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France: douzième journée de contestation sociale sans issue en vue

Place de la République, Paris, France, le 15 avril 2016.(AP Photo/Christophe Ena)

La France connaît mardi sa douzième journée de mobilisation sociale contre une réforme du droit du travail qui doit être à nouveau discutée par l'Assemblée nationale sans que le gouvernement socialiste ait une majorité pour le soutenir.

Comme lors du premier examen devant les députés de ce texte qui divise la gauche, le Premier ministre Manuel Valls pourrait poser la question de confiance, une arme constitutionnelle qui permet d'éviter un vote.

L'exécutif, très impopulaire, n'entend rien céder sur le fond, et des concessions de dernière minute n'ont pas suffi à ce stade pour désarmer un petit groupe de députés socialistes "frondeurs". Un de leurs chefs de file, Christian Paul, juge "un compromis à portée de main", mais renvoie la balle au gouvernement.

M. Valls a assuré ces derniers jours, après un nouveau tour de piste des partenaires sociaux, qu'il saurait prendre ses "responsabilités" à l'Assemblée, quitte à passer en force.

Il ne peut espérer un vote favorable des élus de droite qui dénoncent un texte vidé de sa substance au fil des mois de fronde. Lors du passage du texte au Sénat où elle est majoritaire, la droite a infléchi le texte dans un sens plus favorable aux revendications patronales (notamment sur le temps de travail hebdomadaire) mais c'est le texte gouvernemental qui est soumis à l'Assemblée nationale pour adoption définitive.

Cette réforme, la dernière d'importance du quinquennat de François Hollande dix mois avant la prochaine élection présidentielle, est censée donner de la fluidité au marché du travail dans un pays où le chômage culmine à 10%. Mais ses détracteurs à gauche la jugent trop favorable aux employeurs au détriment des salariés.

Au coeur de la contestation, une disposition accorde la priorité aux accords d'entreprises sur ceux conclus au niveau des branches professionnelles.

Les syndicats réformistes y sont favorables, y voyant des occasions de donner plus de place aux négociations. Mais pas les syndicats contestataires, principalement CGT et FO, majoritaires, dont la culture est façonnée par l'idée de lutte de classes.

Le 28 juin, ils ont encore été 64.000 manifestants selon la police et 200.000 selon les organisateurs à participer à différents défilés organisés en France. Le début des vacances d'été devrait cependant contribuer à rendre les foules plus clairsemées.

Et FO ne participera pas aux manifestations de mardi: après des violences entre policiers et groupes de "casseurs" d'ultra-gauche qui ont émaillé de précédents défilés, et le renforcement des mesures policières qui en a résulté, "ça devient compliqué d'organiser ce type de manifestations", a fait valoir son secrétaire général Jean-Claude Mailly.

- Rendez-vous à la fin de l'été -

Des réunions sont déjà prévues pour la fin de l'été, comme à Nantes (ouest) le 28 août, où la contestation sociale a plusieurs fois pris un tour violent faisant des blessés.

Ce climat a conduit le Parti socialiste à annuler son université d'été prévue dans cette ville à la même date. Ses permanences, ainsi que des locaux syndicaux, ont été récemment vandalisés dans plusieurs villes de France.

Le chef du PS Jean-Christophe Cambadélis a mis en cause dimanche "une ultra-gauche antidémocratique", mais le député socialiste frondeur Yann Galut a estimé que l'annulation de l'université d'été montrait "l'état de rupture du gouvernement avec les Français".

Ses divisions mettent le parti au pouvoir en mauvaise posture pour rassembler la gauche à l'approche de la présidentielle, face à la droite qui rêve de revanche et de l'extrême droite qui a le vent en poupe.

L'impopularité de François Hollande fait qu'il n'apparaît pas à beaucoup comme le candidat naturel de la gauche. Le PS a été contraint d'annoncer une primaire pour début 2017. Un ancien candidat de gauche radicale à la présidentielle de 2012, Jean-Luc Mélenchon, a déjà annoncé sa candidature à la présidentielle de 2017.

Le paysage politique en France a rarement été aussi éclaté. Dans l'opposition, l'ancien président Nicolas Sarkozy, chef du parti Les Républicains, a fait adopter samedi par ses troupes un programme en vue de la présidentielle. Mais ses nombreux rivaux ont fait savoir qu'ils n'étaient pas liés par ses orientations.

bur-nou/bpi/prh/plh

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Le tableau de Banksy parodiant les Nymphéas de Monet adjugé à 7,6 millions de livres

Une assistante de gallerie pose le tableau Nympheas de Claude Monet lors d'une photo-call pour la vente d'art à la maison de ventes Sotheby's à Londres le 18 juin 2014. REUTERS / Neil Hall

"Show me the Monet", le tableau de l'artiste urbain britannique Banksy parodiant les Nymphéas de Claude Monet, a été vendu mercredi à Londres 7,6 millions de livres (8,5 millions d'euros), a annoncé la maison d'enchères Sotheby's.

