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Sénégal

Le député sénégalais Ousmane Sonko est convoqué à la gendarmerie

Ousmane Sonko lors d'un débat organisé par le mouvement "Y'en a marre" à la maison de la culture Douta Seck, à Dakar, le 21 février 2019.

Le député sénégalais Ousmane Sonko est convoqué mercredi matin pour répondre aux questions des gendarmes dans une affaire de viols présumés dont est accusée cette figure de l'opposition, a indiqué son avocat lundi à l'AFP.

Cette convocation fait suite à la levée de l'immunité de M. Sonko par le Parlement à la demande du juge la semaine passée. M. Sonko, arrivé troisième de la présidentielle de 2019, a déclaré qu'il ne se rendrait pas à la convocation avant que celle-ci ne se confirme.

Son avocat, Me Cheikh Khouraissy Ba, qui a fait état de la convocation de son client devant les gendarmes dans un échange téléphonique avec un journaliste de l'AFP, n'a pas dit si M. Sonko persistait dans ce refus maintenant que la convocation était effective.

Cette affaire crée de vives tensions depuis début février. Le parti de M. Sonko a dénoncé lundi l'arrestation en un mois de près de 80 personnes, de jeunes sympathisants, des activistes connus comme Assane Diouf, Clédor Sène et Guy Marius Sagna et, dernièrement, 17 femmes qui entendaient manifester en sa faveur vendredi.

Les autorités ont déployé d'importants effectifs de police à Dakar pour parer à d'éventuelles manifestations.

M. Sonko, 46 ans, a fait l'objet début février d'une plainte pour viols et menaces de mort déposée par une employée d'un salon de beauté dans lequel il allait se faire masser pour, dit-il, soulager ses maux de dos.

Il nie ces accusations et crie au complot, ourdi selon lui par le président Macky Sall lui-même pour l'écarter de la prochaine présidentielle en 2024. Le président sénégalais a démenti avoir à quoi que ce soit à voir avec les ennuis du député.

La plainte contre M. Sonko a suscité des comparaisons avec les ennuis de Karim Wade, fils et ancien ministre de l'ex-président Abdoulaye Wade, et de Khalifa Sall, maire déchu de Dakar, tous deux frappés par des condamnations pour des malversations financières et empêchés de se présenter à la présidentielle de 2019.

M. Sall, 59 ans, élu en 2012 et réélu en 2019, maintient le flou sur l'éventualité d'une candidature à un troisième mandat, malgré la limite de deux instaurée après une révision constitutionnelle approuvée en 2016.

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L'ex-président tchadien Hissène Habré reste en prison

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La justice sénégalaise refuse de libérer l'ex-président tchadien Habré

Des Sénégalais marchent devant le palais de Justice à Dakar, le 21 septembre 2015.

La justice sénégalaise a refusé une demande de libération de l'ex-président tchadien Hissène Habré, condamné à perpétuité par une juridiction africaine à Dakar pour crimes contre l'humanité, a-t-on appris dimanche auprès de ses avocats.

Hissène Habré, 79 ans (né le 3 août 1942) et dirigeant du Tchad de 1982 à 1990, a été condamné le 30 mai 2016 à la prison à vie à l'issue d'un procès sans précédent à Dakar, après avoir été déclaré coupable de crimes contre l'humanité, viols, exécutions, esclavage et enlèvement.

Une commission d'enquête tchadienne a chiffré à 40.000 morts le nombre des victimes de la répression sous le régime Habré.

Renversé en 1990, l'ex-président tchadien avait trouvé refuge au Sénégal, où, sous la pression internationale, les conditions de son procès avaient été créées. Il y avait été arrêté en 2013 et inculpé par un tribunal spécial instauré en coopération avec l'Union africaine. Depuis sa condamnation, il purge sa peine dans un établissement pénitentiaire de Dakar.

Ses avocats ont le 29 mars déposé une "demande de permission" visant sa libération, une requête adressée au juge de l'application des peines au Tribunal de grande instance hors classe de Dakar

"Un refus a été opposé à cette demande", ont indiqué dans un communiqué parvenu dimanche à l'AFP ses avocats Ibrahima Diawara et François Serres.

"Le raisonnement tenu pour refuser la permission est que la question de la santé est du ressort de la direction de l'administration pénitentiaire" alors que "c'est bien en tenant compte des risques pour la santé que la première permission a été accordée par le même juge", ont-ils dit. Ils ont dénoncé une "règle de droit (..) à géométrie variable".

L'ancien dirigeant tchadien avait bénéficié le 7 avril d'une sortie de prison de 60 jours accordée par la justice sénégalaise.

Le juge de l'application des peines avait motivé sa décision par le fait que M. Habré était "particulièrement vulnérable à ce coronavirus" et la nécessité de faire de la place dans sa prison, choisie pour mettre en quarantaine les prisonniers en début de détention. M. Habré avait regagné sa cellule au terme des 60 jours, début juin.

Le Sénégal a déclaré 39.782 cas de covid-19 et 1.091 décès.

"Ce n'est que justice", a déclaré Kaltouma Deffalah, une victime du régime de M. Habré, citée dans un communiqué de Human Rights Watch.

