxe exceptionnelle de 99% sur les revenus provenant de la pandémie des dix hommes les plus riches permettrait de produire assez de vaccins pour le monde, fournir une protection sociale et médicale universelle, financer l'adaptation au climat et réduire la violence liée au genre dans 80 pays", donne en exemple l'ONG.

Elle précise que cela laisserait malgré tout "8 milliards de plus qu'avant la pandémie à ces hommes".

"Les milliardaires ont eu une formidable pandémie. Les banques centrales ont injecté des milliers de milliards de dollars dans les marchés financiers pour sauver l'économie dont beaucoup ont fini dans les poches des milliardaires."

Le Forum économique mondial avertissait pour sa part que les larges inégalités d'accès aux vaccins contre le Covid-19 risquent d'affaiblir la lutte pour les grandes causes internationales, telles que le changement climatique.

Le Forum de Davos en présentiel a été repoussé à l'été à cause du variant Omicron mais une édition en ligne s'ouvre lundi jusqu'au 21 janvier.

Expulsé d'Australie, Novak Djokovic a pris l'envol pour Dubaï

Le joueur de tennis Novak Djokovic s'exprime lors d'une conférence de presse à Belgrade, en Serbie, le 26 juillet 2017.

La dernière tentative de Novak Djokovic de participer à l'Open d'Australie bien qu'il ne soit pas vacciné contre le coronavirus a pris fin dimanche lorsqu'un tribunal a rejeté à l'unanimité sa contestation de la décision d'un ministre d'annuler son visa.

Djokovic, un Serbe de 34 ans, a déclaré qu'il était "extrêmement déçu" par la décision mais qu'il la respectait.

Novak Djokovic a donc embarqué dimanche dans un avion à destination de Dubaï, selon un journaliste de Reuters.

Le joueur a été vu à bord d'un vol Emirates en provenance de Melbourne quelques heures seulement après la décision de justice.

Il a remporté un record de neuf titres à l'Open d'Australie, dont trois consécutifs, mais cette fois, il n'aura même pas la chance d'essayer.

Djokovic a déclaré qu'il était "mal à l'aise" que l'attention soit portée sur lui depuis que son visa a été annulé pour la première fois à son arrivée à l'aéroport de Mebourne le 6 janvier.

La fédération nationale qui organise le tournoi, Tennis Australia, a déclaré qu'elle respectait la décision de la Cour fédérale.

Tennis: le visa de Novak Djokovic annulé une seconde fois en Australie

Le Serbe Novak Djokovic assiste à une séance d'entraînement avant le tournoi de tennis de l'Open d'Australie à Melbourne, le 14 janvier 2022.

La star de tennis Novak Djokovic risque d'être à nouveau expulsé après que le gouvernement australien a annulé son visa pour la deuxième fois.

Difficile de savoir pour l'heure si le numéro 1 mondial sera autorisé à participer à l'Open d'Australie alors qu'il n'est pas vacciné contre le nouveau coronavirus.

Le ministre de l'Immigration, Alex Hawke, a déclaré vendredi qu'il avait utilisé son pouvoir discrétionnaire pour annuler le visa du Serbe pour des raisons d'intérêt public, trois jours seulement avant le début de l'Open d'Australie, où Djokovic, 34 ans, a remporté neuf de ses 20 titres du Grand Chelem, un record.

Les avocats de Djokovic vont probablement faire appel devant la Cour fédérale et une audience devrait avoir lieu vendredi soir.

L'expulsion d'Australie peut entraîner une interdiction de retour dans le pays pendant trois ans, bien que cette interdiction puisse être levée, selon les circonstances.

M. Hawke a déclaré qu'il avait annulé le visa parce que c'était "dans l'intérêt public de le faire".

Le Premier ministre Scott Morrison lui-même s'est félicité de l'expulsion imminente de Djokovic. La saga, qui dure depuis début janvier, a touché une corde sensible en Australie, et plus particulièrement dans l'État de Victoria, où les habitants ont subi des centaines de jours de confinement au plus fort de la pandémie et où le taux de vaccination des adultes est supérieur à 90 %.

L'Australie est actuellement confrontée à une augmentation massive des cas de virus due à la variante omicron hautement transmissible. Vendredi, le pays a signalé 130 000 nouveaux cas, dont près de 35 000 dans l'État de Victoria. Bien que de nombreuses personnes infectées ne tombent pas aussi malades que lors des épidémies précédentes, cette recrudescence met le système de santé à rude épreuve, avec plus de 4 400 personnes hospitalisées. Elle perturbe également les lieux de travail et les chaînes d'approvisionnement.

Le Premier ministre australien Scott Morrison, à gauche, regarde une combinaison à risque lors d'une visite dans une structure de santé à Melbourne, mardi 14 décembre 2021.
Le Premier ministre australien Scott Morrison, à gauche, regarde une combinaison à risque lors d'une visite dans une structure de santé à Melbourne, mardi 14 décembre 2021.

Toutes les personnes présentes à l'Open d'Australie - y compris les joueurs, leurs équipes d'encadrement et les spectateurs - doivent être vaccinées contre la maladie causée par le coronavirus.

