Liens d'accessibilité

Dernières nouvelles

Afrique

Accord avec un géant chinois pour des logements sociaux en Côte d'Ivoire

Vue du quartier d'Adjamé, Abidjan, Côte d'Ivoire, le 4 octobre 2016 (VOA/Nicolas Pinault)

Un géant public chinois a signé lundi à Abidjan un "accord de coopération stratégique" avec un groupe financier ivoirien en vue de la construction des logements économiques et sociaux.

Phoenix Africa partners holding (PAPH, privé), une plateforme d'investissements ivoirienne, et China Railway Construction Corporation (CRCC) ambitionnent de "codévelopper des projets de logements économiques et sociaux, une impérieuse urgence en Côte d'Ivoire" où l'on prédit un développement important des classes moyennes, a expliqué Michel Abrogoua, président de PAPH.

Cet accord s'inscrit dans "une vision de coopération gagnant-gagnant, pour la création d'emplois et mais surtout de transfert de technologie d'un pays du sud vers un partenaire du Sud," a-t-il souligné.

>> Lire aussi : La classe moyenne trop petite pour booster la croissance en Côte d'Ivoire

"Nous entamons notre parcours ivoirien aujourd'hui dans le domaine de la construction immobilière" a déclaré le vice-président du CRCCI, Sun Liang, y voyant un "renforcement de l'axe sino-ivoirien dans le domaine des affaires et de la technologie".

La China Railway Construction Corporation, dotée de 24 milliards de dollars de capitalisation boursière, s'est spécialisée dans le domaine de l'ingénierie-construction.

La Chine, troisième partenaire commercial de la Côte d'Ivoire, a ouvert le 31 juillet 2017, sa première Chambre de commerce des entreprises chinoises en Côte d'Ivoire (CCEC).

>> Lire aussi : En Afrique, les villes explosent mais créent peu de richesse

La CCEC compte environ 40 entreprises engagées dans la construction de l'alimentation en eau potable d'Abidjan, l'extension du port d'Abidjan, le stade olympique en construction à Ebimpé (près d'Abidjan), la vidéo-protection de la ville d'Abidjan, l'extension du réseau électrique et le réseau haut débit à fibre optique.

Le barrage hydroélectrique de Soubré, un ouvrage gigantesque d'un coût de 331 milliards de francs CFA (504 millions d'euros), pour résorber le déficit énergétique de la Côte d'Ivoire, a été construit par la Chine qui l'a financé à hauteur de 85%.

Les échanges entre les deux pays ont progressé de 800% entre 2014 et 2016, plaçant ainsi la Chine au rang de premier fournisseur et troisième partenaire commercial de la Côte d'Ivoire.

Par ailleurs, les autorités portuaires ont annoncé pour 2019, la fin des grands travaux d’extension d'un montant de 600 milliards de francs CFA (915 millions d'euros), avec la construction d'un deuxième terminal capable d'accueillir les plus grands porte-conteneurs, démarrés en 2015 et financés par la Chine.

A la fin des travaux, le port d'Abidjan représentant 90% des échanges extérieurs de la Côte d'Ivoire, pourra rivaliser avec ceux de Tanger (Maroc) et de Durban (Afrique du sud) sur la façade atlantique de l'Afrique" a souligné Mme Djénéba Okou Gon Coulibaly, sa responsable de communication.

Avec AFP

See all News Updates of the Day

Votre page des sports

Votre page des sports
Attendez s'il vous plaît
Embed

No media source currently available

0:00 0:02:24 0:00

L'accès à l’eau potable

L'accès à l’eau potable
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:01:28 0:00

Dans le monde de la culture

Dans le monde de la culture
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:02:50 0:00

Une tuerie à Goma provoque l'ire de la population

Une tuerie à Goma provoque l'ire de la population
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:01:35 0:00

Le sortant Azali grandissime favori de la présidentielle aux Comores

Le président des Comores, Azali Assoumani, arrive à un bureau de vote lors du référendum constitutionnel, à Mitsoudje, près de Moroni, Comores, le 30 juillet 2018

Le président du petit archipel des Comores Azali Assoumani sollicite dimanche son maintien à la tête du pays dans un scrutin lourd de tensions avec l'opposition, qui l'accuse de dérive autoritaire et redoute un "hold-up électoral".

Au pouvoir depuis 2016, M. Azali, 60 ans, fait figure de grandissime favori au terme d'une campagne qu'il a écrasée de tous les moyens de l'Etat.

