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Face à la menace terroriste, François Hollande rappelle la place de l'État de droit en France

François Hollande à Saint-Etienne-du-Rouvray en Normandie, France, le 26 juillet 2016.

François Hollande s'est saisi de l'enjeu terroriste en France pour réaffirmer son attachement à l'état de droit et à la place des musulmans dans la société, lors d'un discours aux accents de pré-campagne à huit mois d'un scrutin présidentiel à haut risque pour l'impopulaire président.

"Pour avoir conduit depuis plus de quatre ans le combat de la République contre un fanatisme meurtrier, je n'ai aucun doute (...), nous vaincrons. La démocratie sera plus forte que la barbarie qui lui a déclaré la guerre", a déclaré le président socialiste, lors d'un discours bilan où il s'est attelé à se présenter en garant des lois et de la liberté face à l'opposition de droite qui réclame des mesures d'exception.

Le sentiment de menace terroriste a été ravivé par la récente découverte de bonbonnes de gaz dans une voiture en plein Paris.

Dans un contexte de surenchère politique où les thèmes de l'identité et de l'immigration sont au coeur des débats avant la présidentielle de 2017, le chef de l'Etat a saisi l'opportunité d'un colloque sur "la démocratie face au terrorisme" pour revenir sur le devant d'une scène politique occupée ces dernières semaines par les candidats à la primaire de la droite et l'entrée en lice de quatre anciens ministres à gauche.

La seule voie "qui vaille, la seule qui soit efficace, c'est celle de l'Etat de droit", a-t-il martelé, ne ménageant pas ses coups contre la droite, en particulier contre l'ancien président Nicolas Sarkozy. Il a ainsi mis en cause ceux qui "battent les estrades en recourant à toutes les surenchères pour mieux se distinguer à l'intérieur de leur camp".

Jugeant que "l'imagination" de la droite et du parti d'extrême droite Front national "prend des tours inquiétants" dans la lutte antiterroriste, M. Hollande a ainsi réaffirmé les principes de la liberté de culte et d'expression, la présomption d'innocence et balayé l'idée d'interner sans jugement les personnes radicalisées.

Alors que la France a été victime en 2015 et 2016 de multiples attentats jihadistes (238 morts), provoquant des tensions dans la société sur la place des musulmans, le chef de l'Etat a affirmé que "rien dans l'idée de laïcité ne s'oppose à la pratique de l'islam en France, pourvu qu'elle se conforme à la loi".

Islam et laïcité

"Il n'y aura pas de législation de circonstance, aussi inapplicable qu'inconstitutionnelle", a-t-il ajouté en référence notamment aux appels d'une partie de l'opposition de droite à une loi sur le port du burkini.

La décision de plusieurs municipalités de droite d'interdire cet été sur les plages françaises ce maillot de bain intégral islamique a suscité une violente polémique dans la classe politique.

"L'islam peut-il s'accommoder de la laïcité comme l'ont fait avant lui le catholicisme, les religions réformées, le judaïsme?", a interrogé le chef de l'Etat. "Ma réponse est oui, clairement oui". Et d'ajouter : "La question se pose aussi à la République: est-elle réellement prête à accueillir en son sein une religion qu'elle n'avait pas prévue avec cette ampleur il y a plus d'un siècle? Là aussi je réponds oui".

M. Hollande, qui a connu depuis son arrivée au pouvoir en 2012 la plus grande vague terroriste en France depuis un demi-siècle, a évoqué des "tentatives" d'attentats déjoués ces derniers jours.

Deux couples, dont l'un appartenant à la mouvance islamiste, étaient jeudi en garde à vue après la découverte de bonbonnes de gaz sans dispositif de mise à feu dans une voiture garée dimanche au coeur du Paris touristique. Les enquêteurs antiterroristes recherchent également deux jeunes filles, repérées pour leur radicalisation.

Le discours de François Hollande intervient alors que tous les sondages lui prédisent une cinglante défaite s'il se présente à un nouveau mandat. En dépit des pressions de certains de ses partisans à faire rapidement part de ses intentions, le président maintient son calendrier fixé à décembre sur sa déclaration de candidature.

Avec AFP

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Une ville californienne va interdire chips et bonbons aux caisses des supermarchés

Des enfants portant des masques d'Halloween reçoivent des bonbons pendant la tradition «Trick or Treat» à Makati à Manille le 31 octobre 2008. Les parents doivent surveiller la consommation de sucre de leurs enfants selon le Dr Mary Hayes, dentiste pédiatre à Chicago. AP/Marquez

La ville de Berkeley, bastion progressiste du nord de la Californie, va interdire la vente des produits trop sucrés ou salés sur les présentoirs situés aux caisses des supermarchés afin de promouvoir une alimentation plus saine, une première aux Etats-Unis selon des médias locaux.

Le conseil municipal de Berkeley, ville universitaire de 120.000 habitants près de San Francisco, a adopté cette semaine à l'unanimité une ordonnance qui bannira des caisses les produits contenant plus de 5 grammes de sucres ajoutés ou plus de 250 mg de sodium par portion. L'interdiction vise également toutes les boissons contenant des sucres ajoutés ou des édulcorants artificiels.

L'ordonnance relève que "des aliments bon marché et riches en sel, graisses saturées et sucres ajoutés sont prédominants dans les présentoirs des caisses". Les clients y sont "plus enclins à effectuer des achats impulsifs et les parents se battent avec leurs enfants qui réclament des confiserie à la fin des courses".

L'interdiction, qui doit s'appliquer à 25 supermarchés de la ville, entrera en vigueur en mars prochain et les premières visites des inspecteurs sanitaires sont prévues en janvier 2022.

"Ce qui est bon pour les clients à Berkeley est aussi bon pour nos commerces", a lancé Kate Harrison, l'une des élues à l'origine de cette mesure.

En 2014, Berkeley avait déjà été la première à imposer une taxe sur les sodas, une initiative reprise ensuite par plusieurs autres grandes villes américaines.

Selon une étude publiée début 2019, les habitants de Berkeley avaient diminué leur consommation de boissons sucrées de 21% dans l'année qui avait suivi la mise en place de cette "taxe sodas". La chute atteignait 52% en 2017.

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