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Les 18 films en compétition au 75e Festival de Cannes


Une vue du Palais des Festivals est vue avant les préparatifs du 74e festival international du film, Cannes, sud de la France, le 5 juillet 2021.
Une vue du Palais des Festivals est vue avant les préparatifs du 74e festival international du film, Cannes, sud de la France, le 5 juillet 2021.

De Park Chan-Wook à Claire Denis, de David Cronenberg à Jean-Pierre et Luc Dardenne, voici les 18 films en compétition pour la Palme d'Or lors du 75e Festival de Cannes (sud-est de la France), qui se tiendra du 17 au 28 mai.


"Les Crimes du futur" de David Cronenberg

Le réalisateur de "Crash" (1996) n'a pas l'habitude d'épargner son public: à 79 ans, le Canadien devrait le prouver une fois de plus, avec ce film d'anticipation où il est question de transhumanisme et d'ablation d'organes avec Viggo Mortensen, Léa Seydoux et Kristen Stewart.

"Holy Spider" d'Ali Abbasi

Récompensé à Un Certain Regard en 2018 avec "Border", le Danois d'origine iranienne aborde le thème de la quête religieuse dans un thriller se déroulant en Iran.

"Triangle of Sadness" de Ruben Ostlund

Le plus grinçant des réalisateurs suédois brigue une deuxième Palme d'Or, après "The Square" (2017), avec cette comédie satirique où il suit les passagers d'une croisière de luxe, échoués sur une île déserte et dirigés par un capitaine de navire marxiste.

"Broker" d'Hirokazu Kore-eda

Après sa Palme d'Or pour "Une affaire de famille" (2018), le grand habitué de la Croisette a fait un pas de côté vers la Corée du Sud, embarquant la star de "Parasite", Song Kang-ho, pour une nouvelle histoire de familles, où il est question de boîtes à bébés.

"Decision to leave" de Park Chan-Wook

Il a marqué la Croisette avec l'ultra-violent "Old boy" (Grand prix 2004); le Coréen Park Chan-Wook devrait de nouveau intriguer avec un enquêteur devant élucider le meurtre d'un homme retrouvé en montagne, avec pour principal suspect: la femme de la victime.

"Showing up" de Kelly Reichardt

Grande figure du cinéma indépendant, l'Américaine au cinéma minimaliste ("First Cow") retrouve une de ses actrices fétiches, Michelle Williams, pour un film sur le quotidien d'une artiste et la manière dont elle puise dans sa vie pour son inspiration.

"Boy from Heaven" de Tarik Saleh

Après le succès du "Caire confidentiel" (2017), polar poisseux sur la corruption, le Suédois d'origine égyptienne Tarik Saleh renoue avec son acteur fétiche, Fares Fares, pour une nouvelle plongée dans l'Egypte contemporaine.

"La femme de Tchaïkovski" de Kirill Serebrennikov

L'enfant terrible de la scène russe, installé à Berlin après avoir quitté la Russie dans la foulée de l'invasion de l'Ukraine, est pour la troisième fois en compétition, avec un film historique autour du compositeur Tchaïkovski. Il pourrait pour la première fois monter les marches.

"Les Amandiers" de Valeria Bruni Tedeschi

L'actrice franco-italienne passée avec succès à la réalisation est l'une des trois femmes briguant la Palme d'or cette année. Son film sur l’école de théâtre des Amandiers, fondée par le metteur en scène français Patrice Chéreau en région parisienne, a pour toile de fond le sida qui fait rage.

"Tori et Lokita" de Jean-Pierre et Luc Dardenne

Les frères Dardenne, les plus célèbres représentants du cinéma social, déjà doublement palmés à Cannes, content cette fois l'amitié de deux adolescents africains exilés en Belgique et vivant dans des conditions précaires.

"Armageddon Time" de James Gray

Après "Ad Astra", huis clos spatial porté par Brad Pitt, le réalisateur américain est revenu sur Terre avec une chronique d'adolescence portée par Anne Hathaway et Anthony Hopkins et située en plein coeur du New York des années 1980, dans une école régie par le père de Donald Trump.

"Nostalgia" de Mario Martone

Pour ses premiers pas en compétition, le Napolitain Mario Martone rend hommage à sa ville à travers une adaptation dramatique du roman "Nostalgia" de l'écrivain et journaliste italien Ermanno Rea.

"Stars at noon" de Claire Denis

Récompensée en février pour "Avec amour et acharnement" à la Berlinale, la réalisatrice française Claire Denis revient avec un "film d'attente, d'ambiance, à la lisière du polar diplomatique" dixit le délégué général du Festival de Cannes Thierry Frémaux, tourné en Amérique centrale.

"Close" de Lukas Dhont

Son premier film "Girl" sur la transidentité lui avait valu la Caméra d'or en 2018. Avec "Close", le Belge Lukas Dhont traite d'amitié à travers deux adolescents qu'un drame sépare.

"Frère et soeur" d'Arnaud Desplechin

Dans la continuité de son "Conte de Noël" (2008), le réalisateur français Arnaud Desplechin filme un drame familial avec deux frères et sœurs en conflit de longue date réunis par le décès de leurs parents. Avec Marion Cotillard et Melvil Poupaud.

"RMN", de Cristian Mungiu

Palme d'Or pour "4 mois, 3 semaines, 2 jours", drame sur l'avortement et la corruption, Cristian Mungiu continue d'ausculter les maux de la Roumanie avec un film, tourné dans un village de Transylvanie, évoquant l'effet des politiques européennes, les relations entre les communautés et le destin d'un pays.

"Leila's Brothers" de Saeed Roustaee

L'Iranien Saeed Roustaee a déjà impressionné avec son polar coup de poing, "La Loi de Téhéran", sur le trafic de drogue. Le trentenaire arrive à Cannes avec "Leila's Brothers", directement sélectionné en compétition, sur lequel rien n'a filtré jusqu'à présent.

"Hi-han", de Jerzy Skolimowski

A 83 ans, ce grand nom du cinéma polonais, pilier de la nouvelle vague dans ce pays dans les années 1960, rentré en Pologne après avoir vécu en Californie, raconte l'histoire d'un âne dans ce film sur lequel peu d'informations a filtré.

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