Sûr de sa force, le chef de l'Etat sortant a rassemblé vendredi plusieurs milliers de personnes dans la capitale Moroni autour du slogan "un seul jour, un seul tour, un seul homme". "Nous gagnerons cette élection dès le 24 mars", a-t-il assuré à ses partisans.

"Il a une vision pour le pays, lui seul est capable d'offrir un avenir meilleur à tous", s'est enthousiasmée une de ses fidèles, Fatoumia Alibazi, chapeau bleu à larges bords aux couleurs de son champion sur la tête.

La machine Azali s'est mise en marche avec la réforme constitutionnelle approuvée par référendum l'an dernier.

Très controversée, elle a étendu d'un à deux mandats de cinq ans la durée de la présidence attribuée successivement à chacune des trois îles de l'archipel (Grande-Comore, Mohéli, Anjouan).

Ce système a donné un coup de canif au fragile équilibre institutionnel instauré en 2001 pour mettre fin aux crises séparatistes et aux coups d'Etat à répétition qui agitaient l'archipel depuis son indépendance en 1975.

- 'Mascarade' -

L'opposition a hurlé au loup mais rien n'y a fait. Au contraire. M. Azali a riposté à la contestation en embastillant nombre de ses détracteurs, à commencer par son ennemi de toujours, l'ancien président Ahmed Abdallah Sambi, accusé de corruption.

Sur sa lancée, l'ex-putschiste, élu en 2016, a remis son quinquennat en jeu dès cette année. En cas de succès, il pourrait garder les rênes du pays jusqu'en 2029.

L'opposition espère bien l'en empêcher. Mais, prise de cours par l'accélération du calendrier politique, elle s'est lancée dans la bataille en ordre dispersé. Et la Cour suprême l'a encore fragilisée en écartant quelques-uns de ses champions de la route du président.

Patron de l'Union de l'opposition, l'ancien vice-président Mohamed Ali Soilihi a été interdit de scrutin. Assigné à résidence, il ne décolère pas.

"Cette élection est une grosse mascarade", se lamente-t-il. "Le scénario est écrit d'avance: le 24 mars au soir, il y aura une déclaration de victoire (d'Azali Assoumani) au premier tour, c'est un passage en force."

C'est l'antienne reprise par tous les adversaires du président. "Tout le monde est contre lui, si le scrutin est transparent, il ne peut pas gagner", assure lui aussi le candidat du parti Juwa, l'avocat Mahamoudou Ahamada, 48 ans. "Azali n'a d'autre choix que de voler les élections".

Plus que la crainte de fraudes, les partisans de l'opposition reprochent au pouvoir sortant la pauvreté persistante de la population et le train de vie des dirigeants du pays.

- 'Plus que Macron' -

"Tu ne peux pas m'expliquer que je vais avoir une vie sans électricité, sans eau. C'est pas possible", se lamente Mahmoud Mze, chômeur de 48 ans. "Et lui (M. Azali), il gagne 34.000 euros par mois, plus que (le président français Emmanuel) Macron. Ca ne va pas !"

Privée par la réforme de présidence tournante en 2021, l'île d'Anjouan, la plus pauvre de l'archipel, bouillonne.

En octobre, des civils armés hostiles au président ont fait le coup de feu avec l'armée pendant six jours à Mutsamudu, la capitale de l'île, avant de s'évaporer mystérieusement dans la nature.

En campagne à Anjouan, le colonel Soilihi Mohamed, dit "Campagnard" pour ses origines rurales, a mis en garde contre les risques d'un passage en force du président.

"Le peuple va s'exprimer par une révolution dans les urnes", prédit l'ancien officier, aussi raide que le sortant est bonhomme. Mais "si jamais le président tente de faire autrement, on risque une révolution populaire".

La menace fait sourire le ministre de l'Intérieur Mohamed Daoudou, qui promet "la transparence totale".

"Il y a trop de mensonges de l'opposition, notre pays n'est pas une dictature", déclare le secrétaire général de la Mouvance présidentielle, Ali Mliva Youssouf.

Plus de 800 observateurs de la société civile comorienne, financés par l'Union européenne (UE), sont annoncés dans les 731 bureaux de vote du pays pour garantir la régularité du scrutin. Les premiers résultats sont attendus lundi.

Voir plus

XS
SM
MD
LG