"Cinq collectionneurs déterminés" se sont disputés pendant près de neuf minutes d'enchères en ligne l'oeuvre, initialement estimée entre 3 et 5 millions de livres, avant que l'un deux ne la remporte pour 7,6 millions. C'est "le second plus haut prix jamais atteint" par une œuvre de Banksy dans des enchères.

Ce tableau datant de 2005 reprend l'une des célèbres œuvres du peintre impressionniste français montrant un pont japonais au dessus d'un bassin en fleurs, dans lequel trempent désormais aussi des plots de signalisation orange et un vieux caddy.

"Banksy met ici en lumière le mépris de la société pour l'environnement face aux excès gaspilleurs du consumérisme", a estimé dans un communiqué Alex Branczik, responsable européen de l'art contemporain chez Sotheby’s, qui voit en l'artiste originaire de Bristol un "visionnaire".

"Show me the Monet" fait partie d'une série de tableaux intitulée "Crude Oils" ("Peintures à l'huile vulgaires"), dans laquelle l'artiste s'est amusé à détourner de grands classiques de la peinture.

On y trouve ainsi une version des "Tournesols" de Van Gogh aux fleurs fanées, la Marilyn Monroe d'Andy Warhol détournée en Kate Moss ou encore le "Nighthawks" d'Edward Hopper où un homme en caleçon aux couleurs du drapeau britannique a caillassé la vitre du célèbre bar.

"Show me the Monet" n'a pas réussi à battre le record établi en 2019 par "Le Parlement des singes", qui s'était arraché à 9,9 millions de livres (11,1 millions d'euros) lors d'une précédente vente aux enchères à Sotheby's, pulvérisant l'estimation initiale de 1,5 à deux millions de livres (entre 1,7 et 2,25 millions d'euros).

Le pianiste américain Keith Jarrett, handicapé par des AVC, ne donnera plus de concerts

Pianiste à l'oeuvre.

Le pianiste américain de jazz Keith Jarrett ne pourra sans doute plus jamais se produire en concert, partiellement paralysé par deux AVC, explique-t-il dans un entretien publié mercredi par le New York Times.

"Mon côté gauche est toujours en partie paralysé", explique, pour la première fois, le musicien de 75 ans, après deux accidents vasculaires cérébraux intervenus en février et mai 2018.

"On me dit que le maximum que je pourrais récupérer de ma main gauche, c'est la capacité de tenir un verre", se désole-t-il.

Depuis, il ne s'est mis que de rares fois au piano, jouant de la main droite uniquement.

"Je ne sais pas à quoi est censé ressembler mon avenir", a-t-il confié au New York Times. "Je ne me considère pas comme un pianiste aujourd'hui."

Légende du jazz, Keith Jarrett a été à l'avant-garde du mouvement dès le début des années 60, et a collaboré avec des artistes de référence comme Miles Davis, Art Blakey ou Jack DeJohnette.

Son travail autour de l'improvisation l'a mené jusqu'à donner des concerts solo totalement improvisés, qui ont largement contribué à sa réputation de virtuose génial.

"J'ai le sentiment que je suis le John Coltrane des pianistes", a-t-il dit au New York Times, se plaçant au niveau du monstre du saxophone.

Ce qui sera peut-être le dernier concert de Keith Jarrett remonte à février 2017, au Carnegie Hall de New York.

S'il a enregistré plusieurs albums en studio, le natif d'Allentown (Pennsylvanie) est surtout connu pour ses concerts, son jeu au son limpide et ses mimiques, notamment sa tête exagérément penchée sur le piano.

"Aujourd'hui, je ne peux même pas en parler", dit-il au sujet de la possible fin de sa carrière scénique.

Le confinement et la distanciation sociale affectent le mental

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Le Vatican soutient les unions civiles entre personnes de même sexe

Le pape François arrive à la salle Paul VI pour son audience générale hebdomadaire, se tenant à distance des fidèles en raison de la maladie du coronavirus, au Vatican, le 21 octobre 2020. (Reuters)

Le pape François a approuvé les unions civiles entre personnes de même sexe pour la première fois en tant que souverain pontife.

C’était lors d’une interview dans le cadre d’un documentaire intitulé "Francesco" (François en italien), qui a été présenté en première au Festival du film de Rome mercredi.

Le documentaire touche sur les questions qui lui tiennent le plus à cœur, notamment l'environnement, la pauvreté, la migration, l'inégalité raciale et de revenus, et la discrimination.

"Les homosexuels ont le droit d'être dans une famille. Ce sont des enfants de Dieu", a déclaré le pape François. "Ce qu'il nous faut, c'est une loi sur l'union civile ; de cette façon, ils sont légalement couverts", a-t-il ajouté.

Alors qu'il était archevêque de Buenos Aires, en Argentine, le pape actuel avait soutenu les unions civiles pour les couples homosexuels comme une alternative aux mariages entre personnes du même sexe.

Cependant, il ne s'était jamais prononcé publiquement en faveur des unions civiles en tant que pape.

Les autorités américaines ont lancé des poursuites contre Google

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