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Au moins 55 morts dans un attentat suicide contre une mosquée chiite de Kunduz en Afghanistan

Des personnes évaluent les dégâts à l'intérieur d'une mosquée à la suite d'un bombardement dans la province de Kunduz, dans le nord de l'Afghanistan, le 8 octobre 2021.

Au moins 55 personnes ont été tuées dans un attentat suicide qui a visé vendredi, lors de la grande prière hebdomadaire, une mosquée chiite de Kunduz (nord-est de l'Afghanistan) et a été revendiqué par le groupe Etat islamique (EI). 

L'EI, qui était déjà à l'origine d'un attentat à Kaboul dimanche contre une autre mosquée, qui a fait cinq morts, a revendiqué l'attaque sur une de ses chaînes Telegram.

Selon le groupe jihadiste, le kamikaze était surnommé "Mohammed le Ouïghour", laissant entendre qu'il faisait partie de la minorité musulmane chinoise, dont certains membres ont rejoint l'EI.

L'explosion dans une mosquée chiite du quartier de Khan Abad Bandar de Kunduz a été causée, selon des "informations préliminaires", par un kamikaze, a annoncé à l'AFP Matiullah Rohani, responsable régional du gouvernement taliban en charge de la Culture et de l'Information.

C'est l'attentat le plus meurtrier depuis le départ des derniers soldats américains et étrangers d'Afghanistan, le 30 août.

Dans un communiqué à New York, le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, a condamné "dans les termes les plus forts" cette attaque, "la troisième contre un édifice religieux en moins d'une semaine". "Les auteurs doivent être traduits en justice", a-t-il réclamé.

A l'hôpital central de Kunduz, un docteur ayant requis l'anonymat a déclaré à l'AFP que jusqu'ici "35 corps et plus de 50 blessés" y avaient été reçus.

La clinique locale de Médecins sans frontières (MSF) a, de son côté, indiqué sur Twitter, dans un bilan provisoire, avoir pris en charge vingt morts et 90 blessés.

Un témoin qui était dans le hall de la mosquée et ne révèle que son prénom, Rahmatullah, a déclaré: "Il y avait 300 ou 400 personnes à l'intérieur, plus aucune place. Nous étions dans le hall d'entrée quand soudain, l'explosion a eu lieu".

Zalmai Alokzai, un homme d'affaires qui s'est rendu à l'hôpital central de Kunduz pour donner son sang, a confirmé à l'AFP y avoir vu des dizaines de corps. "Les ambulances retournaient sur les lieux pour transporter les morts", a-t-il précisé.

S'adressant à des journalistes locaux, Dost Muhammad, chef des services de sécurité des talibans à Kunduz, a déclaré: "Ceux qui ont commis cet acte veulent semer la discorde entre les Sunnites et les Chiites".

"Nous assurons nos frères chiites que nous allons assurer leur sécurité et que de telles attaques ne se reproduiront pas. Nos aînés et toute la nation, dont nous, sont attristés", a-t-il ajouté.

Après s'être contentée d'observer la situation dans les premiers jours ayant suivi la prise du pouvoir par les talibans à la mi-août, la branche locale de l'EI, l'EI-K (État islamique au Khorasan), a depuis multiplié les attaques.

Elle a notamment ciblé, à plusieurs reprises, des combattants talibans dans la province du Nangharar (est), où elle est très présente depuis sa création en 2015.

Pour les talibans, qui contrôlent l'ensemble de l'Afghanistan, la principale menace vient désormais de l'EI-K, qui disposerait de 500 à quelques milliers de combattants sur le territoire afghan, selon l'ONU.

- 'Blessé et évanoui' -

Une haine tenace et réciproque oppose ces deux groupes sunnites radicaux, les talibans ayant mené ces dernières années une féroce répression à l'encontre de leurs dissidents séduits par l'extrémisme de l'EI-K.

L'EI-K avait également revendiqué l'attentat commis le 26 août aux abords de l'aéroport de Kaboul, qui avait fait plus d'une centaine de morts, dont 13 soldats américains.

A Kunduz, des vidéos partagées sur les réseaux sociaux, dont la véracité ne pouvait pas immédiatement être confirmée, montraient des corps ensanglantés sur le sol ou des hommes rassemblant des fidèles, dont des femmes et des enfants, pour les éloigner du lieu de l'attentat.

"Après avoir entendu l'explosion, j'ai appelé mon frère, mais il n'a pas répondu", a raconté à l'AFP Aminullah, un témoin dont le frère était à la mosquée.

"Je suis allé à la mosquée et j'ai vu mon frère blessé et évanoui. Nous l'avons immédiatement emmené à l'hôpital de MSF", a-t-il ajouté.

Une enseignante de Kunduz a expliqué à l'AFP que l'explosion avait eu lieu près de son domicile.

"C'était terrifiant. Plusieurs de nos voisins ont été tués ou blessés", a-t-elle déclaré. "Un voisin de 16 ans a été tué. Ils n'ont pas pu retrouver la moitié de son corps."

L’EI-K a revendiqué certaines des attaques les plus meurtrières commises ces dernières années en Afghanistan et au Pakistan. Notamment des attentats suicide dans des mosquées, des hôpitaux et dans d'autres lieux publics.

Le groupe a ciblé plusieurs fois dans le passé la minorité chiite hazara, qui représente entre 10 et 20% de la population afghane (environ 40 millions d'habitants) et qu'il considère comme hérétique.

Pour Michael Kugelman, spécialiste de l'Asie du Sud au Woodrow Wilson International Center for Scholars, "le principal message des talibans à la population depuis le 15 août est qu'ils ont restauré la sécurité en mettant fin à la guerre. Or un attentat comme celui de Kunduz remet cela largement en question".