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"L'homme qui m’a réduite en esclavage doit purger sa peine conformément à la loi. Nous attendons toujours que Hissène Habré arrête de cacher son argent et nous verse les indemnités ordonnées par le tribunal", a-t-elle ajouté, dans le même communiqué.

Le tribunal qui a condamné M. Habré a également accordé 82 milliards de francs CFA (environ 125 millions d'euros) d’indemnités à plus de 7.300 victimes qui réclament toujours d'être indemnisées.

Le PAM tire la sonnette d'alarme face à l'insécurité alimentaire au Sahel

Une femme achète des tomates au marché de Yankaaba à Kano, au Nigeria, le 11 avril 2021.

Plus de 31 millions de personnes en Afrique de l’Ouest et centrale sont menacées par une grave situation d’insécurité alimentaire, selon le Programme alimentaire mondial (PAM).

D'après l'agence humanitaire onusienne, cette menace est accentuée par les conflits en cours dans la région et par l’impact socio-économique de la pandémie du nouveau coronavirus.

Ce chiffre est supérieur de plus de 30 % à celui de l'année dernière et représente le niveau le plus élevé depuis près de dix ans, selon le PAM pour qui il est nécessaire d'agir immédiatement.

Les prix des denrées alimentaires sont en hausse dans toute la région. Par rapport à la moyenne des cinq dernières années, les produits locaux ont augmenté de près de 40%. Dans certaines zones, les prix ont grimpé de plus de 200 %.

Cette situation est due en partie à l'impact économique des mesures mises en place pour contenir la propagation du coronavirus au cours de l'année dernière, mais aussi à la baisse des revenus des populations en raison de la réduction des activités commerciales, touristiques, informelles, et des transferts de fonds.

"La flambée des prix met un repas de base hors de portée de millions de familles pauvres qui avaient déjà du mal à s'en sortir", a déclaré Chris Nikoi, directeur régional du PAM pour l'Afrique de l'Ouest.

Dans bon nombre de localités à travers la région, l'insécurité aggrave encore les choses. D'abord, les agriculteurs abandonnent leurs communautés, ce qui rend certaines denrées rares. Et même pour ceux qui persistent, les frais de transports majorés à cause des risques sécuritaires ont une incidence sur les prix à la vente. C'est le cas dans le Sahel central (Burkina Faso, Mali, Niger), la République centrafricaine ou encore dans les régions du Nord-ouest et du sud-ouest du Cameroun.

"L'assistance alimentaire est peut-être la seule source d'espoir pour des millions de familles. Les besoins sont immenses, et si nous ne parvenons pas à réunir les fonds dont nous avons besoin, nous ne pourrons tout simplement pas y faire face", a-t-il ajouté.

Pour les six prochains mois, le PAM a besoin de 770 millions de dollars pour ses opérations dans la région. Si ces fonds ne sont pas collectés, les rations seront diminuées pour les personnes dans le besoin, notamment celles qui souffrent de la faim à cause des conflits.

En 2020, le PAM a reçu le prix Nobel de la paix.

Sahel: 5 millions d'enfants en crise nutritionnelle, selon le PAM
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A Dakar, les prix des denrées en hausse pour le ramadan

Une vendeuse de légumes au marché Castor de Dakar, le 25 janvier 2019.

En ce début du mois de Ramadan, les prix des produits de première nécessité sont en hausse. Une situation qui n’est pas du goût des clients.

Au marché grand Yoff, bondé de monde en ce début du mois de ramadan, l'heure est aux courses car les garde-manger doivent être bien fournis.

"Les prix des denrées sont en hausse. Surtout les légumes et le poisson. Ils ont attendu le ramadan pour revoir à la hausse les prix. C'est inadmissible!", peste une Sénégalaise.

Un autre marché, une même situation. Au marché Castor, les prix des denrées sont aussi chers comme le confie Mariame Diouf. Elle demande aux commerçants d’être sensibles à la précarité des ménages et de revoir les prix à la baisse en cette période de ramadan.

"Franchement tout est cher. J'implore le Tout-Puissant qu'il nous aide par la grâce du ramadan de nous permettre d'avoir de quoi nous nourrir. Le riz et l'huile coûtent très chers", dit-elle d’un air désolé.

Aucune raison ne semble justifier une hausse des prix.

Pour sa part, l’Association nationale des commerçants "Unacois yessal" exhorte ses membres à faire preuve de plus de compassion et de responsabilité en cette période de ramadan.

Cheikhou Cissé, le président de la structure, affirme qu’ils ont demandé aux membres de "ne pas augmenter les prix des denrées alimentaires en cette période de préparatif du Ramadan. Ils ne doivent pas aussi vendre de la marchandise périmée ou encore de la fraude. Nous savons que le marché sera bien approvisionné, c'est une assurance des autorités et donc il n’y a pas de raison d'augmenter les prix", explique-t-il.

Des propos confirmés par Oumar Diallo, directeur du commerce intérieur, qui indique que les autorités ont fait le nécessaire pour la stabilité des prix. Selon lui, il y aura assez de denrées de première nécessité pendant et après le Ramadan.

"Nous pouvons vous assurer qu'il n’y aura pas de pénurie de denrées de première nécessité durant le ramadan et même après", a-t-il précisé.

Un Ramadan dans l'amertume avec la hausse des prix des aliments
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A Dakar, un ramadan dans la solidarité et le partage

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