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Les pays ouest-africains veulent renforcer la coopération antijihadiste avec l'Europe


Le président ghanéen Nana Akufo-Addo, Sept Etats d'Afrique de l'Ouest ont entamé mardi une réunion avec plusieurs dirigeants européens en vue d'accroître leur coopération dans la lutte contre la propagation des violences jihadistes du Sahel
Le président ghanéen Nana Akufo-Addo, Sept Etats d'Afrique de l'Ouest ont entamé mardi une réunion avec plusieurs dirigeants européens en vue d'accroître leur coopération dans la lutte contre la propagation des violences jihadistes du Sahel

Sept Etats d'Afrique de l'Ouest ont entamé mardi une réunion avec plusieurs dirigeants européens en vue d'accroître leur coopération dans la lutte contre la propagation des violences jihadistes du Sahel vers les côtes du golfe de Guinée.

Organisé à Accra, capitale du Ghana, ce sommet intervient à l'heure où plusieurs pays occidentaux ont annoncé le retrait de leurs troupes dans le maintien de la paix au Mali, après le rapprochement entre la junte militaire au pouvoir et Moscou.

Dans le cadre de l'Initiative d'Accra, les présidents du Bénin, du Togo, du Ghana, de la Côte d'Ivoire et du Burkina Faso, ainsi que des dirigeants du Niger et du Mali rencontrent des représentants de l'Union européenne, de la Grande-Bretagne et de la France.

"Il s'agit essentiellement de renforcer nos efforts pour pouvoir lutter contre le terrorisme et les activités liées au terrorisme", a déclaré à l'AFP Palgrave Boakye-Danquah, porte-parole du gouvernement ghanéen sur la sécurité.

Lancée en 2017, l'Initiative d'Accra implique Bénin, Burkina Faso, Côte d'Ivoire, Ghana et Togo. Le Mali et le Niger l'ont rejoint en tant qu'observateurs. Les violences jihadistes au Sahel ont débuté en 2012 au Mali, faisant des milliers de morts et des millions de déplacés. Elles se sont étendues au Burkina Faso et au Niger voisins et menacent désormais les États du golfe de Guinée.

Le Bénin, la Côte d'Ivoire, le Ghana et le Togo font ainsi face à la menace croissante de combattants du groupe État islamique (EI) et d'Al-Qaïda, implantés au Niger et au Burkina Faso, et qui multiplient désormais les attaques sur leur territoire. L'inquiétude grandit quant à de possibles recrutements locaux.

Au même moment, les relations entre les partenaires occidentaux et la junte militaire au Mali - qui s'est progressivement rapprochée de Moscou, et est soupçonnée de travailler avec le groupe paramilitaire russe Wagner, ce que Bamako dément - se sont dégradées.

La France a achevé en août le retrait de ses troupes qui opéraient au Mali depuis près de dix ans. Mais Paris, qui déploie encore quelque 3.000 militaires au Sahel, s'est donné six mois pour finaliser sa nouvelle stratégie en Afrique.

Les Casques bleus sont présents au Mali depuis 2013 mais les relations de la mission onusienne avec les autorités maliennes se sont également dégradées, conduisant à l'annonce du retrait des contingents égyptien, ivoirien et britannique notamment.

La semaine dernière, le Royaume-Uni a également annoncé vouloir "rééquilibrer" son déploiement dans la région, sans donner davantage de détails.

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