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Une faction de Boko Haram affirme avoir tué 20 soldats dans le nord-est du Nigeria


Une voiture a été brûlée après une attaque de Boko Haram à Bama, dans le nord-est du Nigeria, le 20 février 2014.

Une voiture a été brûlée après une attaque de Boko Haram à Bama, dans le nord-est du Nigeria, le 20 février 2014.

La faction de Boko Haram qui a prêté allégeance à l'Etat islamique (EI) a affirmé lundi avoir tué 20 soldats nigérians et nigériens au cours d'une attaque menée la veille dans le nord-est du Nigeria.

Le groupe, qui se présente sous le nom de la Province ouest-africaine de l'Organisation de l'Etat Islamique (ISWAP) affirme dans un communiqué "avoir détruit une position commune de soldats du Nigeria et du Niger" dans la ville de Ghashghar, située dans l'Etat de Borno, dans le nord-est du Nigeria.

Selon cette faction, dont le chef Abou Mosab Al Barnaoui a été adoubé en août dernier par l'EI, 20 soldats ont été tués et des dizaines blessés, au cours "d'affrontements violents".

Un chef local a confirmé l'attaque menée dimanche soir dans la région de Ghashghar, précisant que les soldats ont été pris par surprise lorsque les combattants islamistes ont attaqué à coup de lance-grenades. L'attaque a eu lieu dans le village d'Asaka, proche de 15 km de Ghashghar.

Selon les contacts sur place de ce chef, qui a requis l'anonymat de peur de représailles de la part de l'armée, "les combattants de Boko Haram, venus à bord de huit véhicules, ont lancé leur attaque àl'arme lourde et au lance-grenade contre les soldats". En partant, les islamistes ont emporté six véhicules militaires et des armes, selon lui.

Boko Haram est extrêmement divisé. En août, l'EI avait désigné un nouveau chef de l'organisation pour l'Afrique de l'Ouest en la personne d'Abou Mosab Al Barnaoui, proche de Mamman Nur, un rival d'Abubakar Shekau qui dirigeait le mouvement depuis plusieurs années.

Jeudi, la faction d'Abubakar Shekau avait libéré 21 lycéennes de Chibok, captives depuis plus de deux ans.

"A chaque fois que le gouvernement nigérian négociera avec l'une des factions (de Boko Haram), l'autre cherchera à attirer l'attention", a souligné lundi auprès de l'AFP Martin Ewi, chercheur à l'Institut d'études de sécurité basé à Pretoria (Afrique du Sud).

"Vous entendrez parler de négociations, et vous entendrez parler de nouvelles attaques", a-t-il prévenu.

Avec AFP

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