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Avortement illicite: une Américaine et sa fille incriminées par des chats sur Facebook

Les messages privés ont été donnés à la police, dans le Nebraska.

Selon la presse, Facebook a remis à la police une copie des conversations privées entre une mère et sa fille adolescente. Les autorités s'appuient sur ces échanges pour les accuser d'avoir avorté illégalement et d'avoir dissimulé le fœtus.

Au Nebraska, une quadragénaire et sa fille de 17 ans sont accusées d'avoir pratiqué un avortement illégal et d'avoir dissimulé un fœtus après que la police a obtenu l'historique de leurs conversations privées sur Facebook.

Selon le quotidien USA Today, en 2010 les législateurs de l'État ont adopté une loi qui limite à 20 semaines le moment où une interruption volontaire de grossesse peut être pratiquée. Or, selon la police, Celeste Burgess et sa mère Jessica Burgess, ont acheté un médicament appelé Pregnot conçu pour mettre fin à une grossesse et l'ont utilisé pour faire avorter le jeune fille après 24 semaines de grossesse.

Selon un article de Motherboard, la justice s'appuie sur des preuves provenant des messages Facebook privés de l'adolescente, obtenus directement de Facebook par ordonnance d'un tribunal, qui montrent que la mère et la fille se sont accordées pour acheter ce médicament en ligne afin de provoquer l'avortement, puis elles se sont débarrassées du fœtus.

Jessica Burgess, 41 ans, est inculpée de cinq chefs d'accusation dont dissimulation illicite d'un cadavre. Celeste fait face à trois chefs d'accusation et elle sera jugée comme une adulte.

Prison de Butembo: seuls 49 détenus n'ont pas pris la fuite

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Une étudiante égyptienne poignardée par un camarade

Mohamed Adel (au centre) lors de son procès pour le meurtre de Nayera Achraf, fin juin.

Le parquet égyptien a annoncé tôt mercredi avoir placé en détention un étudiant pour le meurtre d'une camarade ayant refusé ses avances, deux mois après qu'un assassinat similaire avait provoqué l'indignation dans le pays.

Il y a deux semaines, un tribunal demandait à diffuser en direct l'exécution du meurtrier de Nayera Achraf, une étudiante poignardée à mort devant son université en juin pour "dissuader le plus grand nombre".

Mardi pourtant, un Égyptien de 22 ans a "poignardé à plusieurs reprises avec un couteau la victime, Salma", à quelques pas du palais de justice de Zagazig, rapporte le parquet. Elle aussi âgée de 22 ans selon la presse locale, la victime étudiait le journalisme dans cette ville à 60 km au nord du Caire.

Le meurtrier présumé risque désormais la peine de mort dans le pays qui distribue le plus de peines capitales au monde pour avoir tué celle que de nombreux Égyptiens appellent désormais "la nouvelle Nayera Achraf" sur les réseaux sociaux, où l'affaire fait débat.

Pour beaucoup d'internautes, "Salma a été assassinée simplement parce qu'elle est née femme dans une société misogyne". Mais dans le pays conservateur, de nombreux autres blâment la jeune fille qui "n'aurait pas dû être amie avec un homme". "Tant qu'il y aura des sympathisants qui donnent des excuses aux auteurs de ces crimes, ils continueront", conclut une autre internaute.

Les Égyptiennes se disent régulièrement exposées à la violence et lésées par la loi, dans un pays où l'islam rigoriste n'a cessé de gagner du terrain depuis les années 1970. Selon les autorités, près de huit millions de femmes avaient subi des violences en 2015 de la part d'un époux, d'un proche ou d'un étranger dans l'espace public.

L'auteur présumé du meurtre d'un Français "neutralisé" par la police ivoirienne

A la vue des policiers, il leur a tiré dessus et "la riposte a permis de le neutraliser", selon le les forces de l'ordre.

L'auteur présumé du meurtre mi-juillet d'un Français en Côte d'Ivoire, a été "neutralisé" (tué) lundi par la police, selon un communiqué du procureur de la République d'Abidjan publié mercredi par la presse ivoirienne.

"Les investigations, ainsi que les auditions des témoins, ont permis d'interpeller" lundi "l'un des mis en cause", indique le communiqué, ajoutant que "sur indication de ce dernier", la police s'est rendue dans le quartier d'Adjamé à Abidjan pour "procéder à l'interpellation" d'un "second malfrat".

A la vue des policiers, il leur a tiré dessus et "la riposte a permis de le neutraliser", selon le comuniquué.

Le complice présumé doit être déféré mercredi devant le tribunal correctionnel d'Abidjan "pour répondre des faits de vol commis de nuit en réunion, avec port d'armes et violences ayant entraîné la mort", selon le procureur qui précise qu'il "encourt l'emprisonnement à vie".

Dans la nuit du 17 au au 18 juillet, ce Français de 31 ans, salarié du groupe Bouygues, avait "été froidement abattu par deux individus armés de pistolets automatiques (...) après un dîner dans un restaurant" et alors qu'il rentrait chez lui avec un ami dans le quartier de Marcory à Abidjan, rappelle le procureur.

Ils avaient été suivis par les deux hommes circulant à moto qui leur ont volé "divers objets", mais, avant de prendre la fuite, un d'eux a ouvert le feu, tuant un des jeunes Français, précise-t-il.

Une enquête pour "homicide volontaire" a été ouverte à Paris après ce meurtre, confiée à l’Office central pour la répression des violences aux personnes (OCRVP), avait indiqué le parquet de Paris sollicité par l'AFP le 3 août.

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