Novak Djokovic n'est pas vacciné et avait demandé une exemption médicale au motif qu'il avait eu le COVID-19 en décembre.

Cette exemption a été approuvée par le gouvernement de l'État de Victoria et par Tennis Australia, ce qui lui a permis d'obtenir un visa pour voyager. Mais arrivé à l'aéroport, la police des frontières a refuse de le laisser en Australie et a annulé son visa lorsqu'il a atterri à Melbourne le 5 janvier. Depuis, la saga continue devant les tribunaux.

"Les Australiens ont fait de nombreux sacrifices pendant cette pandémie, et ils s'attendent à juste titre à ce que le résultat de ces sacrifices soit protégé", a déclaré M. Morrison dans un communiqué. "C'est ce que fait le ministre en prenant cette mesure aujourd'hui".

La Cour suprême suspend l'obligation vaccinale imposée par l'administration Biden

Un magasin de la chaîne Target à Clifton, dans le New Jersey, le 22 novembre 2021.

La Cour suprême des États-Unis a mis en suspens jeudi l'obligation de vaccination ou de test imposée par l'administration Biden aux grandes entreprises.

Statuant à une majorité de 6 juges en faveur sur les 9 que compte la plus haute juridiction des États-Unis, la Cour a toutefois préservé l'imposition de se faire vacciner pour les employés des structures hospitalières.

Dans sa décision de jeudi, la Cour ne se prononce pas sur le fond de l'affaire, à savoir si oui ou non OSHA, l'agence fédérale des normes sécuritaires dans le milieu de l'emploi, a l'autorité légale pour imposer aux entreprises privées une obligation vaccinale ou le dépistage régulier afin de freiner la propagation du nouveau coronavirus. Le verdict de jeudi permet au fond du dossier de continuer dans les tribunaux inférieurs.

Le président américain Joe Biden s'adresse aux médias après une réunion privée avec les démocrates du Sénat, le 13 janvier 2022, au Capitole à Washington.
Le président américain Joe Biden s'adresse aux médias après une réunion privée avec les démocrates du Sénat, le 13 janvier 2022, au Capitole à Washington.

La cour a examiné deux dossiers différents. Dans le premier, la Fédération nationale des entreprises indépendantes (NFIB), une association de grandes entreprises, a contesté une règle imposée en novembre par OSHA, exigeant que les entreprises de 100 employés ou plus les fassent tous vacciner ou tester régulièrement.

Le second procès est né d'une règle similaire émanant du ministère fédéral de la santé qui imposait l'obligation vaccinale aux employés des hôpitaux et des établissements de soins. L'État du Missouri a assigné l'administration Biden en justice, arguant que les autorités fédérales n'ont pas le pouvoir d'émettre une telle obligation.

"S'il est vrai que le Congrès a indiscutablement donné à OSHA le pouvoir de réglementer les dangers professionnels, les élus n'ont pas donné à cette agence le pouvoir de réglementer la santé publique de manière plus large", lit-on dans l'opinion de la Cour qui n'a pas été signée par un juge particulier.

Joe Biden s'est dit déçu de la décision de la Cour. Il a ajouté qu'il revient désormais aux États et aux entreprises de décider s'il convient d'exiger des travailleurs "qu'ils prennent la mesure simple et efficace de se faire vacciner".

Dans le deuxième dossier, c'est par une majorité de 5 juges en faveur et 4 contre que la Cour a décidé de maintenir l'obligation vaccinale pour les employés des structures sanitaires.

Cette mesure s'appliquera à environ 10,3 millions de travailleurs dans 76 000 établissements de santé, y compris les hôpitaux et les maisons de soins qui reçoivent des fonds des programmes d'assurance maladie gouvernementaux pour les personnes âgées, les handicapés et les Américains à faible revenu.

En vertu de ce mandat, les travailleurs doivent être vaccinés d'ici la fin février.

Avec Reuters.

Le Québec va taxer ceux qui refusent la vaccination anti-covid

Personnel médical des Forces armées canadiennes dans un centre de soins pour personnes âgées, pendant la pandémie de COVID-19, Montréal, Québec, Canada, 20 avril 2020.

Le Québec s'apprête à durcir les mesures contre les personnes qui refusent le vaccin, en mettant notamment en place une taxe pour les non-vaccinés.

Le gouvernement de la province francophone du Canada, durement touchée par le variant Omicron, est encore en discussion sur le montant souhaité.

Lors d'une conférence de presse, le Premier ministre québécois François Legault, a estimé que les 10% de personnes qui ne sont pas vaccinées ne doivent pas "nuire" aux 90% qui le sont. Selon lui, ces 10% comptent pour 50% des personnes en soins intensifs.

Auparavant, le Québec a déjà annoncé que certains commerces non-essentiels seraient interdits aux non-vaccinés, notamment ceux qui vendent de l'alcool et du cannabis.

Le gouvernement québécois a réinstauré de nombreuses restrictions depuis le 31 décembre, dont le couvre-feu dès 22H00 et l'interdiction des rassemblements privés.

Au niveau fédéral, le Canada étudie la possibilité de priver d'indemnité chômage les personnes sans emploi qui refusent de se faire vacciner.

Le durcissement de ces mesures ciblées est décrié par plusieurs partis d'opposition.

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